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CHAPITRE X

Enfin la tronpe arrive. Au mot de commandeoient, elle 6e range dans notre coor, où le capitaine crie : Halte ]

SUIFT.

ÉDÉON Picard, le vieux valet de chambre du major Belleuden, tout en disposant près du lit de son maifre les habits qui devaient servir à la toilette du digne vétéran, lui annonça, pour s'excuser de le déranger plus matin qu'à l'ordinaire, qu'un exprès venait d'arriver de Tillietudleni. Le major se redressa vivement sur son séant.

« De Tillietudlein, dis-tu?» répéta-t-il. « Ouvre les volets, Picard... Ma belle-sœur serait-elle malade?... Relève les courtines. A'oyons de quoi il s'agit. »

Et parcourant des yeux la lettre d'Edith :

« Comment, la goutte? Je n'en ai rien ressenti depuis la Chaudeleur, elle le sait bien... L'assemblée? Je lui ai dit, le mois dernier, que je n'irais pas. Sa robe de soie aux manches pendantes? oh! la petite masque!... Le Grand Cj/rns... Philidattpes... Piiilippe le Diable! Est-ce que la péronnelle a perdu la carte? C'était bien la peine d'envoyer un exprès et de m'éveiller à ciuq heures du matin pour un tas de balivernes... Et que chante son post-scriptum ?... Miséricorde!... Picard, selle tout de suite le vieux Kilsythe et nu autre cheval ]iour toi.

— J'espère, Monsieur, que vous n'avez pas reça de manvaises nouvelles de la Tour? » demanda Picard, surpris de l'émotion soudaine de son maître.

— Si... non... si, ou plutôt il faut que j'aille y voir Claverhouse pour affaire urgente. Ainsi les chevaux. Picard, le plus vite possible. Dieu du ciel, dans quel temps vivons-nous!... Pauvre garçon! le fils de mon vieux compagnon !... Et cette tète de linotte qui s'en va me ficher ça dans ce qu'elle appelle son post-scriptum, à la queue de tout son rabâchage de vieilles robes et de romans nouveaux! »

En quelques minutes, le bon vétéran fut habillé de pied en cap, et, monté sur son cheval de guerre à la maigre échine, il se mit posément eu route pour la tour de Tillietudlem.

Sacliaut à quel point sa belle-sœur détestait les jjresbytériens, quels qu'ils fussent, il forma, chemin faisant, une prudente résolution : celle de ne rien dire à la vieille dame du nom ou de la qualité du prisonnier détenu au château, et d'essayer de son crédit personnel pour obtenir de Claverhouse la mise en liberté d'Henri Morton.

« Dévoué comme il l'est au roi, » pensait-il à part h^i, € il doit faire quelque chose pour un vieux royaliste de ma trempe ; et s'il est aussi vaillant qu'il en a la réputation, eh bien, il sera heureux d'obliger le fils d'un aucieu soldat. Je n'ai jamais connu de vrai soldat qui n'eût le cœur franc et honnête; qu'on leur remette l'exécution des lois, c'est mou avis ; elle leur convient mille fois mieux qu'à des chicaneurs de juges ou à des lourdauds de gentillâtres. Il est dommage seulement qu'on soit dans la nécessité de rendre des lois si sévères. »

Le soliloque intérieur du major Miles Bellenden ne s'arrêta qu'au moment où le sommelier, déjà eutre deux vins, prit la bride de sou cheval pour l'aider à en descendre dans la cour mal pavée de Tillietudlem.

« Eh! John, » dit le vétéran, ce quelle diable de discii^line suivezvous donc? Vous avez déjà chanté la messe ce matin?

— J'ai chanté les litanies, Monsieur, » répondit l'autre, en branlant la tête de l'air doctoral d'un ivrogne, et n'ayant d'ailleurs saisi qu'im mot de la question du major. « La vie est courte. Monsieur; nous sommes les fleurs des champs, Slonsieur.... et les lis de la vallée.

