Suitan sont là seulement pour surveiller et intri
guer ; ils ‘préparent le terrain et attendent le moment favorable à l'abolition de l'institution du chérifat. Le Hedjaz deviendra ainsi un simple vilayet turc.
La mort d’Aoun-Errafik dont l'influence était considérable au Yémen, dans l’Assir et le Nedjed, et qui, affirme-t-on, avait ordonné aux tribus de la Palestine et de la Syrie de refuser la dime, a failli compliquer les choses.
Le Sultan a eu, en effet, l'intention de supprimer la dignité chérifale, Devant la crainte d’exaspérer les tribus insoumises du Hedjaz et les habitants indociles des villes saintes, il se décida tout d’abord à nommer Abdel-Ilah-pacha, frère d'Aoun-Errafik (août 1905), mais il ne lui permit pas de rejoindre son poste.
En septembre, les Beni-Harb, à qui appartient la ville de Taïf, ne voyant pas venir le nouveau chérif, voulurent faire un mauvais parti à l’amiral Ratib-pacha, valy du Hedjaz, qui dut s’enfuir à Djeddah. Le sultan nomma alors Aly-bey, fils d’Ab-