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DE LA MOBILITÉ DE LA RATE

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Des causes de la mobilité de la rate

A. SITUATION NORMALE DE LA RATE — B. MOYENS DE FIXATION DE LA RATE G. MOUVEMENTS PHYSIOLOGIQUES DE LA RATE

La rate* dont la forme est celle d’un « ellipsoïde .coupé suivant sa longueur », dont le poids est de 150 à 200 grammes, dont le volume, qui est peut être en rapport avec les dimensions du corps, se mesure par une hauteur de 10 à 12 centimètres, — correspondant généralement à la paume delà main du sujet, mesurée de l’articulation métacarpophâlangienne du médius au premier sillon du poignet, — par une largeur de 6 à 8 centimètres et une épaisseur de 2 à 3 centimètres, est suspendue profondément dans l’hypochondre gauche.

A. — Situation normale de la rate.

La rate a une direction oblique dans le même sens que l’obliquité des côtes, mais moins prononcée.

Son extrémité antérieure arrive à 4 ou 5 centimètres du rebord des fausses côtes (A. Weill), un peu au-delà, sur le plan médian du corps, de la ligne costoarticulaire (ligne tirée de la pointe de la XP côte, qui correspond en général à la ligne axillaire moyenne , à l’articulation sternoclaviculaire gauche).

Son extrémité postérieure est au niveau, tantôt de la neuvième, tantôt de la dixième vertèbre thoracique, dont elle est éloignée d’une distance comprise entre 2 et 4 centimètres. Elle se trouve sur une bgne droite unissant l’ombilic au bord supérieur de la dixième vertèbre dorsale.

Le bord, supérieur se trouve au niveau de la neuvième côte.

SIGNES OBJEGT.FS

Le bord inférieur répond à la onzième côte jusqu’à 4 ou 6 centimètres seulement de l’extrémité libre de celle-ci.

Elle est en rapport : par face externe convexe avec le diaphragme qui la sépare de la paroi costale ; — par sa face interne concave, où se trouve, à la réunion des deux tiers postérieurs avec le tiers antérieur, une scissure (hile de la rate), avec la grosée tubérosité. de l’estomac en avant de la scissure, avec le rein en arrière de cette scissure ; — par son bord postéroinférieur, plus épaix en haut qu’en bas, avec le rein : — par son bord antérosupërieur, plus mince, avec l’estomac; — par son extrémité po.stérosupérieure épaisse avec l’extrémité du lobe gauche du foie ; — par son extrémité antéroinférieure, terminée en pointe, avec le coude gauche du côlon et la portion du mésocolon tfansverse qui soutient ce coude et sur lequel elle repose.

, La rate normale est donc inaccessible à la palpation. - ;

B. — Moyens de fixation de la rate. ■

Les moyens de fixation de la rate sont ;

Le ligament phrénosplénique, îovmé par l’extrémité supérieure du repli péritoneal, dont les feuillets se dptachent du bord postéroinférieur de la rate., pour l’unir, à la paroi postérieure de l’abdomen. C’est le vrai ligament suspenseur de la rate. ’ ' ' .

Le ligament phréno (costo) -colique, qui soutient le. pôle inférieur de la rate . et l’arrête principalement pendant les lUouvements d’inspiration (Gerhard).

Le ligament gastrosplénique. Celui-là sert de soutien plutôt à l’estomac vide qu’à la rate (Jœssel) : il fait décrire à la ratéen quelque sorte des mouvements pendulaires autour de la grosse tubérosité de l’estomac pendant les variations de siège dues aux variations de capacité de celle-ci (J. Meyer).

Je cite, pour mention, le ligament colorénosplénique, dont le rôle est à peu près nul dans la fixation de la rate.

De même a-t-on attribué un rôle dans la fixité de la rate' à l’action 'de support exercée par le rein qu’elle côtoie par son

PALPATION DE LA RATE

bord inférieur. Trop de cas existent, de néphroptose gauche sans splénoptose, pour que cette opinion soit justifiée.

G. — Mouvements physiologiques de la rate :

A l’état physiologique, la rate peut changer de situation, se mobiliser dans certaines limites, sous les diverses influences de l’attitude du corps, des variations de volume de l’estoniac et du côlon, des mouvements respiratoires.

a. Oblique dans la station debout, la rate se rapproche de la direction verticale flans le décubitus dorsal, de la direction horizontale dans le décubitus ventral. Dans le décubitus latéral droit, sa limite antérosupérieure peut se déplacer en avant d’une étendue de 2 cent. 1/2 en moyenne (J. Meyer) et même 4 cent. 1/2 (Gerhard).

b. Pendant la réplétion de l’estomac, la rate prend une direction plus verticale (Leichtenstern) ; si le côlon transverse est distendu, elle se rapproche de l’horizontale. Dans les deux cas, soit de distension de l’estomac, soit de distension de l’intestin transverse, l’extrémité pôstérosupérieure devient plus profonde (Gerhard, Leichtenstern, Picou).

c: Sous l'influence du mouvement d’inspiration, la rate se porte en bas et en avant ; la direction de l’organe se rapproche de l’horizontale- pendant l’inspiration, et, pendant l’expiration, de la verticale (Gerhard).

Ges divers faits ont été contrôlés et confirmés tant par Picou, avec la méthode des aiguilles aimantées (1897), que par Blanchi, avec le phonendoscope (1897).

Par cette description ; de la situation normale de la rate, dont le pôle inférieur est si voisin du rebord costal ; de ses moyens de fixation, qui rendent sa situation solidaire de celle de l’estomac et du côlon Iransverse ; de sa mobilité, qui se traduit par son abaissement pendant le mouvement d’inspiiation^ et permet son écartement de la paroi, soit' dans le décubitus latéral droit, soit lorsque l’estomac et le côlon sont vides et abaissés, on conçoit que l.a plus légère hypertrophie, la

SIGNES OBJECTIFS

plus minime exagération du prolapsus rendront cet organe accessible à la palpation.

On conçoit également, dès lors, puisque la rate a, dans l’hypocliondre gauche, une situation symétrique à celle du foie dans, rhypochondre droit, puisque les mouvements respiratoires et les variations de tension abdominale ont sur sa situation la même influence qu’exercent ces facteurs sur la situation du foie, on conçoit que nous soyons amenés à interroger la rate par un procédé identique à celui qui nous a rendu tant de services pour explorer le foie, lorsque la palpation classique, dans un cas comme dans l’autre, ne peut achever le diagnostic objectif. C’est ainsi que se présente à nous le « procédé du pouce ».

(( Rate mobile » et splénoptose

I. SPLÉNOMÉGALIE PTOSÉE («RATE MOBILE » CLASSIOOE) — II. SPLÉNOPTOSE

A l’état pathologique, lorsque, par conséquent, la rate dépasse le rebord costal et est devenue, par ce fait, accessible à la palpation, elle peut constituer une tumeur mobile dans l’abdomen. ' .

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