‹ Les ptoses viscéralesChapitre 14 sur 103 · II. — technique de palpation, procédé du a GLISSEMENT · texte numérisé non relu

II. — technique de palpation, procédé du a GLISSEMENT

Des notions relatives aux caractères variés d’accessibilité, de siège, de longueur, de forme, de volume et consistance, de mobilité de la corde, transverse, se déduisent les règles qui doivent présider à sa recherche.

Le procédé de palpation qui m’a paru le meilleur est celui que j’ai décrit sous le nom de a procédé du glissement », '

PALPATION DE L’INTESTIN

Le « procédé du glissement » , appliqué à la recherche d'un segruent sténose du gros intestin, comprend deux temps: — Premier temps : déprimer à l'aide, soit du bord radial ou du bord cubital de la main, soit des extrémités juxtaposé'es des doigts, la paroi abdominale antérieure jusqu'à sa rencontre avec le plan osseux sous-jacent. La paroi sera déprimée suivant une ligne voisine du segment cherché, et parallèle à sa direction. — Deuxième temps : faire glisser sur le plan osseux la ligne de compression parallèlement à elle-même, jusqu'à ce que les doigts atteignent et franchissent le relief formé par le segment intestinal, dont on soupçonne et dont on recherche la sténose.

Si le côlon est sténosé, les doigts le feront « sauter », le feront rouler en le franchissant.

Pour la recherche de la corde transverse à l’aide de ce procédé, il faut se souvenir que les limites extrêines entre lesquelles on peut rencontrer la corde sont, en haut, le parallèle passant à 2 centimètres au-dessus de l’ombilic, en bas, le parallèle passant à 5 centimètres au-dessus du pubis ; que, plus haut, la corde échappe aux doigts qui la font remonter ; que, plus bas, au contraire, elle résiste à la progression et que, par conséquent, la perception de son relief s’augmente de la perception de résistance ; que la corde est mobile dans le sens vertical ; et enfin qu’elle s’abaisse sous l’influence des mouvements d’inspiration, lorsqu’elle siège au-dessus de l’ombilic, d’où les règles suivantes :

Pour chercher la corde transverse à Vaide du procédé du glissement il faut, 1“ à la fin d’un mouvement d’inspiration, déprimer la paroi antérieure de l’abdomen jusqu’à la face , antérieure de la colonne vertébrale, suivant une ligne transversale placée à 3 centimètres au-dessus de l’ombilic, puis 2° faire glisser de haut en bas la ligne de compression autant que le permet la mobibté verticale de la paroi antérieure de l’abdomen. Si Von perçoit un relief, qu’on puisse le faire « rouler » sur le plan sous-jacent et le franchir alternativement de haut en bas

SIGNES OBJECTIFS

et de bas en haut, le faire « sauter » sur chacun de ses bords supérieur et inférieur, ce relief n’est autre que la corde transverse. Si Von ne perçoit aucun reliefs il faut déplacer de plus en plus bas la ligne primitive de compression, jusqu’à ce qu’elle atteigne la limite inférieure où peut siéger, la corde, et à chaque reprise, autant que le permet la mobilité de la paroi, glisser de haut en bas sur le plan osseux cette ligne de compression. Alors seulement, si l’on n’a rien trouvé, on pourra dire qu’il n^ a pas de corde transverse chez le malade examiné.

Ce procédé de palpation est parfait lorsqu’il s’agit de la corde transverse médiane. Mais lorsque la corde transverse est latérale, lorsqu’il s’agit de ce qu’on pourrait appeler une demi-corde, l’accès en est plus sûr si on aborde la corde, non par la paroi antérieure du mésogastre, mais par la paroi latérale, car c’est sur la face latérale de la colonne qu’il faut la faire glisser. Dans ce cas, c’est avec la pulpe du pouce que l’on cherchera la corde ; pour cela la paume de la main étant placée sous la région lombaire du côté examiné, de telle sorte que le pouce laissé en avant puisse déprimer la paroi antérieure jusqu’à sa rencontre avec la face latérale de la colonne, on n’a plus qu’à faire glisser de haut en bas cette ligne de compression exercée par le pouce pour sentir, quand il existe, le relief de la demicorde transverse.

Page 1