‹ Les pseudo-entérites: Par tuberculose péritonéale discrète localiséeChapitre 13 sur 15 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

= EE æ Si on veut saisir Paper des lésions de: péritonite

tuberculeuse discrète, il est nécessaire de faire l’ autopsie

de la cavité abdominale avec beaucoup de-précaution et

en particulier. de toujours examiner la masse intestinale

en place après large ouverture de la cavité abdominale

et avant d'avoir extrait 1 intestin de cette cavité. En par- De tnculier, pour avoir une vue d'ensemble très nette, “A

| nous paraît avantageux de procéder de la manière sui-

Re

lvante : après incision classique de la fourchette sternale

au pubis, incision qui ouvre la cavité abdominale, on

sectionne, sans toucher à la peau, de la profondeur à la

surface, les muscles droits de chaque côté, par deux inci-

sions transversales, l’une au-dessus, l’autre au-dessous

de l’ombilic : 6n aperçoit ainsi très facilement le gros

intestin dans toute son étendue.

. Au point de vue anatomie pathologique, il est néces-

saire d'envisager séparément : 1° les lésions péritonéales ; les modifications anatomiques de l'intestin résultant

des dites lésions péritonéales.

S = “e se | S

I. Lésions péritonéales. — Ces lésions sont ha- - bituellement assez limitées, avec une prédominance au niveau du gros intestin. Le péritoine est épaissi sous forme de brides ou de membranes peu étendues, minces, : HD mais résistantes, difficiles à dissocier, arrachant, quand on veut les décoller, une partie de la paroi intestinale sur laquelle elles se fixent. Ces adhérences ont le plus souvent une disposition en éventail, disposition apparente - dans le schéina de l’obs. V (Adîr im, 1V, v), plus apparentes encore au cours de l’autopsie, lorsqu'on exerce une traction sur l'intestin pour le séparer de la paroi abdominale postérieure. Dans un cas, ces adhérences étaient recouvertes de granulations ayant, même en l’absence d’exa- 11% : men histologique,, tous les caractères des granulations tuberculeuses ; lorsque ces granulations font défaut, la nature tuberculeuse peut se déduire de la coexistence d’autres lésions des séreuses, manifestement tuberculeuses (symphise pleurale, symphise péricardique) dont l'a- nalogie avec les lésions péritonéales est vraiment frappante, | Le fait important est que ces lésions péritonéales sont parcellaires, peu étendues, disséminées, prédominant au niveau du gros intestin.

IT. Lésions intestinales. — ici, deux points doivent être précisés : 1° les modifications morphologi- à ques de l'intestin sur lesquelles les autopsies seules peuvent donner des indications précises ; 2° Les modifications topographiques pour lesquelles on est autorisé à faire état

des renseignements fournis par l'examen radioscopique.

+ ne AU, 2e Fa £ À eme

SR les deux autopsies que nous avons relatées plus “haut les lésions DoreRr au niveau du gros intestin :

: = les membranes ou placards péritonéaux peuvent unir les

au

unes aux autres les bosselures, comt fant comme un pont Se # intervalle * angulaire qui les sépare (Obs. V), modifica- - RE. tions peu.importantes au point de vue fonctionnel, puis- = qu’elles ne font guère que réaliser un blindage de la Re:

| paroi. Dans l'autre Cas, ces adhérences déterminent un Re

rétrécissement du segment sur lequel elles s'insèrent.

| 7 avec: dilatation 4 segment intestinal situé en amont Le (Obs. D. RARES de

Plus souvent, les lésions péritonéales entraînent une

topographie anormale du gros intestin : telle la fixation de TS iliaque à l’ appendice (Obs. 1), telle la fixation de

“tout le £Tos : intestin dans la cavité pelvienne au-dessous

dus sacrum (constatations radioscopiques de l'Obs. IV).

ra si

DIAGNOST 10.

rte

ire Le FEREe L'étude clinique a montré le peu de précision des signes qui révèlent les péritonéo-bacilloses latentes ; il n'existe

pas de symptômes caractéristiques et c’est presque tou- REFEA EE

jour par élimination qu'on arrive à faire un tel dia- . den À à t É CR N

gnostic.

Le plus souvent, |” attention du médecin est attirée d’a- | bord sur les troubles neue ou, d’une manière plus te extensive, abdominaux (douleurs, irrégularités des sel- F0 SEL les, alternatives de constipation et de diarrhée ou, plus exactement, de fausse diarrhée) et, devant les affirmations, le diagnostic s'oriente du côté du tube digestif ; souvent même ce dernier est exploré complètement (examens macroscopiques; microscopiques, chimiques des matières fécales) sans qu'on trouve de signes de lésions è inflammatoires ou de troubles fonctionnels par insuffisance ou viciation sécrétoires. C'est précisément cette discordance entre l” absence de signes objectifs et l importance des manifestations accusées par le malade qui peut attirer l’attention. 3

- À priori, on serait tenté de considérer comme des exa- __ gérateurs ou des névropathes, comme des « malades ima-

__ginaires “», selon l'expression populaire, ces sujets qui se __ plaignent ainsi de troubles abdominaux, à première vue, PS he nos ahles- 2" ë A. A.

rs Mais pour peu que l'examen se e prolonge, pour peu. # qu'on scrute le passé des malades, on est bientôt frappé Ce par la découverte dans leur histoire de manifestations “ha “qui. «e sentent la pro >, 6t logiquement, on est. conduit à rattacher 1’ une à à l’autre les deux variétés de troubles : troubles abdominaux et signes d’ imprégnation

tuberculeuse. 3 D : fe Encore ne faudra-t- il pas se contenter du diagnostic approximatif de dyspepsie intestinale chez-un tubercu- : “Jeux, mais rechercher systématiquement, de parti- pris, ë et existence d’une péritonite bacillaire latente, comme on recherche les réactions pleurales chez les tuberculeux et;

| “pour ce faire, il est nécessaire. de recourir à L'examen : > | radioscopique : c'est lui seul, nous l'avons vu, qui peut

permettre d'affirmer le diagnostic.

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