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folérables. Le goût et l’odorat sont altérés aussi et sont sujets également à de véritables hallucinations. » (Le-
ven).
La petite hypocondrie, correspond pour G. Lion à l'ancienne neurasthénie des auteurs et fait partie de la psychasthénie de Janet. Elle est très fréquente et a d’étroits rapports avec les maladies du tube digestif. Les malades commencent par avoir simplement une gastro-névrose d'origine gastrique, puis « sous l'influence de la persistance des causes ayant amené cette forme de gastro-névrose, sans troubles mentaux accentués, ou à l’occasion de causes nouvelles, et particulièrement du découragement suscité par des essais infructueux de traitement, l'état psychique s’accentue, les préoccupations hypoconcondriaques deviennent une véritable obsession : les malades se transforment en parapsychosés. Plus exceptionnellement la maladie se présente d'emblée sous la forme de parapsychose. » (Hayem et Lion).
XVI. Confusion mentale. — La confusion mentale (démence aiguë d'Esquirol ; stupidité ‘de Georget : torpeur cérébrale de Ball, etc.) est « un trouble psychique carac érisé, comme le nom l'indique, par la confusion des idées, l'impossibilité de les coordonner et d’apprécier exactement la nature des impressions perçues, sans trouble émotionnel au moins constant et fondamental. Il s’agit d’une obnubilation, habituellement transitoire, des facultés intellectuelles, d’un état de torpeur cérébrale ou de démence aiguë, le mot aigu impliquant iei que !a
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#rouble se développe d'ordinaire assez vite et n'esi pas irrémédiable comme celui qui caractérise la démence Droprement dite. » (Gilbert Balet). Dans la confusion ‘«nentale, comme l’a fort bien dit Delasiauve, il y a torpeur intellectuelle, absence plus ou moins absolue d'idées ; l'exercice de la pensée est entravé ou aboli.
La confusion mentale paraît bien, dans certains cas, : -6tre directement fonction des troubles digestifs. Dans des £as simples il arrive fréquemment qu'après un repas et même lorsqu'il semble calme extérieurement, le dyspeptique ne peut se livrer à aucun travail ni s'endormir, ‘parce qu'il n’est pas maître de régler le cours de ses pensées ; il essaie en vain de faire appel à sa volonté pour maîtriser le flot des idées qui se pressent tumultueusenent dans son cerveau ; le vouloir, comme les autres fonctions intellectuelles, ne répond pas chez lui à l’appel. T1 se tourne et se retourne dans son lit, allume une lumière pour lire et faire diversion au cours de ses pensées, mais 1l ne peut saisir le sens des mots ou l’enchaînement des idées de l’auteur et, à travers les lignes du lire, son cerveau excité voit une foule de mots incohérents qui n’ont aucun rapport avec sa lecture. Ce n'est qu'à la longue et au bout de plusieurs heures, après avoir passé en revue les moindres événements de ia la journée et s'être arrêté aux plus futiles possibilités F) +enir qu'il s'endort et souvent pour tomber en proie à un cauchemar terrifiant.
D’autres malades n'ont ni mémoire, ni attention ; leur langage est décousu ; leurs idées s'entremêlent. Ils vivent dans un état de rêve, avec des hallucinations de la
Le mé
vue et de l'ouie. Ces formes simples, quand elles sont d’origine gastrique, guérissent rapidement et leur durée: ne dépasse guère six semaines. Les formes fébrile et siupide reconnaissent rarement l’étiologie gastrique.
On pourrait dire, d'une façon générale, que la confusion mentale revêt une forme aiguë ou subaiguë, suivant qu’elle est le fait d'une maladie infectieuse à marche rapide ou d’une auto-intoxication à évolution plus lente. Il n'y à cependant pas un rapport absolu entre la durée, ïa gravité de l’état confusicnnel et la marche lente ou rapide de la maladie « physique » en cause. L'influence mystérieuse de la prédisposition intervient ici et plane encore sur l’étiologie tout entière. Suivant la prédisposition du terrain, l'aptitude originelle, la résistance et la vitalité des éléments cérébraux, la confusion variera dans son intensité et sa durée, comme aussi dans sa terminaison.
La CONFUSION MENTALE AIGUË PAR RÉTENTION FÉCALE a été
étudiée par Hutchinson, Bridger, Pierret et Feyat, Wa:
gner von Janregg, Alessi, Fürst et Stolcher, Solder. Les.
-études expérimentales de Bouchard et de ses élèves, ont
démontré qu’il existe dans le contenu intestinal une foule de substances toxiques dont la nature et le moûe d'action ne sont encore qu'imparfaitement connus.
Les matières renfermées dans le gros intestin, après de longues et patientes recherches faites par M. Bouchard, ont été reconnues comme possédant une grandetoxicité. Si l’intoxication ne se manifeste pas avec plus. de fréquence et plus d'intensité, c’est que le foie arrête et.
neutralise en grande partie les poisons intestinaux et