‹ Les Psychoses ColibacillairesChapitre 36 sur 42 · ROSES · texte numérisé non relu

ROSES

cune dans la veine de lapins pesant 1.700 à 1.800 gr. environ. Voici les constatations faites :

« Quelle qu’ait été la race colibacillaire ou paracolibacillaire ayant fourni la toxine, tous les animaux

sans exception ont été très malades au bout de

quelques heures (tristesse, inappétence absolue,

hypothermie, inertie, parfois coma, souvent diarrhée précoce et profuse, amaigrissement aigu.)

« La durée de ces premiers symptômes a été de 1 à 5 jours. Un certain nombre des animaux se sont rétablis temporairement puis sont morts comme il Va être dit.

« Sur les douze lapins ayant recu les toxines, huit (soit une proportion de 66 %) sont morts avec les symptômes de paralysie progressive, débutant par les membres postérieurs, incontinence d'urine et des matières, puis paralysie des centres respiratoires. Ces symptômes sont ceux que détermine l'exotoxine du B. coli.

& La mort est survenué une fois en moins de 24 heures, dans le coma. Chez les sept autres animaux, elle a été précédée par la phase paralytique et est apparue après 12 jours (2 fois) ; 30 à 46 jours (4 fois) ; 84 jours (1 fois) ».

(A propos de cette « apparition brusque et tardive

de paralysies mortelles, chez des animaux qui étaient

sains, en apparence, et avaient même augmenté de poids, M. le Professeur Vincent fait remarquer que

cette action neurotrope à évolution silencieuse de la

toxine colibacillaire autorise à se demander si cer-

DE ‘de

taines paralysies humaines du type Landry ne relèvent

pas d’une intoxication tardive semblable »).

«Les toxines qui ont amené la mort provenaient « indistinctement de souches à caractères normaux « ou non. Il n’a été constaté aucune relation entre les « propriétés toxiques des cultures et la race ou la

. « variété des bacilles ».

Quatre toxines n'avaient pas amené la mort des lapins. M. le Professeur Vincent a renouvelé l'expérience avec ces quatre toxines, en doublant le temps pendant lequel les cultures sont restées à l’étuve à 380. Tous les lapins sont morts, en présentant d’abord de la diarrhée, puis des phénomènes paralytiques avec amyotrophie, incontinence d'urine et des matières fécales.

« Colibacilles vrais et paracolibacilles ont donc « manifesté la propriété commune de fabriquer la « toxine neurotrope si facile à déceler et, le plus sou- « vent aussi, l'endotoxine entérotrope qui agit parfois « si fortement sur la muqueuse intestinale et les voies

« biliaires ».

« L'indice toxique a été variable suivant les souches « mises en expérience ; il a été tantôt très élevé, tantôt « faible, mais se traduisant néanmoins, dans ce der-

« nier Cas, par des paralysies tardives. »

En 1928, encore, M. le Professeur Vincent, dans une nouvelle communication à l’Académie des Sciences : «Sur la sérothérapie anticolibacillaire. Résultats de

son emploi dans les infections aiguës ou chroniques à

Page 1