LIVRE I
Auchefd’orchestre,à Yedithoun. Psaume selon David.
Je disais : a J’observerai mes voies, afin de ne pas pécher avec ma langue; je garderai un frein à ma bouche tant que l’impie sera devant moi. »
Je demeurai muet et résigné, je m’imposai un silence absolu 1 ; mais ma douleur devint plus sombre.
Mon cœur brûle dans ma poitrine, mes pensées y allument un feu dévorant; il faut que je parle avec ma langue :
Enseigne-moi, ô Jéhovah! ma fin, et quelle est la mesure de mes jours :
je veux savoir combien je suis fragile.
Voici, tu as fait mes jours longs de quelques palmes,
et ma durée est comme un rien devant toi;
oui ! touthomme existant 11’est qu’une vapeur. — Sèlàh.
Oui ! l’homme s’en va comme une ombre, oui ! c’est en vain qu’ils s’agitent, il amasse..., et il ne sait pas qui le recueillera.
1 Ou : Je m’imposai le silence, dépourvu que j’étais de bonheur.
Que puis-je donc espérer maintenant ?
Seigneur! mon attente est en toi.
Délivre-moi de tous mes péchés,
ne fais pas de moi l’opprobre de l’insensé.
Je me tais, je n’ouvre point la bouche, car c’est toi qui l’as fait.
Epargne-moi tes coups!
je me consume sous l’attaque de ta main.
Tu infliges à l’homme
des châtiments pour ses iniquités, et tu dissous comme la teigne son bien le plus cher; oui, tout homme est une vapeur! — Sèlâh.
Ecoute ma prière, Jéhovah!
et prête l’oreille à mon cri,
Ne demeure pas insensible à mes larmes, car je suis un hôte pour toi, un étranger comme tous mes pères.
Détourne de moi la vue, que je me rassérène, avant que je m’en aille et que je ne sois plus!
(Pour v. 14-18, comparez Ps. LXX.)
Au chef d’orchestre. Selon David. Psaume.
Je mis en Jéhovah toute mon espérance :