LIVRE I
Oui, tu en fais pour toujours un objet de bénédictions, tu le pénètres d’une vive joie en ta présence.
Oui, le roi se confie en Jéhovah,
et par la grâce du Très-Haut il ne sera pas ébranlé.
Ta main saura trouver tous tes ennemis, ta droite saura trouver tous tes haïsseurs.
Tu les traiteras... comme ferait une fournaise ardente, quand tu paraîtras.
Jéhovah les anéantira dans sa colère, et le feu les dévorera.
Tu feras disparaître leur race de la terre, et leur postérité d’entre les humains.
Bien qu’ils cherchent ù attirer sur toi la ruine, et qu’ils combinent des projets pernicieux, ils seront impuissants;
Car tu les mettras en fuite,
avec tes arcs tu ajusteras leur visage.
Elève-toi, Jéhovah! dans ta force,
nous chanterons et psalmodierons ta puissance.
Au chef d’orchestre. Sur « Biche de l’aurore. » Psaume selon David.
« Mon Dieu! mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné
loin de ma délivrance? » disais-je en rugissant.
« Mon Dieu! » criais-je le jour,
— mais tu ne répondais pas, — et la nuit, — mais je n’en étais pas calmé.
Pourtant tu es le Saint
qui trônes au-dessus des louanges d’Israël.
En toi se confièrent nos pères, ils se confièrent, et tu les délivras.
Ils t’implorèrent et ils furent délivrés,
en toi ils se confièrent et ils ne furent point déçus.
Mais moi, je suis un ver, et non un homme, l’opprobre des gens et l’objet des mépris du peuple;
Tous ceux qui m’aperçoivent se moquent de moi, ils relèvent la lèvre, ils hochent la tête :
— « Remets-t’en à Jéhovah !... il le sauvera, il le délivrera, car il l’aime !... »
Oui, c’est toi qui me tiras du sein maternel,
qui me fis reposer en paix sur les mamelles de ma mère.
Je te fus confié dès l’enfance, depuis ma naissance tu es mon Dieu.
Ne t’éloigne pas de moi, car la détresse est proche, car je suis sans protecteur.
Des taureaux innombrables m’environnent, des bœufs de Bashan 1 me cernent de toutes parts;
1 Bashan, la Balance, aujourd’hui el-Bottîn, contrée située au