— Des fleurs et des lis? Malepeste! mon vieux, des grisons comme toi et moi, c'est tout au plus si on peut les traiter de cliardous ponriis et d'orties desséchées. Voilà pourquoi nous valons encore la peine d'être arrosés, hein?

— Je suis un vieu.K cavalier, Monsieur, et grâce au ciel...

— Un vieux biberon, tu veux dire. Eufin, n'importe! Conduis-moi auprès de ta maîtresse. »

Le sommelier fit entrer le major dans la salle de pierre, où lady Marguerite, avec des airs affairés, surveillait, arrangeait, redressait les préparatifs de la réception qu'elle voulait faire au fameux Claverliouse. honoré par les uns et porté aux nues à l'égal d'un héros, exécré par les antres comme un oppresseur altéré de sang.

« Ne vous ai-je pas déclaré, Marion, » disait la vieille dame à la première de ses servantes, «c ne vous ai-je pas déclaré ma volonté expresse ? Aujourd'hui tout doit être exactement dans le même ordre que dans la glorieuse matinée où Sa très sacrée Majesté déjeuna au château.

— Saus doute, tels étaient les ordres de Votre Seigneurie, >> répondit la servante, «-et autant qu'il m'en souvienne...

— Pourquoi donc le pâté de venaison, » interrompit la dame, « estil placé à gauche du trône et le flacon de bordeaux à droite? Vous devez bien vous souvenir, Marion, que Sa très sacrée Majesté poussa de sa propre main le pâté à côté du flacou, eu disaut qu'ils étaient trop bons amis pour rester séparés.

— Je m'en souviens bien, Madame, et si je l'avais oublié, Votre Seigneurie m'en a taut parlé qu'elle m'aurait rafraîchi la mémoire. Mais, à mon idée, il fallait tout arranger comme cela était quand Sa Majesté, Dieu la bénisse! entra dans la salie, ayant plus Tair d'un ange que d'un homme, s'il n'avait eu la peau si noire.

— C'est là une idée fort sotte. Et s'il a plu à Sa très sacrée Majesté de cKanger les viandes et les bouteilles de place? Apprenez, Marion, que le bon plaisir du roi qui, dans les choses de l'Etat, devrait être une loi pour tous ses sujets, en sera toujours une pour ceux de la maison de Tillietudleui.

— Eh bien. Madame, » dit Marion en faisant les modifications

nécessaires, « l'erreur est facile à réparer; seulement jiuisqu'on doit mettre chaque chose dans l'état où Sa Majesté l'a laissée, il faudrait pratiquer au pâté une fameuse entaille. »

A ce moment, la porte s'ouvrit.

« Que voulez-vous, Bonvin? » s'écria la châtelaine. « Je n'ai pas le temps de recevoir personne... Eh quoi! c'est vous, mon cher beaufrère? » ajouta-t-elle, non sans quelque surprise, à la vue du major. « Quelle visite matinale!

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— Pas plus matinale que bienvenue, j'espère? >> répondit celui-ci, en saluant la veuve de son frère. « J'ai appris, par uu billet qu'Edith m'a envoyé à Charnwood pour réclamer quelques bardes et des livres, que vous attendiez Claverhouse ce matin. Alors il m'est venu à l'esprit qu'une vieille moustache comme moi ne serait pas fâchée de faire un bout de causette avec ce brillant militaire. J'ai dit à Picard de seller Kilsythe, et nous voilà.

— - Je vous sais bon gré d'être venu, » dit lady Marguerite ; « et c'était bien mou intention de vous inviter, si j'avais cru en avoir le temps.

Les préparatifs, c'est une grosse affaire. Je veux que tout soit disposé de môme que le jour...

— Oîi le roi déjeuna à Tillietndlem? » interrompit le major, afin de couper court au fléau d'un récit redouté de l'entourage de sa bellesœur. « Comment ne m'en sonviendrais-je pas? J'étais de service auprès de Sa Majesté.

