PP A
prescrit le traitement opothérapique à la dose de 0 gr. 20 par jour d’extrait total de la glande surrénale.
Pendant les quinze premiers jours, la pression minima ne fut pas modifiée, mais, dès le quatrième jour, la pression maxima s’éleva à 13 et le pouls devint manifestement plus fort et plus régulier.
En même temps, l’anxiété qui jusqu’àlors avait résisté à tous les essais thérapeutiques diminua d'intensité et la malade put retrouver un peu de sommeil.
Les pressions furent inscrites chaque jour après examen pratiqué à la même heure et autant que possible dans les mêmes conditions, la courbe ainsi formée indique dans son ensemble une ascension lente et régulière qui nous a paru en rapport avec une amélioration progressive de l’état général et des symptômes psychiques.
Dès le trentième jour, la pression avait atteint une moyenne normale. Max. 16 ; Min. 9, la systole cardiaque avait une énergie inconnue jusqu'à ce moment, le pouls marquait 80 pulsations à la minute. Cette amélioration ayant persisté, notre pensionnaire put sortir le 23 mai 1919 et j'ai pu savoir qu’il n’y avait pas eu de rechute depuis plus de sept années.
Trois cas de mélancolie anxieuse
(A. LERI. Presse Médicale. Congrès de neuro-Psychiatrie 1906)
Dans les deux premiers, il y avait une degénérescence diffuse, non inflammatoire très accentuée presque totale ;or, elles appartenaient à des mélancoliques anxieux morts, très rapidement. Tous deux avaient présenté des signes accentués d'insuffisance surrénale (asthénie profonde, aboulie, pouls petit et rapide, réponses pénibles et monosyllabiques, troubles digestifs, douleurs d’estomac, etc...).
Dans le troisième cas, il s’agit de lésions de même nature, mais plus modérées provenant aussi d’une mélancolie anxieuse dont l'affection avait évolué beaucoup plus lentement en trois ans et demie, et qui avait présenté des signes physiques d'insuffisance surrénale atténuée.