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saurait être abordée à propos d’un nombre de cas aussi restreint.
4 — Il nous paraît beaucoup plus intéressant de noter que chez 10 de ces 11 malades lanémie de Biermer n'était pas préalablement connue. Chez un seul (Obs. N° VII), le diagnostie d’anémie pernicieuse avait été porté depuis plusieurs années, ce qui n’empêchait d’ailleurs pas d’envisager chez lui l'éventualité de la coexistence d’un cancer gastrique avec la maladie de Biermer.
9. — Quant à la nature même, à l'intensité de l’anémie, elle ne présente apparemment aucun rapport avec la constatation d'une image pseudo-néoplasique gastrique. En effet, on trouve, parmi les 11 malades, tous les degrés d’anémie, allant des formes les plus sévères, avec 1.000.000 de G. R., valeur globulaire très élevée (3), présence de 2 mégaloblastes et leucopénie marquée (2.850 G. B.), comme dans notre observation VIII, — jusqu'à des anémies discrètes — bien que biermériennes, — comme dans l’observation IX, où les deux premiers examens hématologiques, faits avant tout traitement, montrèrent les chiffres respectifs de 2.650.000, puis 3.210.000 G. R. avec une valeur globulaire ne dépassant pas 1,25. Entre ces deux cas extrêmes, de nombreux chiffres moyens, se tenant aux environs de 1.460.000 (Obs. N° X) à 2.200.000 (XI). — Le degré de la mégalocytose et la présence ou non de mégaloblastes, l’existence ou non de leucopénie, bref le degré de sévérité en matière hématologique, ne paraît donc jouer aucun rôle.