— C'est vrai. Alors vous allez peut-être m'aider à rétablir l'ordonnauce dn repas.

— Pour cela, non, ma foi! La maudite fricassée que nous donna Cromwell à. Worcester quelques jours après chassa toute votre bonne chère de ma mémoire. Mais que vois-je là? Le grand fauteuil de maroquin installé en grande pompe, avec les coussins de tapisserie!

— Le trône, mon frère, s'il vous plaît! » dit-elle avec componction. « Ah ! c'est le trône ? Soit. Servira-t-il de poste à Claverhouse dans

l'attaque du pâté?

— Non, mon frère. Ces coussins ayant eu jadis l'honneur de s'accommoder à la personne de notre très auguste monarqne, s"il plaît à Dieu, jamais plus, moi vivante, ils ne seront foulés par un fardeau moins glorieux.

— En ce cas, vous no devriez point les mettre à la portée d'uu brave royaliste, qui aura fait à cheval une rude étape avant déjeuner; sans mentir, c'est une tentatiou un peu forte. Ah! ça, où est Edith?

— Sur les créneaux de la tour, d'où elle guette l'arrivée de nos hôtes.

— Je vais la rejoindre. Vous devriez en faire autant, Marguerite, à présent que vous avez mis la dernière main à vos apprêts de bataille. C'est un beau spectacle, je vous assure, qu'un régiment de cavalerie en marche. »

Avec la galanterie des courtisans duu autre âge, le major offrit son bras â sa belle-sœur ; elle l'accepta eu le remerciant par une révérence en usage chez les dames du palais d'Holyrood avant la révolution, qui, pour un temps, balaya et la cour et la courtoisie.

Eu suivant les détours de maint i)assage et de maint escalier, ils arrivèrent sur la plate-forme de la Tour. C'est là qu'ils trouvèrent Edith, non dans l'attitude d'une jeune curieuse qui guette, palpitante

d'émotion, rapproche d'une troupe de pimpants cavaliers, mais pâle, abattue, indiquant par sa physionomie que le somàeil n'avait pas visité sa couche, la nuit précédente. Le boa vétéran fut peiné de l'altération de ses traits, dont la grand'mère, toute enfiévrée de ses préparatifs, ne s'était pas aperçue.

« Quelle mouche vous pique, petite niaise? » lui dit-il. « Vous avez l'air d'une femme d'officier qui ouvre la gazette après une bataille en s'attendant à voir le nom de son mari sur la liste des morts et des blessés. Hum! Je devine pourquoi, c'est de lire vos romans à . galimatias, où vous vous jjlongez nuit et jour, et de pleurnicher sur des malheurs imaginaires. Comment diable pouvez-vous croire qu'Artamène, ou je ne sais qui, s'est mesuré seul avec tout un bataillon? Gagner un contre trois, c'est le combat le plus inégal que je connaisse, et de mou temps personne ne se souciait de jouer une telle partie, sauf le vieux caporal Tapedur. Ces bouquius de perdition ne servent qu'à ravaler les exploits des vrais braves. Comme vous regarderiez Tapedur du haut en bas, s'il était côte à côte d'Artamène! Teuez, ma nièce, les drôles qui ont griffonné ces fadaises mériteraient d'être mis aux arrêts pour prix de leurs mensonges (J). »

Lady Marguerite, qui avait un faible pour ces sortes d'ouvrages, entra eu lice à son tour.

« M. de Scudery, » dit-elle, « a j)orté l'épée, mon frère, et même avec gloire, ainsi qu'uu autre auteur, M. d'Urfé, je crois.

— Ils en sont d'autant moins excusables, car ils auraient dû mieux connaître les choses dont ils parlaient. Quant à moi, je n'ai pas lu un seul livre depuis vingt ans, excepté la Bible, le Parfait militaire, et dernièrement Pallas armata de Turner, autrement dit un traité sur le maniement et l'exercice de la pique. Ah ! par exemple, je ne prise pas beaucoup sa méthode. Ne veut-il pas aligner la cavalerie eu avant des piques, au lieu de la masser sur les ailes? Si nous avions fait cela à Kilsythe, au lieu du contraire, il n'est pas douteux que la première décharge aurait rejeté en désordre les chevaux jusqu'au centre des montagnards... Mais j'entends les timbales. »

Tous les regards se dirigèrent vers la rivière, dont la plate-forme dominait le cours jusqu'aux limites de l'horizon.

