‹ Les psychonévroses et leur traitement moral. Lecons faites à l'Université de BerneChapitre 16 sur 75 · NEUVIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

NEUVIÈME LEÇON

Symptômes psychiques du nervosisme. — Origine psychique des troubles fonctionnels. — Toutes les maladies organiques ont leur sosie dans le nervosisme. — Ce qui caractérise les névrosés, ce ne sont pas leurs souffrances, mais leur mentalité. — Les stigmates mentaux : suggestiblité, fatigabilité, sensibilité et émotivité exagérées. — Suggestion et persuasion. — Suggestibilité à l'état normal.

Quels sont donc les symptômes du nervosisme, pour nous servir du terme le plus général, qui sont d'ordre psychique et justifient mon affirmation souvent répétée, qu'à mal psychique il faut traitement psychique ?

Si l'on considère l'essence même du phénomène de pensée, toute distinction entre l'esprit et le corps disparaît, car il est entendu que là où il y a mouvement d^âme, il y a vibration cérébrale. Mais ces deux mouvements, si bien associés qu'ils ne font qu'un, peuvent être provoqués par la voie que j'ai appelée physiologique, somatique, par l'intermédiaire du sang, des nerfs sensibles ou sensoriels ; ils peuvent naître aussi par la voie psychologique, des représentations mentales venant s'intercaler dans l'arc réflexe. Enfin l'expression ultime de la réaction, que cette dernière soit somatique ou psychique d'origine, peut être elle-même psychique en ce qu'elle se traduit par des pensées, par des volitions plus ou moins conscientes, tout comme elle peut aboutir par la voie de l'émotion à des

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manifestations somatiques. A ce double point de vue de l'origine et de la fin de la réaction la distinction entre le moral et le physique subsiste.

Le neurasthénique qui accuse avant tout une tristesse habituelle, un « teedium vitœ » chronique, celui qui sent naître en lui une timidité maladive, le découragement, une misanthropie croissante, ne sera pas étonné si vous lui dites que ce sont là des manifestations psychiques, et il comprendra l'intérêt qu'il y a pour le traitement à rechercher si cette tristesse est provoquée par un état maladif du corps (voie somatique) ou motivée par une souffrance morale (voie psychique).

Tel malade qui ne dort pas considère cet état comme physique, mais il n'hésitera pas à reconnaître l'origine psychique de l'insomnie quand vous lui montrerez que ce qui l'empêche de dormir ce sont des souvenirs pénibles, des préoccupations d'avenir, ou l'appréhension de l'insomnie. Il n'est pas rare de voir des malades constater qu'un mal de tête est né sous l'influence d'une émotion, d'une idée par conséquent, et si la céphalalgie leur prouve qu'il s'est passé quelque chose de matériel dans leur crâne, ils admettront volontiers que ce trouble a des causes psychologiques, qu'il a une autre source que le mal de tête succédant à l'abus de l'alcool ou à l'inhalation du nitrite d'amyle.

Mais quand vous direz à un dyspeptique nerveux que ses troubles digestifs sont d'origine psychique, à une hystérique paraplégique que c'est encore psychique, à un hypocondre que sa douleur est aussi psychique, vous serez souvent accueilli par un sourire d'incrédulité. Votre malade trouvera que vous abusez de ce mot de psychique. Parfois vous surprendrez chez lui un mouvement d'humeur, une rougeur subite ; il s'irrite, croyant que vous

ne le comprenez pas, que vous le prenez pour un malade imaginaire.

Et pourtant c'est psychique tout cela, l'analyse clinique le démontre toujours plus. Les accidents du nervosisme ne naissent ordinairement pas par la voie somatique, sous l'influence d'irritations purement physiques, comme des réflexes nerveux inconscients. Partout nous retrouvons l'intercalation des phénomènes dits psychiques, partout intervient Vidée, tantôt créant de toutes pièces le trouble fonctionnel, tantôt l'entretenant, l'éternisant, s'il est né primitivement sous l'influence d'une cause occasionnelle, d'un traumatisme, par exemple, dune maladie corporelle antérieure, d'une intoxication.

Les symptômes des psychonévroses sont légion. Presque tous les syndromes cliniques qui caractérisent les maladies du corps ont leur sosie dans le nervosisme.

A côté de l'angine de poitrine il y a la pseudo-angine nerveuse ; on peut retrouver la plupart des symptômes des cardiopathies dans les troubles cardiaques nerveux. Le plus souvent, au point de vue des symptômes objectifs, état de la langue, qualités du suc gastrique, troubles de la motilité de l'estomac, la dyspepsie nerveuse ne diffère en rien de la dyspepsie à base organique. Le nervosisme, en un mot, peut simuler toutes les maladies. Il y a des états d'anorexie nerveuse avec vomissements, émaciation, fièvre, qui sont diagnostiqués méningite ; des astasiesabasies qui imposent l'idée d'un néoplasme cérébelleux ; il y a des viscéralgies qui font croire à la péritonite tuberculeuse et motivent l'intervention bien inutile du chirurgien. Encore aujourd'hui les névroses articulaires sont souvent méconnues et sont traitées comme affections locales, alors que les sensations douloureuses sont purement idéogènes.

