‹ Les Psaumes traduits de l'hébreu d'après de nouvelles recherches sur le texte originalChapitre 88 sur 180 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

Au chef d’orchestre. Sur Yedîthoûn.

Selon Asaph, psaume.

J’élève ma voix vers Dieu, et je crie; j’élève ma voix vers Dieu :

puisse-t-il me prêter l’oreille !

Au jour de ma détresse je cherchai le Seigneur; ma main était étendue la nuit, sans se lasser; mon âme refusait d’être consolée :

— « Je veux penser à Dieu et gémir, je veux réfléchir! »

et mon esprit s’assombrissait. — Sèlâh.

Tu tenais ouvertes les paupières de mes yeux; j’étais abattu et ne pouvais parler.

Je réfléchissais aux temps antiques, aux époques primitives :

— « Je veux pendant la nuit penser à mon cantique, je veux réfléchir dans mon cœur! »

et mon esprit se demandait :

« Le Seigneur rejette-t-il pour toujours?

et ne me rendra-t-il plus sa faveur?

Son amour s’est-il à jamais évanoui ?

la promesse est-elle annulée pour l’éternité?

Dieu a-t-il oublié la pitié,

ou fermé en colère la porte de ses compassions ? » — Sèlâh.

Alors je dis : « La cause de ma maladie, c’est que j’ai été infidèle au Très-Haut *.

Je célébrerai les œuvres de Jéhovah,

oui ! je veux me rappeler tes prodiges dès l’origine,

Je méditerai sur tous tes actes, et je vèux réfléchir à tes ouvrages : »

— « O Dieu! ta voie est dans la sainteté; quel est le dieu grand comme Dieu?

Tu es le Dieu qui fait des prodiges; ' tu manifestas parmi les peuples ta puissance;

De ton bras tu rachetas ton peuple,

les enfants de Jacob et de Joseph. — Sèlâh.

Les flots te virent, ô Dieu!

les flots te virent, ils s’agitèrent, oui! les vagues frémirent.

Les nues répandirent de l’eau, les nuages firent retentir le tonnerre, oui! tes flèches volèrent.

Ton tonnerre éclata au milieu de l’orage,

1 TM. C’est le changement de la droite du Très-Haut.

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