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TECHNIQUE DE PALPATION

PROCÉDÉ NÉPHROLEPTIQÜE

La notion nouvelle d’un « rein mobile de l’hypochondrê », ajoutée à la notion classique du « rein mobile du flanc » ; les notions nouvelles de la mobilité respiratoire du rein mobile; des degrés de mobilité respiratoire, en rapport avec les degrés de ptose du rein ; de la trajectoire du mouvement imprimé au rein, soit par le processus de' ptose, soit par la respiration ; et enfin des variétés, si naturellement aujourd’hui expliquées par l’anatomie, d’accessibilité, de siège, de forme, de mobilité, sous lesquelles peut être rencontré le rein mobile, toutes ces notions permettent et rendent nécessaire la substitution, au procédé de hasard, qui est le .procédé décrit en quelques lignes par les classiques, d’un procédé de palpation tenant rigoureusement compte de toutes les données du problème. C’est ce procédé, dont la description se complète de tout ce que nous savons de nouveau sur les caractères objectifs du rein mobile, que je me suis efforcé de régler sous le nom de fi procédé néphroleptique .

Le « procédé népkroleptique » est un procédé de palpation qui a pour but de « saisir au piège » le rein, Im'sqtiil est

mobile, par la fouille méthodique du flanc et de Vhypocondre pendant que le malade fait un mouvement de profonde inspiration. .

Grâce à ce procédé, une anomalie silencieuse du rein, à côté de’laquellè on avait passé jusqu’ici . sans s’en apercevoir, sans même se douter quelle existât, s’est laissé prendre à un véritable piège, primitivement tendu pour atteindre. . . le coude droit du côlon. Sans ce piège on n’eût pas trouvé le rein mobile de l’hypochondre ; celui-ci ne serait pas encore connu aujourd’hui. C’est cette condition indispensable de piège qu’exprime le terme <r néphroleptique » (lambanô,je saisis à l’affût). L’expression est d’autant plus justifiée que, non-seulement la condition de piège est indispensable, mais encore quelle permet toujours d’atteindre le rein lorsqu’il est mobile, et pour peu qu’il soit mobile. C’est encore dans le but d’accentuer cette signification que j’ai proposé, pour désigner les «temps» successifs de l’exploration, des termes empruntés à la cynégétique, tels que ; a^ût, capture, échappement.

Fig. 20. — Position du médecin pour la recherche de la mobilité du rein par le « procédé néphroleptique ».

(Le médecin est placé ici, du côté de ta malade opposé au côté examiné).

PALPATION DU REIN

Il s’agit de «fouiller l’hypocondre » on aura donc recours à Yd, palpation bimanuelle (1). La palpation bimanuelle exige que le médecin, faisant face au malade, soit assû sur un des bords de la couche où il repose (2) comme cela se voit dans les figures ci-jointes, peu importe que ce soit du côté opposé au côté examiné (fig. 3), ou du même côté (fig. 4).

Fig. 21.

(Le médecin peut également se placer du même côté de la malade que le côté examiné).

Nous supposerons qu’il s’agit ici du rein droit. La description est la même ùour la recherclie du rein gauche, les mains seulement intervemssent leur rôle. Il est indifférent que le médecin soit placéf à droite ou à gauche du malade quel que soit le côté examiné.

La « palpation néphroleptique », appliquée a la recherche du rein mobile, comprend trois temps :

(1) üLÊNABD. — Fouille de V hypoeondre. Rev. mal. nutrition, 1&93.

(2) Glénaed. — Position du malade et du médecin pour la palpation bimanuelle. Rev. mal. nutrition, 18V3.

SIGNES OBJECTIFS

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