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,\c n'en finirais pas si je voulais énumérer boutes les erreurs de diagnostic qui résultent de la connaissance imparfaite de la psychologie normale et morbide ; ce serai! refaire tout le dictionnaire de la pathologie, vue par les yeux du neurologiste et du psychiatre.

Ce qui caractérise les psyehonévroses ce ne sont pas les symptômes divers, les innombrables troubles fonctionnels semblables à ceux des maladies organiques, les sensations pénibles que le malade peut éprouver, c'est son étal d'âme, sa mentalité.

11 nous arrive à tous d'être fatigués; nous savons ce que c'est et nous sommes assurés d'avance qu'un peu de repos suffira. Le neurasthénique prend peur ; il constate avec dépit cette lassitude ; il la rend durable par l'attention qu'il lui prête.

La machine humaine est si compliquée qu'il ne se passe pas un jour sans que nous percevions quelque grincement dons son fonctionnement. Tantôt c'est un trouble gastrique, une douleur vague, un battement de cœur, une névralgie fugace. Pleins de confiance dans notre santé relative nous passons en souriant sur ces bobos. L'hypocondre au contraire est fasciné par l'idée de sa maladie ; elle devient idée fixe.

Nous avons tous à supporter des contrariétés, mais nous cherchons à les surmonter, à garder notre bonne humeur. Le neurasthénique, l'hystérique voient avec un verre grossissant ; le moindre événement devient une catastrophe.

Les hommes craignent généralement la mort, mais ce spectre n'est pas toujours présent devant eux. Tantôt ils l'oublient dans une insouciance naturelle, tantôt ils l'envisagent comme un événement inéluctable mais lointain ; ils ne s'en effrayent pas outre mesure. Les névrosés, au

contraire, sont obsédés souvent par l'idée de cette dissolution finale et souffrent pendant des années les affres de cette thanatophobie.

La cause réelle des psychonévroses n'est pas dans l'événement fortuit qui a provoqué les accidents aigus, traumatisme, maladie, désordre fonctionnel, émotion morale, fatigue. Ces agents provocateurs agissent sur nous tous les jours et ils n'amènent aucun trouble permanent de notre santé, parce que nous leur opposons une indifférence plus ou moins voulue. Le névrosé, au contraire, réagit en vertu de sa mentalité anormale. On retrouve chez lui des stigmates mentaux caractéristiques.

Ils sont innombrables, ces stigmates, si l'on envisage les formes diverses du nervosisme, les associations d'idées qui engendrent des phobies et entretiennent des autosuggestions fatales. Chacun réagit mentalement à sa manière.

Mais il est possible de faire remonter ces manifestations variées à quelques particularités mentales primordiales. Or je remarque, avant tout, chez les névrosés de tous genres, une évidente exagération de défauts inhérents à la nature humaine. Les nerveux sont suggestibles, fatigables, sensibles et émotifs à l'excès.

On pourrait dire, sous une forme paradoxale, que ce ne sont pas des malades. Il n'y a pas chez eux des phénomènes nouveaux, inconnus de l'homme sain, pas d'inter vention d'agents pathogènes spéciaux comme dans les maladies infectieuses, pas d'altération des organes déterminant le trouble fonctionnel.

Il n'y a chez eux qu'une exagération des réactions normales, qui se traduit non seulement par l'intensité des phénomènes, la facilité avec laquelle ils naissent, mais encore par la déviation du type primitif de la réaction,

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par dos irradiations inattendues. Je tiens beaucoup à cette conception qui me fait rechercher dans la mentalité normale l'ébauche des bizarreries de nos malades. Elle est féconde pour L'interprétation des désordres fonctionnels : elle nous donne pour la thérapeutique les armes les plus efficaces.

La suggestibilité exagérée est un de ces stigmates caractéristiques. Elle est commune aux neurasthéniques et aux hystériques; elle se retrouve dans des formes plus sévères, chez les dégénérés, les déséquilibrés ; elle joue encore un rôle important dans la genèse des vésanies diverses.

D'aucuns trouvent qu'on abuse aujourd'hui de ce mot de suggestion, d'autres lui prêtent au contraire un sens si général qu'ils n'hésitent pas à dire : il n'y a que suggestion dans ce monde ; nous vivons continuellement sous l'empire des suggestions.

Il ne s'agit que de s'entendre sur la valeur du terme.