128 LES PUIUTAINS DECOSSE.

Le château de TiUietudlem s'élève, s'il existe eucure, à la poiute d'uu promontoire escarpé, formé par la réunion d'un large ruisseau avec la Clyde (K). On traversait le ruisseau, i>rès de son confluent, sur uu pont étroit, dont l'arche uni(iue et surhaussée venait aboutir en contre-bas à la grand'route, qui contournait le pied de la colline. La forteresse, qui commandait le pont et la route à la fois, avait été en temps de guerre une place de grande importance : il suffisait d'eu être maître pour s'assurer du seul passage qui permît atL\ habitants du haut pays, encore en friche, de communiquer avec ceux de la jilaine, bien arrosée et susceptible de culture.

En aval, la vue s'étendait sur des campagnes richement boisées; mais le sol uni, ou en longues pentes, qui avoisinait l'eau, présentait des champs cultivés, de forme irrégulière, et coupés de taillis et de charmilles ; on eût dit que ces clôtures avaient été l'une après l'autre élaguées de la forêt voisine, qui couvrait encore, tout d'une tenue, les rampes abruptes et les dernières hauteurs. La rivière limpide, avec ces reflets d'un jaune brillant particulier aux topazes d'Ecosse {cairngonn), courait à travers cette contrée romantique en zigzags brusques et capricieux, tantôt visible, tantôt cachée sous les ramures d'une végétation abondante. Presque partout, les paysans, témoignant d'une prévoyance inconnue ailleurs, avaient entouré leurs demeures d'arbres fruitiers ; aussi la floraison des ])ommiers , générale à cette époque de l'année, donnait-elle à tout le creux du vallon rasi>ect d'un parterre.

En remontant la rivière, le paysage prenait un caractère infiniment plus sauvage. Jusqu'au pied du château le sol était aride, montagneux, sans culture; les arbres, clair-semés, ne dépassaient guère les bords de l'eau. A des landes marécageuses succédait, à jieu de distance, un amas de buttes informes, dominées à leur tour par une chaîne de hautes montugnes, qui dentelait confusément l'horizou. Ainsi l'on avait de la Tour une double perspective : d'un côté, la campagne avec ses cultures et ses grâces naturelles; de l'autre, la solitude sombre et monotone d'une lande inhospitalière.

Si les yeux de nos trois personnages étaient alors attachés sur le Vallon, c'était non seulement à cause de la beauté des sites, mais

LES PURITAINS DECOSSE

parce que le sou lointain de la musique militaire commençait à se faire entendre sur la route qui serpentait de ce côté et annonçait l'approche du régiment attendu au château. On put bientôt voir les brillants uniformes des dragons paraître et disparaître entre les bouquets d'arbres, selon les sinuosités du chemin, et rendus de plus eu plus distincts

par les éclairs de lumière que le soleil faisait jaillir de leurs armes. C'était un imposant défilé, car il y avait environ deux cent cinquante cavaliers en marche, et les sabres étincelants, les étendards déployés, la fanfare éclatante des trompettes et des timbales éliraient à l'imagiuatiou nu tableau plein de vie et de sévérité à la fois. A mesure qu'ils avançaient, on avait une vue plus nette des rangs de cette troupe d'élite, distribués sur de longues files, en grande tenue de guerre et admirablement montée.

