‹ Les Psychoses AddisoniennesChapitre 25 sur 29 · DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE

L'incertitude fréquente du diagnostic clinique surrénalienne, en dehors de la maladie d'Addison conduit à la recherche des troubles humoraux et tests biologiques de cette insuffisance pour infirmer ou confirmer un diagnostic.

Ces tests sont multiples, mais aucun d'eux n'est spécifique, il faudra donc en réaliser le plus grand nombre possible.

Ces tests sont :

— La Méthode Ergographique.

— L'Hyperkaliémie.

— L'Hypo-chlorémie.

— L'Acidose.

— L'Hypo-glutathionémie.

— L'Hypoglycémie, et l'épreuve hypoglycémique à l'insuline.

L'ERGOGRAPHIE Elle consiste :

1° À isoler un muscle et le faire travailler jusqu'à la fatigue. 2° À inscrire le travail.

Nous n'insisterons pas sur les détails de la méthode. AMADO en a donné récemment une mise au point dans une thèse de Paris (1936).

Résultats. — Un sujet normal pratiquant une expérience ergographique donne dans tous les cas une courbe toujours semblable à elle-même remarquable par l'amplitude des oscillations toujours égales entre elles, par la longueur de la courbe et enfin par le travail qui se montre toujours être supérieur à 200 kilogrammètres. De plus, on ne note pas de diminution appréciable sur les courbes 2 et 3, le sujet ayant récupéré dans l'intervalle des cinq minutes de repos, toute l'énergie qu'il a employée au cours de l'inscription graphique.

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Dans les cas d'asthénie par insuffisance surrénale, alors que le premier tracé semble chez ces sujets se rapprocher de celui du sujet normal, le deuxième tracé et surtout le troisième, sont nettement diminués par rapport au premier. Le travail est nettement diminué dans l'ensemble par rapport au sujet normal. La troisième courbe surtout, est remarquable par sa très faible longueur, la chute rapide de la hauteur des oscillations, elle s'effondre rapidement et vient rejoindre l'axe des abcisses dans un temps minimum.

L'allure des courbes indique l'épuisement ultra-rapide de ces sujets qui sont incapables de récupérer l'énergie dépensée après un temps d'arrêt pourtant assez long (5 minutes).

Les asthénies d'autre origine, donnent des tracés différents, sauf la myasthénie d'Erb-Goldflam que nous avons relatée plus haut. L'ergographe est de plus un bon moyen de contrôle de l'efficacité du traitement (Amado).

‘Mais elle nécessite de la part du sujet, une certaine compréhension (seul le muscle en expérience, (fléchisseur du médius doit se contracter), c'est dire qu'on ne pourra l'utiliser dans les états oniriques.

LA METHODE INTERFEROMETRIQUE

Très décriée, peut-être, parce qu'on lui a demandé plus qu'elle ne pouvait donner. Elle consiste à rechercher dans le sérum, les ferments de défense contre les diverses glandes.

° milligrammes d'extrait albumineux sec d'une glande normale sont mis en présence de 1/2 cmc du sérum d'un malade. Si cette même glande est atteinte chez ce malade, des férments anticorps électifs vis à vis de cette glande, se sont développés dans le sang. Par suite, l'extrait glandulaire va être attaqué.

Les grosses molécules protidiques sont scindées en peptones qui se dissolvent dans le sérum et augmentent sa concentration moléculaire,

Lu 20

Cette augmentation de la concentration se mesure à l'interféromètre par rapport à un témoin et exprimée en divisions de tambour (D.T.)

Interprètations des Résultats. —— Elles ont été multiples. A leur sujet la discussion règne encore.

Voici les chiffres de HIRSCH :

— Hypophyse 9 D. T.

— Surrénale 8 D. T.

— Thyroïde 18 D. T.

— Génitale 17 D. T.

Ainsi, hypohyse et surrénale d'une part, thyroïde et glande génitale d'autre part, ont des valeurs à peu près égales.

De plus, le premier groupe a une valeur deux fois moindre que le second.

C'est à ces rapports seulement que HIRSCH et ses collaborateurs attachent de l'importance. Si elles sont uniformément élevées ou abaïissées, le cas reste normal, si l'équilibre est rompu, ce sont les glandes dont les valeurs grandissent qui sont les glandes atteintes.

On «a voulu pousser plus avant l'interprètation des résultats interférométriques. Il ne semble pas qu'on y soit arrivé. Il apparait notamment imprudent de vouloir conclure à des hyper ou hypo fonctionnements en présence de résultats interférométriques.

DURUPT a remédié à de nombreuses causes d'erreur que comvoortait la méthode primitive (l'étude de ces travaux dépasse le cadre de cet exposé).

Il a établi une notation de 0 à 10 les valeurs au dessous de 4 peuvent être considérées comme normales.

L'interférométrie appliquée à la glande surrénale, nécessite

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