‹ Les publications de la rue pendant le siége et la Commune: Satires - canards - complaintesChapitre 76 sur 113 · Paris prussien. 10 février · texte numérisé non relu

Paris prussien. 10 février

8 p. in-8 ; imp. Claye. — Hommage à l'amiral Saisset^ par J. Poisle Desgranges. (Voir les n*»' iSj, i38, 3i5 et 423.)

On sortit. . . Mais, hélas ! on fit peu de chemin, Quand on pouvait tout droit s'en aller à Versaille, Et chez soi l'on rentra le jour de la bataille... Qui donc nous a trahis ? Est-ce toi qui cédas, Peuple? Non, tu disais : « Restons toujours soldats!...» Tes chefs ont-ils tremblé ?

293. — Paris sera toujours Paris. Placard avec dessin, le recto seul est imprimé; imp. Chaumont.

Le peuple, mais le vrai, le peuple qui travaille. Aura vite effacé l'œuvre de la canaille, fc t nos braves soldats, gardez-vous d'en douter, Désormais sauront bien le faire respecter.

294. — Paris vengé. Placard dont le recto seul est imprimé; imp. Noizette. — En tête, une petite vignette : la Vérité sortant de son puits; autour de cette vignette, encadrées dans des branches de laurier, les trois dates : 14 juillet 1789. 24 février 1848. 4 SEPTEMBRE 187O.

Sublime Trinité de dates immortelles!

Phares éblouissants, auréoles nouvelles.

Allez porter au monde un moment agité.

Ces mots remplis d'amour : Paix, Travail, Liberté,

V Enfant de Paris ^ qui signe ce petit placard, continue en une prose non moins dithyrambique :

« O PARIS ! noble et vaillante cité, tu viens de remporter la plus belle des victoires!... Tu t'es trouvé contraint de recevoir dans tes murs un ennemi justement abhorré... Ici le Monde entier s'in-

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cline devant toi... Quelle plus belle manifestation de ta force ? N'as-tu pas su réprimer ta colère? Tu as fait taire le ressentiment de ton orgueil patriotique et tu as laissé libre un coin de ton sol à celui qui a voulu te contempler de plus près dans la majesté suprême de ta stoïque résignation. Ta victoire n'éclate-t-elle pas tout entière dans ce calme grandiose que tu t*es imposé?... »

Ahl ils sont heureux ceux qui savent se contenter ainsi... à bon marché.

295. — La Parisienne. Placard avec dessin, le recto seul est lithographie; imp. Talons.

Vous n'aurez pas notre grande cité !

L'art y ravive sa lumière

Pour féconder l'humanité !

Ame de la nature entière, Paris, c'est le soleil. . . soufflez donc sa clarté. . . Vous n'aurez pas notre grande cité.

Ce chant, composé sur le rhythme du Rhin allemand, est signé : Léon Charly.

296. — La Parisienne de 1870. Placard; 6 couplets signés Olivier Souvestre, 6« compagnie, 59® bataillon.

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