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lades, cette anachlorhydrie totale est histamino-résistante ou imperceptiblement sensible à l’histamine (Obs. I, HV ESVTI et IX) ; deux de ces cinq malades présentent même, à jeun et avant l’épreuve sécrétoire, un suc gastrique alcalin (Obs. Viet EX):
Chez tous, la sécrétion gastrique est minime, augmentant à peine après l'injection d’histamine.
12. — Quant à l’image radiologique pseudo-néoplasique elle-même, — qui est bien souvent, comme nous l’avions déjà annoncé, une image très fine et d'interprétation délicate, mais suspecte à cause du contexte clinique et étiologique, — elle semble pouvoir revêtir tous les aspects de l’image cancéreuse véritable ; mais l’image que l’on rencontre le plus souvent est celle qui répond au type « prolifératif », c’est-à-dire une image lacunaire. On la trouve en effet dans 7 des 11 observations (I, II, IV, V, VIII IX et X), plus ou moins nette, bien entendu, et de modalité variable : tantôt lacune proprement dite, tantôt incisure, tantôt amputation pylorique. — L'image de rigidité, qui répond au type « infiltrant » de GUTMANN est trouvée dans deux cas (Obs. VI et VII) ; dans un de ces cas (VII), elle réalise un aspect « encastré » dans la région angulaire de la petite courbure, et se trouve en outre associée à un aspect lacunaire de l’antre : dans l’observation VI, elle succède, lors d’un second examen, à la constatation d'irrégularités antrales à un examen précédent. — Enfin, certaines images sont peu nettes, consistant surtout en <« flou des contours », « irrégularités des bords » : c’est le cas des observations III et XI.
Le siège de l’image cancériforme est d’une constance remarquable : dans dix observations sur onze, cette image intéresse la région antro-pylorique, c’est-à-dire précisément la région de l’estomac où siège électivement le cancer. En outre, c'est plus souvent du côté de la petite courbure que l’on constale cette image : six fois sur dix (OPS NT ILE VE UT VII, IX et XI). La grande courbure antrale n’est intéressée de façon exclusive que chez le malade de BASTECKY et Va- RADI (1). Enfin, notons que dans le seul cas (VID) où l’image ne Siégeait pas dans la zone antro-pylorique (image lacupaire de la grande courbure dans sa partie moyenne), il existait cependant quelques irrégularités de la région pylorique, quelques déformations antrales, s’ajoutant à cette image susantrale,
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13. — Du point de vue gastroscopique enfin, — notons que nous diseutons ici sur dix cas, l'observation 1 n'ayant pas de compte rendu endoscopique —, un caractère essentiel relie les différentes observations : c’est la constatation d’une gastrite atrophique, observée en effet neuf fois sur dix. Encore, dans le seul cas (X) où l’on ne pouvait la retrouver, mentionnait-on du moins une certaine diminution des plis. Cette gastrite atrophique ne réalise le type d’atrophie zonaire avec plaques nacrées (aspect biermérien caractéristique, décrit par P. CHEVALLIER et F. MouTIER [11]), que dans quatre des neuf cas : dans les observations IL, V et IX, ainsi qu’à l’une des trois gastroscopies pratiquées chez le malade VI. Dans les autres cas, il s'agissait d’une gastrite’ atrophique diffuse, soit légère, soit d'intensité moyenne, mais n’atteignant jamais le troisième degré de CHEVALLIER et MouTiER. Chez aucun de ces malades, on n’a trouvé de « gastrite atrophique intense généralisée ». La fragilité muqueuse a pu être très nettement constatée chez le malade VIII, qui présentait une gastrite atrophique diffuse d’intensité modérée, et qui présentait d’autre part une anémie très marquée (à 1.000.000 G. R. : val. glob.—3)..
Nous venons de voir quels caractères communs unissaient les onze malades dont nous avons rapporté les observations. Nous pouvons, d’une part, en conclure que les pseudo-cancers gastriques constatés radiologiquement chez ces sujets ne semblent présenter aucun rapport avec le type et l’intensité de l’anémie, ni avec l’existence de troubles neuro-anémiques, de troubles dyspeptiques, d’hémorragies digestives ou de symptômes physiques fournis par l’examen clinique.
Par contre, il y a lieu de remarquer, du point de vue étiologique proprement dit, la communauté de l’âge — 45 à 60 ans — et du sexe (homme surtout), ainsi que la méconnaissance de l’existence antérieure de l’anémie biermérienne, — du point de vue clinique, la constance des troubles généraux, et, du point de vue chimique, celle de l’anachlorhydrie ; — radiologiquement, l’image, dont l'aspect le plus fréquent est le type lacunaire, siège 10 fois sur {1 dans la
‘région antro-pylorique ; — enfin, la gastroscopie a permis
de constater dans 9 cas sur 10 l’existence d’une gastrite atrophique.