L'existence de troubles neuro-anémiques n’est à si
gnaler que dans quatre cas: un de R. CHEVALLIER (Obs. N° UT), et nos trois cas VII, VIII et°X : ces troubles ne semblent exercer non plus aucune influence.
7. — Les troubles fonctionnels dyspeptiques ne semblent présenter, eux non plus, aucun rapport de fréquence. Ils font totalement défaut chez trois de nos six malades (VII EEE XD, ainsi que chez le malade IV (R. CHEVALLIER) ; ils sont anciens et imputables à une cause organique connue (ulcère) chez le malade de P.-Em. WEIL où ils réalisent un syndrome de sténose pylorique : ils existent depuis plusieurs années chez nos trois autres malades (VI, VI, IX) : ils ne sont d’apparition récente que dans trois des onze cas : deux malades de R. CHEVALLIER (III et V) et celui de BAsTECKY et VARADI, mais n’ont aucun caractère Spécial dans ces trois cas.
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8. — Les hémorragies digestives présentent la même inconstance ; elles semblent même rares, puisque la présence de sang dans les selles n’a pu être constatée que dans deux cas : observation IV de R. CHEVALLIER, et notre observation VI. Mais la possibilité de leur existence méritait d’être signalée, puisqu'elle constitue un élément de plus de confusion avec le cancer gastrique.
9. — A l’inconstance des troubles fonctionnels, nous pouvons maintenant opposer la constance et l'importance de l’altération de l’état général, capable de donner facilement le change avec un début de cachexie néoplasique. En effet, tous les malades dont nous avons rapporté les observations sont asthéniques, et plus ou moins considérablement amaigris ; certains d’entre eux (Obs. I, VI, X et XI) se trouvent confinés au lit par l'intensité de l’asthénie : l’amaigrissement est parfois massif : 12 kgs, chez le malade N° V, — 16 kgs dans l’observation X, et jusqu’à 23 kgs (VI). L’anorexie est également très fréquente ; elle peut être élective, comme dans les observations I, IT et VI; elle ne fait défaut que chez trois malades (V, VII et IX).
10. — Par contre, il est remarquable de noter la carence des symptômes physiques fournis par l’examen clinique de l’abdomen et des viscères, notamment des organes digestifs : il est de règle que cet examen reste entièrement négatif. Dans un seul cas (Obs. IX), il existe une douleur à la palpation de l’épigastre et de la fosse iliaque droiïte, maïs ce cas est celui d’une malade qui présente des antécédents de gastro-entérite et une colite spasmodique assez marquée vérifiée radiologiquement. — La langue est le seul organe digestif qui ait pu fournir quelque appoint à l’examen physique ; encore ne trouve-t-on de glossite huntérienne typique que chez deux des onze malades (Obs. V et IX) ; — trois ({, II et VIII) présentent des modifications de la muqueuse linguale, qui ne sont pas absolument caractéristiques : langue lisse, langue dépapillée par places ; — chez les six autres, la langue s’est montrée d’aspect normal au moment où ces malades ont été examinés.
11. — Du point de vue « chimisme gastrique », l’anachlorhydrie est constatée de façon quasi-constante : on la trouve en effet absolue chez huit malades sur neuf (dans deux cas le tubage n’a pu être pratiqué). Chez cinq de ces huit ma-