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vient au moment d’un de ces paroxysmes. D’après les renseignements qui lui sont fournis au sujet des manifestations douloureuses articu- Jaires, il norte le diagnostic de rhumatisme cérébral.
Il prescrit des enveloppements froids, un sachet de glace sur la tête.
Sous l'influence de, cette médication, l'agitation semble se calmer un peu ; la malade s’épuise, .le délire devient un marmottement confus et à 2 heures du matin (le 15 novembre) la malade meurt dans une sorte de collansus, deux heures après le début des accidents cérébraux.
AUTOPSIE — Du long compte-rendu nécropsique, il faut retenir — des lésions tuberculeuses disséminées, une endocardite, la tuberculisation du cobaye par les liquides articulaires.
— les surrénales présentent un processus tuberculeux nodulaire ancien, sur lequel s’est greffé un processus granulique aigu ayant entraîné la suppression brutale et d“finitive de la fonction surrénale.
— l’encéphale, le bulbe, la moëlle sont absolument intacts.
CONCLUSION. — L'analyse de cette observation montre l’existenre indéniable d’une insuffisance surrénale aiguë. Cliniquement, elle s’est caractérisée par l’asthénie, l’hypotension artérielle (8 1/2) et les vomissements toxiques. On n’a pas recherché les troubles vaso-moteurs, l’attention n'étant pas attirée du côté des surrénales, maïs il est probable qu’on les aurait trouvés si on les avait cherchés.
L’anatemie pathologique confirme ce diagnostic en montrant que les capsules surrénales tuberculeuses de longue date ont été détruites par une poussée granulienne aiguë.
En l'absence de toute lésion cérébrale ou méningée, de toutes modifications du liquide céphalo-rachidien, les troubles psychopathiques de confusion mentale avec manifestations délirantes, présentés par 3 malade doivent être logiquement attribués à l’imprégnation toxique des centres nerveux par les poisons d’origine surrénale. Nous avons vu que, du vivant de la malade, l’interne de garde, ignorant l’existence de svmptômes d'insuffisance surrénale, avait porté le diagnostic de rhumatisme cérébral, à cause des arthropathies existantes. Ce diagnostic ne nous
paraît pas pouvoir être conservé.
D'ailleurs, la nature même des arthropathies est discutable : S'asit-il bien de rhumatisme articulaire aigu franc, ou bien ne relèvent-elle: pas plutôt de la bacillose non folliculaire. Les antécédents de tuberculose de la malade ; l’absence de crise antérieure de rhumatisme, Ja fixité des lésions articulaires, l’insuccès du traitement par le salicylate de soude, surtout ce fait que le cobaye auquel on a injecté le liquide
Do —
articulaire est mort tuberculeux en cinq semaines, semblent plaider en faveur de cette dernière hypothèse. Il est vrai que l’on a assisté à l’évelution d’une endocardite qui s’est traduite à l’autopsie par des lésions prédominantes au niveau de l’orifice mitral, mais pour rare quelle soit, l’'endocardite tuberculeuse n’est pas moins aujourd’hui démontrée. Nous pouvons conclure dans ce sens, et exprimer dans ces termes, le diagnostic anatomo-clinique, qui nous paraît devoir être adopté : insuffisance surrénale aisuë, à forme de confusion mentale avec manifestations délirantes, résultant d’une poussée aiguë granulique sur des capsules surrénales tuberculeuses de longue date, et s'étant manifestée parallèlement à des localisations articulaires, d’orige tuberculeuse (volyarthrite aiguë fébrile tuberculeuse, type Poncet). »
OBSERVATION RESUMEE DU CAS DE BOINET
(rapportée par Juquelier : Les troubles mentaux dans les différentes variétés du syndrome surrénal. Revue de Psychiatrie janvier 1907)
Il s’agit d’un addisonien aui à la fin d’une nuit tranquille « fut pris subitement d’encéphalopathie avec agitation extrême et s’élanca sur un lit ; on dut le contenir, l’obliger à se recoucher et comme son d“lire devenait de plus en plus violent au point qu’il se levait et courait tout nu dans la salle, on le camisola. Il poussait des éclats de voix et des cris, tâchait de se redresser sur son lit. Cet état d’excitation dura trois heures environ : les urines ne contenaient ni sucre ni a'bumine. Cette sorte d’encéphalopathie paraissait, d’après son aspect clinique. tenir à une intoxication à marche rapide, presque foudroyante, portant surtout ses effets sur les centres nerveux et en particulier sur la région bulbo-protubérantielle comme l'indiquaient les contractures limitées aux membres supérieurs, les mouvements oscillatoires de la tête et les signes d’asphyxie d’origine bulbaire.
À l’autopsie, les coupes méthodiques de Pitres et Brissaud, ne montrèrent au’une congestion intense des centres nerveux dont les substances, blanche et grise laissèrent suinter une abondante rosée sanguine.
Maladie d‘'Addison avec troubles neurologiques et mentaux (.G.P. PHILIPPS. Brit. M. J. Londres, 1912, p. 1705.).
(rapportée par M. Ferru in Ann. med. psycho.)
Le syndrome constaté simulait un début de paralysie générale. Les troubles mentaux consistaient essentiellement en agitation, confusion hallucinations du goût et de l’odorat, avec refus obstiné de la nourriture, nécessitant l’alimentation à la sonde. Rapidement apparurent des signes péritonéaux avec fièvre et le malade mourut en quarante huit heures.
La nécropsie révéla une sclérose capsulaire avec larges hémorragies (malgré deux demandes faites en Angleterre il ne nous a pas été p9ssible d'obtenir l’observation complète).