NOMME
gastropathes, assez souvent des débiles entachés de pto-
ses, à digestion gastrique lente, pénible, rarement franchement douloureuse. Le cycle digestif peut être très prolongé ; cependant l'estomac est généralement vide le matin, sauf dans les cas de gastropathie très ancienne <yant déterminé une forte atonie avec atrophie du muscle. »
L'anorexie mentale s’observe surtout chez les jeunes filles (Lasègue, Gasne, Dutil et Laubry, Gilbert Ballet, André Thomas, Comby, Hutinel, Tarrius, Bérillon, Féré et Girou, Raymond, Solier, Régis, Déjerine et Gauckler) ; le plus souvent à partir de l’âge de douze ans (Lasègue) ; mais Kizel signale un cas chez une jeune fille
de onze ans, Boulade chez une fillette de neuf ans, For- :
chheimer chez une autre de sept ans et Buffet-Delmas,
Comby, Hutinel des observations nombreuses chez des
nourrissons. Caryophylis et Blum (in #4. Samy Kâmal) -
semblent l'avoir observée chez des hommes.
Symptomatologie. — Lia maladie éclate à la suite d’une vive contrariété ou d’une fatigue. Une fois l’état mentai déclaré, les malades refusent de s'alirmenter et l’affection reproduit le tableau magistralement tracé par Lasègue. Au début, la jeune fille réduit sa nourriture qualita-
ivement et quantitativement et moins elle mange, moins :
<lle a d’appétit. Tout d’abord elle est docile et consent : :
manger quand on le lui dit puis se révolte et refuse les :
fliments, présentant même souvent du délire d’indignité. Longtemps elle peut mener une vie normale, lé . tat général restant bon. Puis elle refuse absolument de s'alimenter ; se fatigue vite et devient sujette aux verti-
DS à
ges ; ses mains sont froides, humides et cyanosées, elle maïigrit, présente de l’aménorrhée, des signes d’anémie, des souffles vasculaires: Dans une troisième période #urvient la consomption : la malade ressemble à une phüsique avancée, avec émaciation extrême, hypother mie, tachycardie, etc. Souvent alors la malade, deve- True plus docile, consent à se laisser soigner, mais les rechutes ne sont pas rares.
« La méconnaissance de l’anorexie mentale, dit M. 18 Professeur Déjerine, est d'autant plus grave que les mafades qui en sont atteints peuvent mourir d’inanition. » Le pronostic doit être toujours réservé; en effet, des complications digestives et la tuberculose peuvent venir se greffer sur ce terrain rendu propice et Charcot, Raymond, Gasne ont signalé des Cas de 7071.
Le traitement doit être surtout prophylactique : soigner les lésions digestives s’il y en avait, empêcher leur apparition forcée chez des personnes se soumettant volontairement à l’inanition en leur prescrivant un régime convenable, etc. Une fois la psychose déclarée : isolément dans la famille, psychothérapie, suggestion et surtout alimenter le malade (même suralimenter), et si Sesoin est recourir au gavage ou aux lavemerts alimentaires jusqu'à disparition de la psychose. Dans un cas dernièrement signalé, Buffet-Delmas aurait fait chez un nourisson 2050 gavages et est parvenu à vaincre la psychose. « La thérapeutique de l’anorexie mentale est celle ui donne les plus beaux résultats. » (Déjerine).
La macropsie (Sollier) qui consiste en ce que les aliments qu'on présente paraissent volumineux, mons-
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4rueux, la patiente se déclarant incapable de les ingérer,
serait à rapprocher de l’anorexie mentale proprement dite : elle reconnaît d’ailleurs les mêmes causes et est justiciable des mêmes principes de traitement.
XIX. Vomissements incessants. — Cette maladie, heu- «: LES | reusement assez rare, se montre chez des dégénérés jeu-
| nes, parfois chez des enfants du deuxième âge. La gasfralgie des jeunes hystériques est un terrain favorable pour son développement. Les malades acceptent la nour- .
riture, mais la rendent aussitôt, avant même qu'elle soit parvenue dans l’estomac. Au bout d’un temps varia- ‘ Dle, ils tombent dans un état d’amaigrissement progresà sif, pouvant devenir véritablement squelettique, et meu- À “ent d’inanition comme dans l’anorexie mentale.
