DIAGNOSTIC CLASSIQUE DIAGNOSTIC PROPOSÉ
Lithiase urique, obs. xlvi.. . Hépatisme uricémique, chez uneentéroptosique d’origine puerpérale, aggravée par une appendicite au moment de la ménopause.
id. obs. XLVii.. Hépatonéphrétisme , phase rhumatis¬
male, avec entéroptose larvée, d’origine puerpérale.
SIGNES OBJECTIFS
Lithiase urique, obs. l . . Entéroptose secondaire à un hépatisme
uricémique, avec néphrétisme pseudolithiasique , d'origine • émotive , chez une prédisposée hépatique.
id. obs. Lxxiii . Hépatisme uricémique, lithiase urique,
avec entéroptose d’origine non élucidée, peut-être puerpérale.
GraveUe . obs. lxxi . , Hépatisme uricémique, à forme névro¬
pathique, avec entéroptose d’origine puerpérale.
Goutte . obs. Lvi - Hépatisme rhumatismal goutteux, ag¬
gravé, chez une prédisposée hépatique, par le séjour dans l’humidité. Entéroptose secoudaire larvée.
Glycosurie obs. lv Hépatisme glycosurique, avec entéro¬
ptose secondaire larvée, d’origine puerpérale.
Migraine . obs. uv.. . . Entéroptose secondaire, à forme migrai¬
neuse, d'origine hépatique, peut-être héréditaire.
id . obs. Lxxx.. Neurasthénie hépatique, à forme migrai¬
neuse, d’origine puerpérale, avec entéroptose larvée.
Métrite . obs. lxiv . . Prélithiase biliaire , avec entéroptose,
d’origine puerpérale.
Rein flottant ... obs. xli . . . Entéroptose, d’origine puerpérale, à forme gastrique.
Ce parallèle, entre le diagnostic classique et le diagnostic proposé, est identique à celui que nous avons dressé pour les cas où le diagnostic classique conclue, soit à la neurasthénie, soit à une affection gastrique ou intestinale. Nous ne reviendrons pas sur la démonstration que nous avons faite à l’occasion des 38 observations relevant des deux premières variétés de l’hépatonéphroptose.
Seulement, ce que nous relevons ici, c’est, d’un côté, l’absorption du syndrôme entéroptosique par le syndrôme hépatique, de l’autre côté, la transposition, au second plan, du syndrôme hépatique fondamental, par l’accession, au premier plan, de symptômes accessoires. G’est au médecin à ne pas s’y laisser prendre.
Au surplus, comparons les divers traits du syndrôme chez
nos 42 malades, avec ceux que nous avons notés dans nos 26 cas d’hépatonéphroptose de la première variété et dans nos 12 cas de la seconde.
amaigrissement a été noté dans 20 cas sur 42 (au lieu de 22 sur 26 de la l'"® variété et de 4 sur 12 de la seconde), il a été de 25kiL dans 1 cas (obs. LX), de 20 kil. (obs. LXXIV), de 18 ML (obs. LXXIX), de 16 kil. (obs. XLIX), de 15 kil. (obs. LXIII), de 10 et 9 kil. (obs. L, LVII), de 8 et 7 kil. (obs. LXXX, LXX, LXXV, LXXVIII), de 6, 5 et 3 kil. (obs. LVIII, XLIII, LIV, LIX), etc. 3 malades (obs. LI, LUI, LXIX), avaient augmenté de poids avant que leur maladie s’aggravât.
La sténose intestinale rencontrée chez 23 malades sur 42 (au lieu de 18 sur 26 de la l""® variété, et de 12 sur 12 de la seconde) j 6 fois étendue aux trois segments du côlon (obs. XLI, XLVI, L, LVII, LX, LXXX), 3 fois au côlon transverse et au cæcum (obs. LXIII, LXVIII, LXXV), 4 fois au cæcum et à Y s iliaque (obs. XLII, LXXII, LXXIII, LXXVIII), 4 fois au cæcum seul (obs. XLV, LXII, LXXIV, LXXVI), 6 fois au seul côlon transverse (obs. XLIV, LI, LIV, LXVI, LXXI, LXXIX).
Si nous ne tenons compte que des cas où le transverse était sténosé, car la sténose de cet intestin a une valeur de classification beaucoup plus grande que celle des autres segments du côlon, nous trouvons 15 cas sur 42, au lieu de 17 sur 26 dans la première variété, et 7 sur 12 dans la seconde.
Quant à la splénoptose, elle existait chez 3 malades (obs. LV, LVI, LX). Dans les 26 premières observations (l^* variété), nous en avions trouvé 6 cas, 1 cas dans les 12 suivantes (2® variété).
