‹ Les ptoses viscéralesChapitre 19 sur 103 · I. — ' Caractèbes objectifs · texte numérisé non relu

I. — ' Caractèbes objectifs

A l’état normal, la palpation ne peut distinguer le cæcum des autres éléments de la région du flanc, droit, l’exploration ne décèle ni organe limité, ni caractère spécial de densité distincte du reste de l’abdomen, ni sensibilité particulière, ni bruit spécial. S’il en est autrement, ce sont tout autant de

<1) F. GLÉNARD..De VEntéroptose, etc. Paris, Masson, 1885

PALPATION DE L’INTESTIN

signes anormaux dont chacun doit comporter un enseignement. Je ne crois donc pas que Bouveret (1), dans le remarquable chapitre qu’il a consacré à l’Entéroptose, ait raison quand il dit qu’« on sentie cæcum dans la fosse iliaque droite, même à l’état normal ». Si on le sent, c’est à dire si on peut le délimiter, seul cas dans lequel on soit sûr qu’on palpe le cæcum, c’est, à mon avis, anormal. Il en est ainsi pour le boudin cæcal, dont l’étude comporte tous les cas dans lesquels le cæcum présente ce caractère capital, de pouvoir être délimité par la palpation.

Mais, d’un autre côté, le boudin de la « eolosténose cæcale » ne présente aucune analogie avec le boudin cylindrique, énorme et immobile, qui, dans la pérityphlite, dessine sous les téguments le cæcum parésié et encombré de matières fécales; il n’a aucun rapport avec la tuméfaction qui, dans l’inflammation péricæcale consécutive à l’appendicite, soulève le flanc, donne à la palpation la sensation de résistance du « carton mouillé » (Roux) et dans lequel la pression la plus légère provoque une douleur aiguë au malade.

Les caractères du boudin cæcal méritent donc d’être étudiés avec soin.

a. Accessibilité.

Dans les cas où existe le boudin de la eolosténose cæcale, la palpatio7i générale du fla^ic droit ne trouve rien, à part une sensibilité anormale profonde que l’absence de localisation précise fait attribuer soit à l’ovarie, soit à l’hyperesthésie* de quelque plexus mésentérique. Il faut soupçonner le boudin cæcal pour le chercher, le chercher où il est placé et encore, pour le trouver, il faut appliquer un certain procédé de palpation. Ce procédé est celui du « glissement » que nous avons décrit.

Le boudin cæcal peut exister et être décelé non seulement chez les sujets maigres, mais aussi chez ceux dont le ventre

(1) Bottvebet.' L’Entéroptose ou Maladie de Glénard. In traité des maladies de l’estomac. Paris, Baillière, 1893, p: 361-ù»0.

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