‹ Les ptoses viscéralesChapitre 71 sur 103 · LXXIX · texte numérisé non relu

LXXIX

t (obs. XXXIX, XLIX, LXII,i

Dans Ocas^LXiii, Lxv, lxvi, lxix, > lithiase biliaire.

( LXXII, LXXYl) . . )

Dans 4 cas (obs. XL, xlii, lxi, lxxvii) congestion du foie.

— 4 — (obs. XLvr, XLVii, L, Lxxiii) lithiase urique.

— 3 (obs. XLiii, xLV, Lxxiv) . . hyperchlorhydrie.

— 2 — (obs. LU, lui) . neurasthénie épileptiforme.

— 2 — (obs. Liv, Lxxx).. . . . migraine.

— 1 — (obs. XLi) . . . . rein flottant.

— 1 — (obs. Lv) . . . glycosurie arthritique.

— 1 — (obs. LVi) . . goutte.

— 1 — (obs. Lxxi) . : . . gravelle.

— 1 — (obs. LXiv) . métrite.

— 1 — (obs. Lxviii) . . ulcère gastrique.

— 1 — (obs. Lxxv) . entérite membraneuse.

— 1 — (obs. Lxxviii) . . entérite chronique.

42 cas.

Si nous comparons cette énumération avec celle des diagnostics classiques posés dans les 38 cas d’hépatonéphroptose avec lesquels nous avons constitué la première et la

PALPATION DU FOIE

seconde séries de cet état morbide, le fait qui attire de suite notre attention est le suivant : C’est, à côté des syndrômes neurasthénique, gastro-intestinal ou hépatique, qui seuls, à eux trois, se partageaient nos 38 premières observations, l’apparition de syndrômes nouveaux : lithiase urique, gravelle, goutte, glycosurie, migraine, métrite, rein flottant, 11 cas sur 42 observations, c’est-à-dire 26 %. C’est, en outre, le nombre relativement considérable (24 % au lieu de 7 % dans les deux premières variétés) des cas dans lesquels tout autre diagnostic que celui de neurasthénie est impossible à formuler. Enfin, c’est, dans les cas à syndrôme hépatique, dont la proportion est de 32 %, la même que dans la série des 38 premiers cas, cette forme spéciale d’hépatisme qu’on ne peut désigner autrement que sous la dénomination de congestion chroniqne du foie (4 cas sur 42 malàdes).

Qu’est-ce à dire? sinon que le nosologiste, perdant pied, manquant d’orientation au milieu de malades, comme ceux de nos 42 observations, dont il soupçonne bien la parenté pathologique, mais dont la pathogénie lui échappe, se résout à étiqueter, chaque spécimen suivant le symptôme le plus saillant, mettant, sur le même premier rang, des symptômes qui, évidemment, sont : chez ce malade, des caractères de variété (comme la migraine, l’entérite membraneuse ou la congestion du foie, etc.) chez celui-là des caractères d’espèce (comme la lithiase urique, la gravelle, la goutte), chez ce troisième des caractères de famille (comme la neurasthénie) , ou encore, chez cet autre, des caractères de complication (tels que l’ulcère gastrique ou la métrite), ou enfin, chez ce dernier, un caractère qui le rejette violemment dans un autre cadre nosologique, le caractère, tiré de la mobilité du rein. C’est le comble de la confusion et la négation de toute subordination hiérarchique des caractères.

Or, examinons de plus près nos observations.

Dans 12 cas, le syndrôme est exclusivement hépatique (obs. XL VII, XLVIII, XLIX, LI, LV, LVI, LXVI, LXVII, LXVIII, LXIX, LXXLX, LXXX).