XX. Boulimie, faim douloureuse, etc. — Nous allons opposér ici à l’anorexie mentale et aux vomissements incessants, les cas d’exagération d’appétit qui chez certains
-malades, par le degré de leur acuité et bizarrerie pren- FE nent un véritable aspect de syndrôme psychique et qui tiennent selon toute vraisemblance à des dérangements du tube digestif.
Beard raçonte l’histoire d’un neurasthénique qui atteint d'accès de boulimie nocturne, ne pouvait s’endormir qu'à la condition d’avoir à côté de son lit un repas fout prêt; d’autres dyspeptiques souffrent d’une faim douloureuse, sensation de faim plus ou moins prononcée, accompagnée de crampes, d’endolorissement du \ creux épigastrique.
La faim nauséeuse avec sensation indéfinissablke de Thalaise et de dépression ; la faim anñxieuse où angois-
sante de Mathieu, véritable phobie de la faim, qui met
Parfois les malades dans un état d'angoisse fort pénible avec sueurs froides, tremblements, impulsion irrésisti-
ple à se procurer des aliments, jusqu’à la golyphagie ou
acorie, C'est-à-dire diminution ou abolition de la sensafion de satiété, peuvent être assez souvent observés chez ‘des malades atteints de dilatation gastrique.
XXI. Manie et délire aigu. — On comprend sous cette dénomination les conceptions délirantes, idées fixes, idées bizarres, la perte de l'attention, l’incohérence kt l'agitation avec mouvements automatiques et répétés.
Le mot manie peut être pris dans une double acceptation : syndromique et nausologique. Envisagée en tant que syndrôme, la manie est caractérisée, comme l'a dit Baillager, « par une surexcitation générale et permanente des facultés intellectuelles et morales. »
Le délire émotif, dit Morel, est caractérisé par la fFacilité avec laquelle les malades subissent une impression d’un ordre déterminé et y confondent soudainement leurs pensées, sans que le raisonnement et l’expérience leur viennent en aide pour rectifier ces impressions et Chasser les terreurs vaines qui les assiègent. On connaît
les accès que donnait au savant Erasme, la vue d’un
plat de lentilles, celle du cresson de fontaine au célèbre
Scaliger. Sénac cite des faits analogues à propos de Paoli et d’autres personnages. Pierre Bayle était pris,
‘dit-on, de syncopes lorsqu'il ouvrait un robinet. L'illus-
ae 10/ Ps
fre Bacon éprouvait, affirme-t-on encore, un état de syncope pendant les éclipses de lune. Le roi Jacques IT tremlait à l'aspect d'une épée nue, et la vue d'un ânon suf- “sait, dit la chronique du temps, pour faire perdre connaissance au duc d'Epernon.
Willis, dit Griesinger, rapporte l'exemple d’une dame font la santé était altérée : « Un jour, en mangeant un gâteau, ellé fut prise d’un sentiment de chaleur brûlante dans la région épigastrique. Il s’ensuivit un délire sensoriel instantané. Elle s'imaginait que la partie inférieure de son corps était en feu. Elle prit son élan, se précipita dans la rue en criant qu’elle était maudite de mieu, damnée et qu'elle ressentait déjà les supplices de l'enfer. Le même délire se reproduisait aussitôt que cette dame éprouvait la même sensation. »
Bayle rapporte dans sa thèse une observation de manie Antermittente, due à une gastro-entérite chronique. Il s’agi d'un sellier de 48 ans, sans antécédents, mais de santé @élicate, de son naturel doux et modeste. Il suivait de- ‘puis longtemps un régime irrégulier et ne mangeait ‘qu’une fois par jour, à six heures du soir. Au début de septembre, il est pris de nausées, il a la langue blanche et la bouche mauvaise ; il se purge avec cinq pilules de Clérambourg et il prend ensuite du quinquina.
Le 20, il est agité, il se lève, crie qu’on veut l’assassiner et l’empoisonner ; on le conduit à Charenton, on constate qu'il à la langue très rouge et de la diarrhée ; il ressent une chaleur intense à l’épigastre et il éprouve là une forte douleur à la pression ; le pouls est fréquent.
La nuit d’après, accès de manie : loquacité incohs-
rente, il sort de son lit et renverse tout ce qu'il rencon: fre ; on jui met la camisole de force, des sangsues à la #ète et on lui donne comme boisson de la tisane d'orge.