130 LES rUUlTAlNS D'ECOSSE.

« C'est uu sjiectacle qui me rajeuDit de trente ans, ■» dit le major, « et i)Ourtant je n'aime gnère la besogne que ces pauvres diables ont sur le dos. Quoique j'aie eu ma part de la guerre civile, je ne ])eux pas dire que ce soit là un service agréable ; j'avais bien plus de plaisir sur le continent, où il fallait charger des gens de figure inconnue et de langue étrangère. C'est une chose pénible d'entendre un compatriote vous demander quartier ea boa écossais, et d'être obligé de le sabrer comme si un Français criait miséricorde!... Ah! les voilà qui traversent le bois d'aval. Parole d'honneur, ils ont une fière ])restance et des chevaux superbes. Celui qui vient de l'arrièrc-garde au galop doit être Claverhouse; oui, tenez, il prend la tête de la colonne pour passer le i)Ont. Ils seront ici en moins de cinq minutes. »

A la hauteur du pont, la cavalerie se divisa. Le gros de la troupe, soldats et bas-officiers, remonta la rivière, traversa un gué situé uu peu plus haut, et se rendit à la Grange, vaste ensemble de bâtiments agricoles appartenant à lady Bellenden, et où elle avait donné ordre de préparer des rafraîchissements. Les officiers, avec l'étendard et une escorte d'honneur, prirent seuls le chemin escarpé, difficile et ombragé d'arbres séculaires, qui conduisait à la Tour.

Lady Marguerite, Edith et le major, qui étaient descendus précipitamment de leur poste d'observation, s'avancèrent à la rencontre de leurs hôtes dans la cour du château, suivis des domestiques en aussi bel ordre que le permettait l'orgie de la veille. Le jeune cornette, que nous avons déjà vu à l'auberge de Niel, et qui était le neveu de Claverhouse, inclina galamment l'étendard au bruit des fanfares, eu manière d'hommage an rang de la châtelaine et aux charmes de sa petite-fille, et les vieilles murailles retentirent, comme autrefois, du fracas des trompettes guerrières et du hennissement des coursiers.

Claverhouse , à son tour, mit pied à terre. Il montait un cheval à la robe d'ébène, le pins beau peut-être qui fut en Ecosse. Cet animal n'avait pas une seule tache blanche sur le corps , sou ardeur et sa vitesse étaient sans égales ; aussi les malheureux dissidents qui le vo)-aient si souvent lancé à leur poursuite avaient fini par se convaincre que c'était là un présent du diable, destiné à précipiter leur destruction. Le colonel rendit ses devoirs aux dames avec une politesse toute militaire, en s'excu-

sant auprès de la donairière de lui causer taut d'embarras. Celle-ci jura ses grands dieux qu'elle ne pouvait regarder comme une gêne Thenreuse rencontre qui amenait dans l'enceinte de Tillietudlem un officier d'un si haut mérite et un serviteur si loyal de Sa très sacrée Majesté. Quand ou eut satisfait de part et d'autre à toutes les règles de la civilité , Claverhouse demanda la permission d'entendre le rapport du sergent Bothwell , qui attendait à quelques pas , et avec lequel il eut un entretien particulier.

Le major prit occasion de cet intervalle de silence pour dire tout bas à sa nièce :

ce Oîi aviez-vous donc l'esprit, petite évaporée, de m'écrire par courrier une lettre farcie de bagatelles à propos de chiffons et de bouquins, et de glisser dans uu coin la seule chose qui valût la peine de m'intéresser?

— Je ne savais pas, )i répondit-elle avec beaucoup d'hésitation, « s'il était... s'il était convenable à moi... de...

— Oui, oui, je devine... s'il était convenable de vous occuper d'un presbytérien, n'est-ce pas ? Mais j'ai beaucoup connu son père , à ce jeune homme ; c'était un brave soldat, et s'il est tombé d'abord en faute, il a marché droit ensuite. Vous n'avez rien dit de cette affaire à ma bellesœur; c'est une preuve de sagesse, Edith, et je vous en loue; comptez que je serai aussi discret. Au bon moment, j'en toucherai deux mots à Claverhouse. Allons, mon enfant, ils vont déjeuner ; suivons-les. »

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