ÉTHIOPIENS ORIENTAUX D'HÉRODOTE OI
tribus dravidiennes du haut Indus ont dû remonter la rivière de Caboul, franchir le seuil qui la sépare des sources du Helmund, et arriver au lac en suivant ce dernier cours d’eau.
Les faits que je viens d'indiquer permettent de résoudre le problème ethnologique que pose depuis longtemps un passage d’Hérodote bien souvent cité. On sait qu’en énumérant les differents peuples quifiguraient dans l’armée de Xerxès, le vieil historien s'exprime de la manière suivante :
« Les Éthiopiens orientaux (car il y avait deux sortes d’Éthiopiens à cette expédition) servaient avec les Indiens. Ils ressemblent aux autres Éthiopiens, et n'en diffèrent que par le langage et la chevelure: Les Éthiopiens orientaux ont en effet les cheveux droits, au lieu que ceux de Lybie les ont plus crépus que tous les autres hommes*. »
Nous retrouvons ici les Nègres à cheveux lisses de Luçon. Le Père de l’histoire s'exprime exactement comme le P. Bernardo de la Fuente. Seulement, comme il s’agit de l’Inde ou de contrées voisines, nous pouvons affirmer, en tenant compte de tous les faits connus, entre autres des observations de Semper et de M. Montano, qu'il s’agit d’une population dravidienne. Les Éfhiopiens dont parle Hérodote étaient bien probablement les Jauts d’Elphistone, moins altérés qu'ils ne sont aujourd'hui et ayant encore conservé intacte la couleur du type fondamental.
1 Hérodote, traduction de Larcher, liv. VII, N 70.
CHA BILRE TI]