Le lendemain, il est calme, demande : pardon, dit qu'il n’est pas maître de lui et que lorsqu'il est sur le point d’avoir sa crise « À a un goût désagréable dans la Mouche, éprouve de fortes nausées et sent quelque chose qui part de son estomac, remonte à sa gorge et s'empare de sa tête. » à
Quelques jours après, il a encore une crise ; on le met à la diète et à la tisane d'orge. Le 11 octobre, le malade “est guéri et demande à retourner dans sa famille.
« Cette observation, dit Bayle, nous offre un exemple de délire sympathique que personne n'oserait révoquer en doute. Le malade était affecté depuis longtemps d’une ‘gastrite chronique, qui est tout à coup exaspérée au plus haut degré par les pilules drastiques et le quinquina qu’on lui a administrés. Dès ce moment, l'irritation de Yestomac retentit dans la plupart des organes : la fièvre, les sueurs, le délire se déclarent. Mais le désordre des facultés a une telle analogie avec l’aliénation mentale “essentielle que le malade est déclaré aliéné par les médecins de l’hospice de la Charité. Et en effet, si l’on avait Agnoré des circonstances qui avaient précédé et accompagné Je délire, il eût été impossible d’en assigner la véritable nature... Une remarque qu'on ne doit pas laisser échapper, c’est que le malade, à l'invasion du délire, <riait qu’on voulait l’empoisonner et le faire périr. »
Tostain cite le Cas d’un homme de 41 ans qui est suet à de fréquentes attaques de folie et chez lequel on
me peut trouver aucune autre cause qu'une lésion des fonctions digestives ; habituellement, il est honnête, $o- -bre, grand travailleur, mari et père parfait. Pendant les quelques jours qui précèdent la crise, il a la langue Blanche et épaisse, l’haleine fétide, il se plaint de ses dicestions et d’une douleur à la région épigastrique ; puis, {1 souffre de la tête, il ne dort plus et ses yeux deviennent rouges. Alors il perd connaissance et entend des démons qui l’entretiennent des infidélités de sa femme.
Féyat rapporte l’histoire d’une dame (obs. IX), habituellement constipée qui est entrée à l’asile de Bron avec fous les signes d’une excitation maniaque intense, ne bouvant rester en place, arrachant ses vêtements, présentant de l’incontinence des urines, refusant les aliments parce qu'il sont empoisonnés. Elle entend sonner au feu ; les plafonds s’écroulent ; on scie les portes ; elle voit un chien couvert de feu ; toute sa famille est perdue. Ælle se croit en Amérique et cherche, dit-elle, à voir la Mer Rouge ; la nuit elle entend bombarder Lyon. Cet état a duré six jours, et pendant ces six jours elle n’est pas allée une seule fois à la selle, des lavements n'ayant fu produire aucun résultat.
Au bout de ce temps elle est tombée dans un état comateux. Alors on fit le curage du rectum suivi de lavages avec de l’eau de seltz ; on provoqua ainsi l'expulsion d’une grande quantité de marrons stercoraux, de couleur brunâtre, très fétides, qui devaient occuper en grande partie la cavité du petit bassin. Dès le lendemain de la décharge rectale, la malade est sortie de sa torpeur.
L’appétit est revenu rapidement, et quelques jours
après là malade était revenue à peu près compiètement
A l'état normal, causant très posément, ayant parfaitement conseience de son état. Au bout de deux mois elle fut considérée comme guérie.
Le délire des persécutions peut se développer à la suite de l’'hypocondrie et sous son influence.
Un véritable délire hypocondriaque ou des idées hypo condriaques fréquentes, basés sur les mêmes troubles de la sensibilité générale, peuvent dailleurs annoncer, ac compagner ou suivre un délire des persécutions commençant.
