‹ Les pygméesChapitre 113 sur 139 · ABSENCES D'ÉDIFICES RELIGIEUX · texte numérisé non relu

ABSENCES D'ÉDIFICES RELIGIEUX

la constellation impatiemment attendue, toutes les mères gagnent un lieu élevé, portant leurs enfants dans les bras, et leur apprennent à tendre leurs petites mains vers ces étoiles amies. La population se rassemble ensuite pour danser, en chantant une hymne en l'honneur de Tsûi-goa*.

M. Hahn reproduit ici les récits de George Schmidt, qui, envoyé par les frères Moraves en 1736, tenta le premier d'introduire le crhistianisme chez les Hottentots”. L'invocation quele vieux missionnaire entendit, mais dont il n’a donné qu'un très court résumé, était donc bien un produit de l'inspiration indigène, sans aucun mélange possible d'idées empruntées ailleurs. Or nous la connaissons aujourd'hui. M. Hahn a assisté à la danse sacrée (ge1) qui solennise le retour des Pléiades: il a retrouvé le chant qui l'accompagne: il a constaté qu il est partout identique, chez diverses tribus dispersées sur plusieurs points de l'aire encore occupée par les Khoi-Khoï.

en a donné le texte et la traduction anglaise, que je traduis à mon tour en français.

Toi, Ô Tsüi-goa!

Toi, père des pères (le père de tous) !

Toi, notre père!

Permets que Nanub fasse ruisseler la pluie!

1 George Schmidt, cité par M. Hahn, Loc. cit., p. 43. ? Robert Moffat, lingt-trois ans dans le sud de l'Afrique, p. 15. 3 Le nuage orageux personifié.

QUATREFAGES, Pygmées. 20

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