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(1) « L'an mil nn un xrn, au Puy tenu par. Sainct Jehan par veneroble et religieuse personne Domp Symon de Blaru, commandeur de Sainct Anthoyne dudict Rouen, après la représenta-
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pensa par deux tasses en argent les chants royaux de deux concurrents victorieux, Pierre Apvril et Richard Bonneannée (1).
Pendant le cours du XVI* siècle et pendant le premier tiers du siècle suivant nous ne trouvons rien de semblable à noter. Mais, en l'année 1641, Louis-François de Bassompierre, reprenant ces anciens errements, offrit, pour un second prix ex æquo d'ode latine, à Jean Samblançay, un médaillon; et, en 1644, Nicolas Delaplace, ancien aumônier de la reine Marie de Médicis, offrit à Antoine Halley, de Caen, pour une épigramme latine, une médaille d’or à l’effigie de cette reine.
En 1767, M. Barthélemy-Thomas Le Couteulx donna pour prix principal une arche d’alliance en argent à M. Duruflé; et un autre membre de la même famille, surpassant tous ses devanciers, offrit à M™ de Laurencin un
tion des chants royaulx, et yceulx bien veux, fut adjugé la palme avec ugne potence d’argent doré à M" Nicolle Ravernier, pour avoir faict le premier chant royal, et le laurier à M> Richard Bonneannée avec ugne clochete d'argent ».
(1) « Au Puy tenu à Sninct Jehan à Rouen, par honnaiste homme Guillaume Tasserie, après tous les chants royaulx présenter audict Puy, et yceulx bien leus et visités par les assistants, fut adjugé la palme avec ugne tasse d’argent à M n Pierre Apvril pour avoir fait le premier chant royal qui ensuit; et pour le second, fut donné, i M" Richard Bonneannée, le laurier avec ugne tasse, de mendre poix que l’autre ».
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vase à l'antique qui excita l'admiration générale. La description nous en a été conservée par l'abbé Cotton des Houssayes dans le discours qu'il prononça en qualité de secrétaire à la séance de 1774: « C’est, nous dit-il, un vase d’albatre à l’antique monté sur une base peinte en bleu, ornée de guirlandes dorées. Ce vase est entouré et surmonté de deux branches en argent, l’une de rosier et l’autre de lys, chargées de fleurs et de boutons artistement travaillés et réunies dans le haut par une couronne de laurier. Ce vase est aussi armé d’une bande d’argent doré. Sur les deux faces opposées sont gravés ces deux mots : Vas honorabile. Ces deux mots qui sont pris dans les litanies de la Sainte Vierge et les branches de lys et de rosier désignent la virginité et la maternité de la mère du Sauveur. Ces branches sont en même temps la représentation de quelques-uns des anciens prix de l’Académie de l’immaculée Conception. La branche de laurier, en forme de couronne, qui réunit les branches de rosier et de lys, désigne celle qu’on a donnée au poète qui a remporté le prix. Sur une des deux autres faces de la bande dorée on a gravé : Offerebat D. D. le Couteulx eques major urbis Academiæ lmmaculatæ Conceptionisprinceps 1774; et sur l’autre face on lit:
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Prix de l'Académie de l'immaculée Conception mérité par M“® la comtesse de Laurencin ».
En 1777, l’Académie, sur ses fonds particuliers, donna à l’abbé Taverne la représentation du monument de Vienne en argent pour prix d’un poème français composé sur l’inauguration de ce monument, élevé en l’honneur de l’immaculée Conception. Elle donna aussi, en 1778, à Dominique Mende, de Marseille, une médaille d’argent doré pour un discours sur l’extinction de la mendicité. Ajoutons, pour être complet, que trois Princes, le duc d’Harcourt, l’abbé Terrisse et le premier président de Pontcarré, offrirent une médaille d’or de 300 livres ou sa valeur en argent aux lauréats pour leur principauté. Le prix proposé par l’abbé Terrisse fut remporté par M. Mutel, de Bernay. Les événements politiques empêchèrent qu’il fût donné suite à l’offre généreuse de M. de Pontcarré. Enfin, en 1786, une ode grecque en l’honneur de la patronne du Puy mérita à l'abbé François-Robert Guérin, de Rouen, un relief ovale en cuivre argenté de dix pouces de haut avec son encadrement et représentant la Vierge.
Ainsi qu’il est facile de le voir, les objets donnés comme récompense changèrent souvent de valeur. Au début, les lauréats recevaient
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seulement une somme d’argent; les signes des prix leur étaient remis seulement pendant la cérémonie et servaient ainsi indéfiniment.
Dans le règlement de 1614 le même système se trouve encore maintenu ; le signe de deux prix était renouvelé seulement tous les ans, parce qu’ils restaient à titre de souvenir au Prince en exercice. Il n’en fut pas de même dans des temps plus rapprochés; et lorsque, par suite des diverses fondations que nous avons rappelées, la distribution des prix eut été assurée et garantie, on délivra généralement, au lieu d’argent, des objets en nature, targes, armoiries, bagues ornées de certains emblèmes, branches de laurier en argent ou croix en or. En 1732, on essaya d’un système intermédiaire, l'Académie reçut, en effet, de M. de Pontcarré des coins pour frapper des jetons donnés en plus ou moins grand nombre aux lauréats en remplacement des anciens prix. Ces jetons représentaient sur la face la Vierge avec la légende : Electa ut sol, et sur le revers un soleil entouré des mots: Hic tenebra nil juris habens. L’usage des jetons fut abandonné en 1737; on revint à l’usage de donner des médailles, dont le nombre resta fixé à quatre. Le prix de ces médailles variait depuis 24 à 30 livres. Celles qui furent faites en 1769
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coûtèrent 33 livres. Il en existe des spécimens aux archives de l’Académie de Rouen et à la bibliothèque de la ville. Ces médailles, qui se trouvent reproduites et dans la publication de M. Bullin et dans la réimpression du livre de VApprobation, par la Société des bibliophiles normands, sont un véritable ouvrage d’orfèvrerie. Elles ont été coulées et ciselées. Sur la face se voit la représentation de la Vierge nimbée, couronnée d’étoiles, les pieds posés sur un croissant et foulant le serpent; au revers, au milieu des emblèmes des huit anciens prix formant bordure, se voit le roi David jouant de la harpe. Les légendes sont ainsi conçues : Immac. Concept. B. V. M.
Acad . Rothom. — Posuit. 1mm. viam meam.
Sur quelques-unes de ces médailles, le milieu, occupé par le roi David, avait reçu une inscription. Il en a dû être, du reste, presque toujours ainsi ; car l’abbé Cotton des Houssayes, en faisant la description de ces médailles au public, ajoutait: « Le milieu du revers est uni pour qu’on puisse y graver le genre du prix, l’année où il aura été remporté, les noms du fondateur ».
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