‹ Les Pseudarthroses du Col du FémurChapitre 40 sur 77 · II. — Examen du malade · texte numérisé non relu

II. — Examen du malade

Les signes de la pseudarthrose sont variables suivant que la pseudarthrose est lâche ou serrée.

Dans le premier cas le diagnostic est facile. Le malade « plonge » en marchant, ne peut décoller le talon du

plan du lit, et présente tous les signes classiques de la fracture du col du fémur, le raccourcissement étant plus accentué que dans cette dernière. Nous n’y insisterons

pas.

Il est des cas plus difficiles. Ce sont ceux où manquent certains signes considérés comme pathognomoniques : rotation externe, impossibilité pour le malade de détacher le pied du plan du lit. Le raccourcissement luimême raide pas au diagnostic, il peut être dû à une coxa-vara traumatique.

Dans ces cas douteux M. Duyarier insiste sur deux signes :

— l’un : « Signe du tiroir » de DELser, se recherche le blessé assis, la cuisse fléchie à angle droit. On peut en tirant sur la cuisse ou en la repoussant, obtenir un mouvement de tiroir qui permettrait d'affirmer la pseudarthrose ;

— l’autre, décrit par M. Dusarier, se recherche sur le blessé couché sur le dos. Le membre étant enfiexion, on passe lPavant-bras droit en anse sous le jarret du blessé pendant que de la main gauche on fixe solidement l’épine iliaque, un doigt sur le trochanter. On imprime alors un mouvement de va et vient au membre. La main gauche, qui surveille d’une part l’immobilité du bassin et d'autre part la mobilité du trochanter perçoit très nettement en cas de pseudarthrose, même “serrée, un mouvement de « piston ».

Mais ces deux derniers signes peuvent être eux-mêmes en défaut :

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Chez des sujels gras et musclés, la recherche des signes peut être très difficile.

On peut avoir le signe du tiroir ou du piston alors qu’il n’y à pas pseudarthrose, mais une consolidation osseuse avec résorption partielle de la tête qui peut se produire en cas de fracture chez des sujets jeunes. La tête diminuée jouant dans le cotyle peut fort bien simuler une pseudarthrose (Cf. observation n° 1).

C’est donc à la radiographie en dernier ressort qu’il revient parfois de trancher le diagnostic.

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