En ce qui concerne les symptômes subjectifs.^;
Les troubles intestinaux existaient chez 34 malades sur 42 : c’était de la constipation chez 28 malades, chez 3 desquels il y avait de l’entérite membraneuse (obs. LXXV, LXXX) ou glaireuse (obs. LXXVI) ; la constipation alternait avec de la diarrhée chez 3 malades (obs. XLI, XLII, LVIII) ; 3 malades seulement avaient de la diarrhée (obs. XL VII, LXX, LXXVIII).
SIGNES OBJECTIFS
Dans la 1*'® variété, il y avait 22 fois des troubles intestinaux . sur 26 cas, et dans la 3®, 9 sur 12.
Les troubles gastriques (dyspeptiques) sont notés dans 28 cas sur 42, le matin à jeûn dans 1 cas (obs. LXV), de suite après le repas dans 11 cas, 3 heures après dans 16 cas. La proportion des troubles gastriques était, dans la l''® variété, de 22 sur 26, et, dans la 2®, dé 10 sur 12.
Les troubles hépatiques subjectifs existaient, au moment de l’examen, chez 15 malades sur 42 (hépatisme congestif 3 cas, prélithiasique 5 cas, pseudolithiasique 5 cas, lithiasique (?)
2 cas). Nous les avions trouvés chez 14 sur 26 malades de la l*"® variété (congestif 1 cas, prélithiasique 3 cas, pseudolithiasique 3 cas, lithiasique 7 cas), et chez 4 malades sur 12 de la 2® variété (prélithiasique 3 cas, pseudolithiasique 1 cas).
Les troubles du sommeil se rencontrèrent chez 18 malades sur 42, avec insomnie à partir de 2 heures du matin chez 8 malades, à partir de 11 heures du soir dans 1 cas (obs. LXII), de minuit dans 1 cas (obs. LVIII), de 5 heures du matin dans 1 cas (obs. LXXV), à heure irrégulière dans 7 cas. Dans la 1'’® variété, ils existaient chez 16 malades sur 26, et dans la 2®, aucun malade ne s’en plaignait.
La faiblesse fut notée chez 21 malades sur 42, alors que ce syrhptôjne se présenta chez 13 sur 26 malades de la l*"® variété, chez 6 sur 12 de la seconde.
Enfin, le nerrosisme existait, dans la 3® variété, chez 14 malades sur 42 ; nous l’avions trouvé manifeste chez 8 mandes sur 26 de la l""® série, chez 2 sur 12 de la 2^.
Si nous comparons maintenant l'étiologie, chez nos 42 malades de la 3® variété, à celle que nous avons relevée dans les deux premières variétés, voici ce que nous observons :
Sur nos 42 cas, il y a. 34 femmes et 8 hommes ; il y avait 23 femmes et 3 hommes sur les 26-malades de la l'*® variété ; les 12 malades de la 3® variété étaient toutes du sexe féminin.
L’étiologie a été la suivante : puerpéralité dans 15 cas, dont 5 avec prédisposition hépatique antérieure; ménopause, menstruation, allaitement ou sevrage, dans 6 cas ; chagrins
PALPATION DU FOIE
dans 6 cas, avec prédisposition hépatique dans 2 cas ; traumatisme dans 3 cas, avec hépatisme antécédent dans 2 cas ; éthylisme, 2 cas; excès alimentaires, 1 cas ; impaludisme, 4 cas ; surmenage nerveux, 2 cas. Dans les 6 autres cas, rétiologie exacte n’a pu être élucidée, l’hépatisme remontait à l’enfance ou même était héréditaire.
L’étiologie des malades de la 3® variété d’hépatonéphroptose présente l’analogie la plus étroite avec celle que Ten rencontre dans les premières variétés, mais ce qu’on remarque c’est, dans beaucoup de cas de la 3® variété, l’association de plusieurs causes et, bien plus que dans les deux premières variétés, la difficulté de préciser au juste quelle a été, parmi ces causes, celle dont l’influence pathogénique a été la plus grande. C’est enfin le grand nombre des cas dans lesquels existait une prédisposition hépatique, celle-ci impliquant évidemment une cause préalable d’hépatisme.
Si à cette analogie' nous joignons celle des symtômes fondamentaux, il est impossible de ne pas considérer tous les malades groupés par le seul signe objectif de l’hépatonéphroptose comme faisant partie de la même famille. Le tableau récapitulatif ci-dessous le prouve jusqu’à l’évidence.
Symptômes fondamentaux de 80 cas d’Hépatonéphroptose
1'» VARIÉTÉ 26 cas
2» VARIÉTÉ 12 cas