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« reconnaître les siens). À la suite des injections de « sérum, elle a repris entièrement sa connaissance, a « parlé, mangé, s’est levée, a téléphoné à sa famille « pour donner de ses nouvelles, etc... »
Il importe de faire remarquer, au sujet de cette observation, que certains des symptômes, manifestés par cette malade témoignaient d’une atteinte encéphalique, laquelle était sous la dépendance du colibacille puisque la guérison est survenue sous l'influence du traitement spécifique.
La même année, en 1928, dans le Bulletin de l’Académie de Médecine, on trouve un nouveau travail de M. le Professeur H. Vincent : « Sur la sérothérapie anticolibacillaire » dans lequel il écrit à propos de diverses races de colibacilles
« Tous ces microbes paraissent cependant posséder, « ainsi que je l'ai montré, la propriété commune et « caractéristique de fabriquer des toxines identiques. « Savoir : l’exotoxine neurotrope, déterminant le coma «et les paralysies chez les animaux, et l’endotoxine « entérotrope dont les effets sur la muqueuse, les « glandes intestinales et l'appareil biliaire se traduisent «€ par une diarrhée profuse et par des lésions anato- « miques de l'épithélium de l'intestin grêle. »
En 1929, M. le Professeur Vincent fait, encore, une communication à l’Académie des Sciences : « Sur les effets pathogènes exercés chez l’homme et chez l’animal par l’exotoxine neurotrope du B.:coli. »
Nous reproduirons cette communication en entier :
« Dans un certain nombre de recherches anté-
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rieures, jai étudié la toxine sécrétée par le B. coli. J'ai démontré que celle-ci n’est pas une, mais qu’elle comprend :
« 1° Une endotoxine thermostabile, entérotrope et hépatotrope, agissant énergiquement sur l’épithélium et les glandes de l'intestin, le foie et la vésicule biliaire ;
« 20 Une exotoxine neurotrope, thermolabile, indépendante de l’endotoxine, ayant une affinité très particulière pour le système nerveux. Les deux toxines sont constantes et il est possible de dissocier par l’expérimentation leurs effets respectifs.
« L’exotoxine neurotrope joue, ainsi qu'on va le
montrer, un rôle important et mal connu en patho-
—ogie humaine. Ses effets morbides se rapprochent
beaucoup de ceux qu'elle détermine chez l'animal. Certaines races de bacille la produisent plus abondamment. On la constate, dans les cultures, déjà après 18 à 20 heures. Le filtrat des cultures, introduit dans la veine du lapin à la dose de 1 cm°5 à 2 cm’, peut le tuer en 2 à 18 heures. L’animal présente, parfois après 30 minutes, une stupeur marquée ; il reste couché sur le flanc, inerte, insensible à la piqüre ; le réflexe conjonctival est affaibli. La mort survient dans le coma.
« Si la dose injectée est plus faible, ou si la toxine provient d’une souche moins active, la mort est plus tardive ; elle se produit deux à huit jours après, mais souvent un, deux et même trois mois plus tard. Elle
est toujours précédée d’une phase de paralysie pro-