Leven (in th. Pron) a observé une dame de 28 ‘ans,
dyspeptique et nerveuse qui, ayant lu, un jour, qu’un æhien enragé avait mordu plusieurs personnes, revoyait ce chien partout où elle se trouvait. Cette idée chronique fisparut quand la dyspspsie fut guérie ; mais chaque fois que, dans la suite, elle eut une indigestion ou prit une trop grande quantité d'aliments, cette dame fut de nouveau tourmentée par l’idée du chien enragé. Le même auteur a communiqué le cas d’un jeune homnu de 32 ans, qui avait des crises nerveuses, d’abord tous les quinze jours, puis de huit en huit jours ; ces crises étaient précédées, durant deux ou trois.jours, de maux de tête, d’'étourdissements et de vomissements ; elles consistaient en perte de connaissance pendant deux à trois minutes, contractures des membres et des mâchoires; puis, ia syncope cérébrale passée, le sujet se réveillait, parlait d'une façon incohérente pendant une demi-heure et poussait des cris horribles. Ce malade, qui prenait cinq fgrammes de bromure de potassium par jour, sans ré-
sultat, n'eut pas une seule crise pendant les quarante fours qu'il passa à l'hôpital Rotschild et pendant lesœuels il suivit un fraitement purement gastrique : lait reufs, poisson, viande, trois paquets de phosphate de chaux et de sous-nitrate de bismuth par jour. |
D'autres fois, une crise de vomissements, marquant la fin de l'embarras gastrique, fait cesser le délire que cetui-ci avait engendré.
Stoll rapporte l'observation d’un jeune chirurgien qui fut pris d’un délire tellement violent qu'on fut obligé de Aui garotter les quatre membres pour le conduire à l’hônital ; là, on pratiqua une saignée sans succès. La langue était d’un blanc verdâtre et la fièvre peu intense ; on administra alors un vomitif et la connaissance revint au malade aussitôt après les vomissemensts.
Sous l'influence des idées hypocondriaques, le persécuté peut devenir homicide ou suicide ; d'autre part, des idées de satisfaction relatives à la personnalité physique meuveni amener un délire des grandeurs de même nature.
Voivenel et Roux présentent un malade atteint de débilité mentale sans signes de dégénérescence physique Bien significatifs. Ce débile, qui jouissait cependant d’un sens artistique assez développé et d'une mémoire musi- Æale particulière, fit un délire mégalomane sous l'influence d’excès alcooliques et de troubles gastro-intestimaux, qui guérit définitivement en vingt jours par la suppression de l'alcool, le régime lacto-végétarien et rjuelques laxatifs. |
M. le Professeur Albert Robin eût l’occasion d’obser-
ver le cas d’excitalion maniaque que nous reproduisons in extenso.
« Une dame, âgée de 38 ans, à hérédité neuro-arthritique, névropathe elle-même, ayant eu dans ses antécédents personnels des coliques néphrétiques, et souffrant depuis longtemps de troubles dyspeptiques du type hypersthénique avec augmentation de volume du foie qui était légèrement sensible à la percussion, subit des chocs moraux prolongés à la suite desquels elle est prise d’excitation maniaque qui paraît assez grave pour qu'on l'interne dans une maison d’aliénés, sur le conseil d'un spé- «Claliste.
« Appelé auprès d'elle quelques mois plus tard, avec mon collègue le professeur Raymond, nous constatons un type d’excitation maniaque, avec l’ensemble symptomatique suivant: volubilité de paroles incohérentes et sans suite, alternatives d’excitation et de dépression, délire d’actes, crises d’érotisme, hallucinations auditives, entend des voix, ne reconnaît pas ses parents, fuit dès qu'on l’approche, puis se retourne en faisant des gestes de menaces, crache à la figure de ceux qui lui parlent, mousse des cris, se croit poursuivie, oublie sa personna-. lité et même son nom. Elle est en proie à une insomnie totale, refuse de manger parce qu'elle pense qu’on en, veut à sa vie et n'est plus que l’ombre d'elle-même, tant «lle à maigri.
« La langue est chargée d’un épais enduit jaune noirûtre, l’haleine est extrêmement fétide, l'estomac clapote, Ba constipation est intense et le foie, très sensible à ja
mas 1 0 nue
«pression, déborde les fausses côtes de deux travers de doigt.
« L'analyse d'urine pratiquée par M. A. Bourningau:t donna :
1° Le rapport de l’acide sulfurique éthérifié à l'acide sulfurique total, qui exprime le coefficient des fermentations gastro-intestinales, monte à 11 p. 100, au lieu de 542%
à 6 p. 100. — Abondance d'indoxyle et de produits scatoliques. — Présence dans les sédiments d’une grande
quantité de cristaux d’oxalate de chaux. (Fermentations
gastro-intestinales).
2° L’acide phosphorique combiné aux matières organiques et le phosphore incomplètement oxydé, qui sont en rapport avec le taux de la désassimilation dans le systèane nerveux, s'élèvent à 0 gr. 0856 par vingt-quatre heures et à 0 gr. 0015 par kilogamme de poids, au lieu da 0 gr. 040 à O0 gr. 046 et de O gr. 0006 à O0 gr. 0007. (Excès de la dénutrition nerveuse).