Dans son acception primitive suggérer veut dire : faire entrer dans V esprit et comme, en effet, toute notre vie mentale est régie par les idées qui ont pénétré dans notre entendement, on pourrait dire que la suggestibilité est la plus haute qualité de l'esprit humain, la condition absolue de tout perfectionnement intellectuel ou moral.

Mais les dictionnaires nous apprennent qu'en français, les mots : suggérer, suggestion, s'emploient en mauvaise part.

Nous ne parlons pas de suggestion quand, par la persuasion loyale, par un exposé logique de bonnes raisons, nous avons entraîné la conviction de notre interlocuteur, quand nous l'avons amené à une détermination qu'il n'aura pas lieu de regretter.

La suggestion n'intervient pas dans le domaine des

sciences exactes, mathématiques ; ici on ne suggère pas, on prouve.

Suggérer implique que la bonne foi a été plus ou moins surprise, qu'usant des subterfuges d'une dialectique habile, on a circonvenu le sujet, qu'on l'a amené à des vues qu'il n'aurait pas admises s'il n'avait suivi que les conseils de sa raison, de son bon sens. Suggérer un testament veut dire le faire faire par artifice, par insinuation déloyale. On parle encore de suggestion quand c'est un travers de l'esprit qui détermine notre conduite. Marmontel a écrit : « C'est l'ambition qui lui a suggéré cette démarche inconsidérée. »

Pourtant dans ces dernières années le mot a pris une acception moins fâcheuse. On dit d'un livre qui fait penser : c'est une œuvre très suggestive ; on pourrait dire aussi : c'est la bonté qui a suggéré à cet homme cet acte de dévouement.

Ainsi compris le mot de suggestibilité désigne cette faculté de l'esprit qui lui permet d'être persuadé, par n'importe quel procédé, de l'existence d'un fait, de la justesse d'une idée ou de l'excellence d'une détermination. Mais il y a intérêt à différencier, à opposer même, les termes de persuasion et de suggestion. Bechterew a bien noté la différence en disant que la suggestion entre dans l'entendement par l'escalier de service, tandis que la persuasion logique frappe à la porte d'entrée principale.

Si l'homme sain savait n'obéir qu'à la raison pure ou aux sentiments justes, si le malade seul avait la faiblesse de devenir le jouet des illusions, la distinction serait facile et l'on dirait : l'homme sain d'esprit se laisse persuader, le malade seul est suggestible.

Mais en parlant ainsi le roi de la création manifeste-

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rail une trop bonne opinion de Lui même. Malgré la civi« lisation, malgré les efforts énormes de la science, nous restons encore bien débiles et nous souffrons tous d'une lamentable suggestibilité, dans le sons le pins défavorable de ce moi .

Aussitôt que nous quittons le terrain ferme du raisonnement mathématique, nous éprouvons une peine incroyable ;i résister aux suggestions. Quand nous nous formons une opinion, quand nous nous laissons persuader, il est bien rare que la logique soit seule en cause. L'affection, l'estime, la crainte que nous inspire celui qui nous parle, préparenj subrepticement les voies de notre entendement, et notre raison est souvent prise au piège. Notre sensibilité intervient ; des sentiments, de secrets désirs se mêlent aux froides conceptions de la raison et, sans en avoir conscience, nous nous égarons. Nous nous laissons subjuguer par une éloquence toute de surface, par le charme du langage, et nous cédons alors même que nous avons vu d'un coup d'œil la queue de la sirène. Dans tous les domaines de la pensée, alors même que nous croyons jouir de la plus complète indépendance de l'esprit, nous subissons le joug d'idées anciennes que nous avons repoussées dans nos heures de logique, mais qui ont laissé dans notre âme une tache ineffaçable.

En politique, en philosophie, nous sommes presque incapables d'effacer l'empreinte de l'éducation. Même quand il s'est établi entre quelques hommes une communauté d'aspirations, d'idées, on peut encore reconnaître chez chacun d'eux la mentalité catholique, protestante, juive, etc. Et ce serait bien si ce qui nous rattache ainsi à la famille, au pays, à la race, était une sympathie toujours saine que peut approuver la raison. Mais que de fois trouvons-nous le manque de jugement à la base de

ce dogmatisme ! Que de fois sentons-nous que nous obéissons à l'esprit de contradiction, au parti pris, alors que nous devrions obéir à des raisons ! La fatigue, la maladie, l'âge rendent plus difficiles les processus mentaux constituant la réflexion et nous livrent pieds et poings liés à des influences suggestives que nous aurions repoussées à d'autres moments. Enfin les états d'âme sont contagieux dans le cercle étroit de la famille, dans une classe sociale, dans un peuple. De même qu'au moyen âge on voyait naître des épidémies d'hystérie, nous constatons aussi dans les divers pays des troubles collectifs de la mentalité. Il semble parfois qu'un parti, qu'un pays entier a perdu le jugement, qu'un vent de folie a soufflé sur une contrée. Pendant un certain temps c'est tel pays, telle race qui semble présenter les symptômes d'une suggestibilité pathologique ; demain les forts, qui hier constataient avec un sourire dédaigneux l'état de déséquilibre du voisin, perdront la tête à leur tour, démontrant ainsi la débilité de l'esprit humain.