SIGNES OBJECTIFS

Dans 27 cas, il existe une combinaison des symptômes hépatiques et des symptômes entéroptosiques. Tantôt c’est Thépatisme qui a précédé l’entéroptose (13 cas : obs. XXXIX, L, LUI, LIV, LVII, LVIII, LIX, LX, LXXIV, LXXV, LXXVI, LXXVII, LXXVIII), tantôt c’est Tentéroptose qui a précédé Thépatisme (2 cas : obs. XLIV, XL VI), tantôt enfin, hépatisme et entéroptose semblent être nés simultanément de la même cause, dans les mêmes conditions, au même moment P2 cas : obs. XLI,XLII, LU, LXI, LXII, LXIII, LXIV, LXV, LXX, LXXI, LXXII, LXXIII).

Dans 3 cas, c’est le syndrôme classique de TEntéroptose pure (obs. XLI,XLIII, XLV).

Nous ne pouvons moins faire que d’être frappés de voirie foie, Vhépatisme, jouer un rôle si important, soit dans les antécédents, soit dans l’état actuel des malades présentant les signes de la 3® variété de Thépatonéphroptose ; dans plus de la moitié des cas (25 sur 42) il absorbe à lui seul ou domine le syndrôme. Plus que cela, si nous analysons les cas dans lesquels existait une prédisposition hépatique, cas au nombre de 12 (obs. XXXIX, XLII, XLIV, XLV, XLIX, L, LVI, LXII, LXVI, LXVIII, LXXII, LXXIX) et si nous remarquons que 3 de ces cas (obs. XLII, LXII, LXXII) font partie de ces 42 cas dans lesquels nous admettions l’éclosion simultanée des symptômes entéroptosiques et hépatiques, nous serons portés à agrandir, pour Thépatonéphroptose de la 3® variété, la prépondérance de Thépatisme sur Tentéroptose.

Notons en second lieu que les formes dihépatisme uricémique, rencontrées ici dans 8 cas (obs. XLVI, XLVII, XLIX, L, LVI, LXIX, LXXI, LXXIII), existaient : chez 4 malades n’ayant aucun symptôme entéroptosique (hors les signes objectifs), chez 1 des malades (obs. XLVI) où Tentéroptose avait précédé Thépatisme, chez 1 (obs. L) où c’était Thépatisme qui avait précédé Tentéroptose, chez 2 enfin (obs. LXXI, LXXIII) où les deux processus semblaient être nés simultanément. Il n’est donc pas douteux que le caractère tiré de la forme uricémique de Thépatisme n’occupe un degré

PALPATION DU FOIE

hiérarchiquement plus élevé, au point de vue de la classification, que le caractère tiré de la ptose viscérale.

En troisième lieu, si, groupant sous la rubrique à’hépatisme paroxystique tous les cas, au nombre de 12, dans lesquels la souffrance du foie se traduisait par des crises douloureuses intermittentes plus ou moins vives, et que nous distinguons, suivant les formes de la douleur, sous les noms d’hépatisme prélithiasique (5 cas ; obs. XLII, LXI, LXIV, LXV, LXVIII), pseudolithiasique (5 cas : obs. XXXIX, XLIV, LXII, LXIII, LXVI), et lithiasique (2 cas: obs. LXXII, LXXVI) , nous cherchons quelle relation existe entre l’hépatisme paroxystique et l’état de la sensibilité du foie, nous vérifions que, dans tous ces 12 cas, le foie était sensible à la pression. C’est la confirmation de la loi que nous avons dégagée plus haut et d’après laquelle 1’ « hépatisme à douleurs paroxystiques » de l’èstomac ou du foie s’accompagne toujours de sensibilité du foie à la pression. Tous les malades dont le foie est sensible à la pression n’ont pas de paroxysmes douloureux, mais il est à remarquer que les 8 malades dans ce cas (sur 20 dont le foie était sensible), présentaient tous un syndrôme neurasthénique manifeste (neurasthénie hépatique).

Enfin, et fait important, si nous dressons exactement la formule diagnostique de ceux de nos malades classés par la nosologie actuelle sous la rubrique de lithiase urique, gravelle, goutte, glycosurie, migraine, métrite, rein flottant, voici ce que nous trouvons :

Interprétation pathogénique de 11 cas d’Hépatonéphroptose, à syndrôme anormal, de la 3' variété

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