‹ Les Psychoses ColibacillairesChapitre 40 sur 42 · PA CC · texte numérisé non relu

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libacillaire rénale est intervenue très tardivement, en 1928, mettant cliniquement en évidence l'influence du B. coli dans ce syndrome entéro-nerveuxsi ancien. Dans cette observation bien remarquable qui m'a été transmise par M. le D' A. Lippens, l'origine colibacillaire du syndrome, aggravé et entretenu, jusqu'alors, par la lésion périsygmoïdienne, s'est révélée par les effets presque immédiats de la sérothérapie, Voici le cas :

« M. G.... est âgé de soixante-douze'ans. Depuis l’âge

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tee

de dix-huit ans, il souffre de troubles digestifs incessants etgraves, gastriques etsurtout intestinaux : constipation et crises diarrhéiques, spasmes du côlon, exacerbations très douloureuses et très fréquentes. A l’âge de trente-deux ans, il eut une très forte entérite aiguë qui fut vraisemblablement l'origine d’une sig moiïdite avec périsigmoïdite et rétrécissement du gros intestin qui furent vérifiés plus tard.

« Depuis lors, l’état ne s’est pas amélioré. Anémié, amaigri, d'une “Santé délicate, atteint d'un nervosisme excessif, ce malade consulta nombre de médecins, en Belgique, en France, en Allemagne, en Suisse qui tous portèrent le diagnostic d entérocôlite muco-membraneuse. Aucun des traitements ni des régimes qui furent prescrits n’amena la disparition, ni même la sédation sérieuse de ces symptômes. Une grippe sévère, contractée en février 1927, une seconde atteinte en janvier 1928, déterminèrent, au contraire, une exacerbation violente de son mal. Crises terribles de coliques prolongées s’accompagnant de syncopes subintrantes durant trois ou quatre heures, de transpirations profuses et de vomissements. Constipation opiniâtre interrompue par les débâcles intestinales, avec hémorragies abondantes. « L'examen radiologique décela une forte dilatation du côlon ascendant et du transverse. Le côlon descendant est rétréci, épais. Périsigmoïdite serrée. Arrêt plus ou moins complet de la baryte pendant trois jours.

« En 1958, une infection grippale entraîna une nou:

velle aggravation de l’entérite, puis l'invasion des voies urinaires par le B. coli vérifiée par le labora-

toire : ce fut une révélation.

€ On injecta un auto-vaccin, mais les urines contiennent toujours une flore microbienne aussi riche. Dysurie, ténesme vésical, pollakiurie ; le malade se

lève huit à dix fois par nuit pour uriner.

« Devant l’insuccès des traitements multiples tentés dans ce cas si prolongé et si dégespérant, on pratiqua la sérothérapie anticolibacillaire. Six injections de 20 cmc. de sérum furent faites. Voici les résultats du traitement que m'a fait connaître M. le D' A. Lippens. Ils ont été confirmés par une lettre de M. G...

dont je donne d’abord un extrait :

« Le sérum, écrit le malade, a produit un effet extraordinairement bienfaisant sur les désordres intestinaux... [1 me semble maintenant être redevenu normal. Depuis plus de trois mois, je mange des aliments que je n'avais plus pris depuis vingt-cinq ou trente ans... »

« Bien que les lavages de la vessie et du bassinet (ainsi que je les prescris dans ces états graves) n’aient pu être supportés, la pollakiurie et le ténesme, les symptômes nerveux, les spasmes, les coliques, les crises de constipation et les débâcles diarrhéiques ont cessé. Le sérum ne pouvait évidemment avoir d'effet sur le rétrécissement ancien du côlon ascen-

dant:

« Sept mois après, je suis informé que, malgré son

per

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