L'homme a la prétention d'être intelligent et ne craint rien autant que le reproche de bêtise. Et pourtant, s'il veut faire franchement son examen de conscience, il verra qu'il lui est difficile de toujours bien voir et qu'il est journellement la victime de suggestions déraisonnables. Notre jugement est sujet à de continuelles éclipses.

Parfois cette suspension du contrôle raisonnable est voulue parce que, dans l'occurrence, nous jugeons inutile de nous entourer de ses garanties. C'est ainsi que nous sommes facilement victimes des illusions quand nous nous laissons guider par un seul sens. Si nous voyons, en un lieu où nous pouvons supposer possible la présence d'un chat, une masse grise de la grosseur de cet an i niai.

nous ne nous donnons souvent pas la peine de contrôler cette perception et nous affirmons l'existence de ce chat avec une conviction qui pourra entraîner d'autres personnes dans notre erreur. Sous l'empire de la distraction nous arrivons constamment à ces jugements sommaires. G'esl donc par Le mécanisme d'une conclusion hâtive que nous nous laissons entraîner à, l'illusion sensorielle. Chacun pouf retrouver dans scs souvenirs des exemples dt1 cette suggestibilité el voir qu'il aurait pu échapper à cette illusion s'il axait mieux tendu le ressort de l'attention, fait intervenir sa raison.

L'erreur par autosuggestion est grandement facilitée par le fait qu'une représentation mentale est déjà une sensation. Le principe de la concomitance l'exige : à toute idée correspond un état cérébral, qu'elle soit née par la voie d'une impression sensorielle réelle ou qu'elle soit pure représentation mentale, et à un même état cérébral doit répondre une même sensation. Au témoignage trop vite accepté d'un sens vient s'ajouter la sensation suggérée ; elle nous entretient dans notre erreur et la fixe.

Le vin qu'on nous verse d'une bouteille poussiéreuse et portant l'étiquette d'un cru renommé nous paraîtra toujours meilleur qu'il n'est ; le fumeur le plus gourmet se laissera influencer dans son jugement s'il reconnaît la provenance du cigare qu'il fume. Certaines personnes éprouvent la sensation du toucher huileux et de l'odeur du pétrole, en soulevant une lampe qui n'en a jamais contenu. La plupart des gens ressentent diverses sensations en touchant les pôles d'un appareil électrique alors qu'il ne fournit ni courants, ni décharges.

Sur mon conseil, le Dr Schnyder, de Berne, a étudié chez mes malades cette suggestibilité. Chargé de noter l'état de la sensibilité tactile, douloureuse, de rechercher

les réflexes cutanés et tendineux, il terminait par une soi-disant recherche de la sensibilité électrique. Les bornes d?un rhéostat à manette qui ne contenait aucune source d'électricité étaient reliées à deux fils terminés par des bagues qu'on mettait aux doigts des malades. Évitant toute autre suggestion, l'observateur priait les sujets en expérience de dire simplement ce qu'ils ressentaient. L'illusion d'un courant électrique qu'on pouvait rendre fort ou faible était entretenue par le maniement de la manette se déplaçant sur les boutons de contact numérotés. Plus des deux tiers des malades ont accusé des sensations diverses de picotement, de chaleur, de brûlure, et se sont complus à les décrire minutieusement.

Hack Tuke * a cité nombre de ces illusions nées par conclusion hâtive, entretenues par l'autosuggestion engendrant la sensation. J'en citerai quelques exemples personnels. Il m'est arrivé plusieurs fois, en entrant chez mes clients, de percevoir la chaleur rayonnante d'un poêle que je croyais allumé. Cette conclusion hâtive était motivée par la fraîcheur de l'air qui me faisait supposer qu'on avait chauffé. Je fus bien étonné quand je constatai par le toucher que je me trompais.

Un de mes amis entre en hiver chez un coiffeur et pose ses pieds gelés sur ces supports en fonte ornementée et ajourée que tout le monde connaît. Aussitôt il sent une douce chaleur envahir ses pieds et se dit : Voilà qui est pratique, on a les pieds soutenus et on se réchauffe du même coup ! Il n'en put croire ses sens quand il constata l'absence de tout chauffage.

Questionnez des témoins oculaires sur les détails de l'événement auquel ils ont assisté et vous verrez que

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