III. - SIGNES d’oBSTRCCTION
C’est comme signes d’obstruction que les signes attribués à la dilatation présentent tout leur intérêt, car ils conduisent directement à la cause de la maladie, l’occlusion, dont ils permettent même de préciser le siège. A part le bruit de clapotement qui, dans aucun cas, n’est, à lui seul, ni un signe de dilatation, ni un signe d’obstruction, mais seulement un signe d’atonie et de rétention, les quatre autres signes, relevés par Bouveret comme signes de dilatation, sont bien signes d’obstruction.
Le soulèvement de la paroi abdominale, pendant la contraction, indique, nous venons de le voir, que le cæcum ne se vide pas en se contractant : il y a donc un obstacle.
Le météorisme asymétrique plus prononcé à droite, même dans l’intervalle des contractions, n’existerait pas non plus s’il
PALPATION DE L’INTESTIN
n’y avait un obstacle à la libre communication du cæcum avec le transverse ; l’uniformité de tension dans l’intestin ne peut être rompue qu’à cette condition.
Le maximum ou même Yexistence localisés au cæcum de la douleur spontanée ou provoquée, indiquent également que la contraction ou la pression du cæcum augmentent la tension intérieure au lieu d’en évacuer le contenu et que, par conséquent, l’issue n’est pas libre.
Enfin le début, dans la fosse iliaque droite , de la contraction de la masse intestinale au moment des coliques prouve, de toute évidence, que le point de départ de la colique se trouve en aval du cæcum et à peu de distance de lui. Qui dit colique, dit contraction en amont d’un orifice sténosé. Si la colique débute par le cæcum, c’est que l’obstacle se trouve à l’orifice de sortie de cet intestin.
Tous les signes attribués à la dilatation du cæcum sauf le bruit de clapotement (qui n’est pas par lui-même un signe de dilatation) sont des signes d obstruction.
Au reste Bouveret lui-même, nous l’avons vu (1), attache de l’importance aux signes de la dilatation du cæcum surtout au point de vue du diagnostic de l’obstruction en aval de cet intestin.