3° L’azote total atteint 0 gr. 280 et l’urée O gr. 494 par
kilogramme de poids et par vingt-quatre heures, soit.
une azolurie marquée, les normales étant de 0 gr. 202 à 0 gr. 220 pour l'azote total, et de 0 gr. 369 à 0 gr. 407
mour l’urée. Cette grande quantité d'azote correspondait
à une destruction de 1 gr. 792 d’albumine par kilogramme de poids et par vingt-quatre heures, quand la normale est de 1 gramme environ. (Dénutrition musculaire).
4° Le rapport des acides sulfuriques préformé et éthé-
rifié à l'acide sulfurique total, qui exprime l'activité hépatique, s'abaissait à 71 p. 100, au lieu de 88 à 90 p. 100. ‘Insuffisance fonctionnelle du foie).
pe ei KE MAS
9° L'acide urique était très augmenté, à O gr. 021 par kilogramme de poids et par vingt-quatre heures, au lieu , de 0 gr. 006 à 0 gr. 0077. Son coefficient de solubilisalion était diminué des trois quarts. (Excès d'acide urt- #ue).
« On rédigea l'ordonnance suivante :
1° Isolement et repos aussi absolus que possible. Au réveil un {avement d’un demi-litre avec de l’eau bouillie, . à la température de la chambre, et qu'on gardera jusqu'à ce que la sensation de fraîcheur ait disparu. Le lavement évacué, un grand bain tiède amidonné avec 50 grammes de gélatine, d'une demi-heure de durée. (Effets : Sédation du système nerveux. — Stimulation hépatique )
2° 30 grammes d’hwile de ricin dans du bouillon. Les jours suivants, entretenir les évacuations alvines, en donnant, après le repas du soir, une infusion de 6 à 8 follicutes de séné lavés à l'alcool, dans une tasse d’eau bouillante. — (Effets : Evacuation intestinale des matières fermentescibles. — Légère stimulation hépatique.)
3° Régime exclusivement végétarien, au moins pour un temps. Insister sur les végétaux azotés, sur les pommes de terre et sur les pâtes. Pas de beurre cuit ; ni sauces, ni fritures. C6mme boisson, infusion très chaude de til leul ou de feuilles de mürier. Le soir avant de s’endormir, un grand verre d'eau de Contrexéville. — (EFFETS : Diminution des purines et des toxines exogènes. — Eliminalion plus facile des toxines endogènes et des produits irritants provenant des fermentations gastro-intestinales).
4° Pendant dix jours, prendre au réveil un demi- Ferre d'une macération de 1 gr. 50 de copeaux de quassia amara. Dix minutes avant déjeuner et dîner X gouttes de teinture de noix vomique dans un peu d'eau. AuUSssitôt après chacun des trois repas, une poudre de petite saluration. Au milieu du déjeuner et du dîner, un granule de Dioscoride avec une cuillerée à soupe d’une solution de fluorure d'ammonium à 0 gr. 15 pour 300 grammes d'eau distillée. — (EFFETS: Siimulation des fonclions gastriques. — Saturation des acides de fermentation. — Antisepsie stomacale. — Régularisation de la nutrition nerveuse. — Diminution de la production de l'awide urique el solubilisation de l'acide unique formé).
5° Les dix jours suivants, prendre, au réveil et à 5 heures du soir, X puis XV gouttes d'extrait fluide de Combretum Rambaulti, soit dans un demi-verre d’eau de Vichy (Grande-Grille) additionné d’une petite cuillerée à café de glycérine pure, soit dans une tasse d’infusion Me 1 gr. 40 de feuilles de boldo. Avant le déjeuner de midi et le dîner une grande cuillerée de la solution composée de sidonal :
SCOTIA PE CR NET ESA S gr.
Benzoate de soude............ 5.
Phosphate de soude........... 10 »
Fa: DO IP ARE 300 »
Avant de s'endormir, un grand verre d’eau de Vüirtel {source salée). — {EFFETS : Stimulation de l'activité hébatique. — Solubilisation de l'acide urique. — Réqulari-
sation de l'activité nerveuse.)
6° Ces dix jours écoulés, revenir à la médication du
en) LÉ Are 2 ET EN LS CN Re * ge tà AUS | A 4