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laboratoire de Paris et sur la demande de son médecin, révèle un chiffre dérisoire de globules rouges avec valeur globulaire augmentée.
A son entrée à Tenon, M. R.…. parait en effet extrêmement fatigué et amaigri, accuse de la dyspnée au moindre effort. |
Il se plaint d’anorexie totale et de vomissements post-prandiaux.
Coloration jaunâtre et pâle des téguments.
Langue dépapillée par places.
Il n’existe rien du côté des divers organes, ni du système nerveux.
Le poids à son entrée est de 58 kilogrammes.
L'examen hématologique montre :
G. R. : 1.100,000-; Hémogl. : 40°; V. G. : 1,8 : mégalocytose, polychromatophilie, poïkylocytose, 4 % de normoblastes.
G::B. 52.000 -;7POly RE 674 CR MR OS TEE LL YMPROT MARS M. mon. : 17 ; G. M. : 2 % ; Myél. neutr, ; Hématoblaste, 150.000; 6 % d’hématies granuleuses.
Le tubage gastrique montre l’anachlorhydropepsie totale et histamino-résistante.
Antécédents pathologiques
En 1918, au cours d’un épisode douloureux abdominal, passager, deux hématémèses à 3 jours d’intervalle sans aucun trouble gastrique antérieur.
Il ne fut pratiqué, consécutivement à cette hémorragie gastrique, aucun contrôle radiologique de son tube digestif.
En 1922, après un séjour de 4 mois au Tonkin et parce qu’il accusait depuis quelque temps des douleurs gastriques post-
prandiales sans horaire fixe, M. R.. se fait examiner par un radio-,
logiste dont voici le compte rendu radiologique :
« Estomac petit, hypertonique, se remplissant également à l'arrivée du repas. La portion pylorique ne se remplit pas, ce n'est qu'après un repos de 2 à 3 minutes qu’elle entre en fonction el devient nettement visible. Les contractions pyloriques sont franches, le bulbe duodénal est très net. Il persiste cependant une douleur profonde au niveau du pylore. Cette douleur est fixe mais non vive. Il n’éxiste ni biloculation, ni encoche, ni lacune.
Conclusion : spasme pylorique ».
Nous avons pu voir le cliché radiologique pratiqué à cette époque, qui montre en effet la parfaite régularité des contours gastro-pyloriques.
De 1922 à 1934, M. R.…. a présenté à diverses reprises et par épisodes de durée variable des brûlures gastriques ou des douleurs post-prandiales.
Le 5 octobre 1934, c’est-à-dire dès le lendemain de son entrée dans le service, on pouvait faire au sujet de M. R.. un premier diagnostic simplement sur l'étude de son sang, maladie de Biermer, mais étant donné ses antécédents, il fallait préciser son état gastrique.