‹ Les pseudo-entérites: Par tuberculose péritonéale discrète localiséeChapitre 12 sur 15 · UE (T · texte numérisé non relu

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V. Examen radioscopique. — C'est en réalité Fexamen radioscopique seul qui permet de faire le diagnostic. Les constatations que nous avons relevées au cours de ces examens, constatations d’ailleurs visibles, apparaissent assez nettement sur les schémas annexés aux observations.

Un fait frappe à première vue : l’arrêl du repas opaque au bismuth ou au sulfate de Baryte qui se fait presque toujours au même point, vers la terminaison de l’iléon.

En ce point, l'intestin grêle apparaît renfié en une poche de dimensions variables, mais dont le calibre est toujours notablement supérieur à celui du gros intestin, ce qui permet de l'identifier à première vue ; sa forme rappelle celle d’un petit estomac orienté transversalement.

Cette poche n’atteint pas la terminaison de l’iléon ; sur toutes les radiographies, elle apparaît séparée de la valvule iléo-cœcale par un segment d'intestin variant de 6 à r2> centim. ; ce segment lui-même, dont l'étroitesse contraste avec les dimensions de la poche et le volume du cœæcum, nest pas de calibre uniforme ; il présente un collet à sa jonction avecrla poche, et parfois d’autres rétrécissements plus serrés sur $on trajet.

L'obstacle révélé par la dilatation iléale, n’est pas imperméable, fait conforme aux renseignements fournis par la clinique, qui ne fait pas diagnostiquer une obstruction intestinale vraie ; le bismuth peut le franchir, puisqu'on le retrouve dans le cœcum et même le colon ; il y a gêne et non arrêt de l'évacuation.

Nous avons pu nous convaincre que ces dilatations

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constatées à l'écran étaient. essentiellement passagères, disparaissant après quelques instants. Pour les découvrir, il est donc essentiel de suivre la marche du bismuth, pas à pas, d'heure en.heure, et d'autre part, de renouveler l'examen à quelques jours d'intervalle, la persistance du

même tableau constituant un élément important du

diagnostic ; on sera ainsi surpris de voir disparaître une.

dilatation précédemment constatée et fixée par une radiographie. à | Si cette dilatation iléale est le type le plus caractéris-

lique au cours du syndrôme que nous décrivons, elle

n'est cependant pas isolée. Elle s'accompagne le plus sou-

vent d’un autre phénomène qui est le suivant :, }

Lorsqu'on veut mobiliser les segments intestinaux voisins de cette anse, en particulier ie côlon ascendant et surtout à colon transverse dont la guirlandé vient atteindre l’anse ,iléale, on remarque que cette mobilisation, cette séparation, si faciles et si nettes à l’état normal, deviennent impossibles ; il est logique d'admettre, dans ces cas, l'existence d’adhérences qui fixent les unes aux autres ces diverses parties de l'intestin. |

D'ailleurs, ces adhérences ne se constatent pas seulement au niveau de la région iléale, mais aussi sur tout le trajet du gros intestin, plus particulièrement aux angles coliques et à l’anse sigmoïde. [ci, on ne trouve pas de poche, comme sur l’iléon, mais on remarque souvent des diminutions de calibre, portant sur un assez long segment ; avant de conclure, dans ces cas, à un état paiho-. logique d’un tel aspect de l'intestin, on. se rappellera

combien le spasme -de l'intestin est fréquent, même en

déhors de toute altération évidente, fait confirmé par les autopsies, où le colon descendant paraît contracturé au moment de l'ouverture de l’ abdomen, cet état pouvant

disparaître spontanément après quelques instants.

Aussi, lorsqu'on croit avoir rencontré un rétrécissement du gros intestin, il faudra s'assurer que c’est bien là un état pathologique, et pour cela rechercher sous l'écran les signes suivants : la mobilité ou la fixité de

l'intestin ; le déplacement du bol de bismuth qui se

-moule parfois sur le rétrécissement ; la douleur à la pres-

sion en un point bien limité.

On peut aussi reproduire par le lavement bismuthé les mêmes images que par le repas au bismuth, ce qui est un argument de plus en faveur de la constance et de l’organicité de l'obstacle constaté.

Dans ces mêmes cas, l'examen radioscopique peut déceler sur le trajet du gros intestin des poches gazeuzes, pneumatoses localisées qui traduisent ainsi l’existence d'une gène de la circulation intestinale.

L'évolution de ces cas de tuberculose péritonéale latente est très lente et ne saurait être précise ; il s’agit moins d’une maladie que d’une véritable infirmité faisant du malade un constipé, un sujet dont l'intestin paraît très sensible aux écarts de régime, à la fatigue, et dont l’état général n’est jamais pleinement satisfaisant.

Il faut bien remarquer, d’ailleurs, que sur les sept observations que nous avons relatées au début de ce travail, deux constituent des trouvailles d’autopsie chez des sujets qui n'avaient jamais été auparavant examinés ou

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