ABSENCE D'OUTILS ET ARMES EN PIERRE
tance aux coups. Mais l’une des pierres est d'abord chauffée el exposee au froid. Puis, la tenant d’une main ferme, on la frappe à angle droit avec l’autre pierre. Par ce procédé on obtient en peu de temps le nombre de fragments voulus. Un certain tour de main est sans doute nécessaire pour obtenir l'espèce d’éclat que l’on désire. Les plus petits sont fabriqués de la même façon sans jamais employer la pression. »
« Aucune superstition ne s'attache aux pierres tranchantes.
« Les pierres à aiguiser ne sont jamais employees à couper le bois ou les os. Ces derniers sont habituellement brisés à coup de marteau pour en avoir la moelle. Avant l'introduction du fer, on perçait de petits trous avec un fragment d'os ou de coquille, mais raremeut, peut-être même jamais (rarely, 1f ever) avec une pierre. On n'a jamais trouvé aucun instrument de pierre que l'on puisse supposer avoir servi comme Scie ou comme graltoir (which might be supposed lo bave served as a stone-saw or scraper). Des coquilles étaient sans doute employées dans ce but. »
J'appelle toute l’attention des archéologues sur sur la déclaration si formelle placée en tête de cet alinéa. J'ai dit plus haut que les pierres à aïguiser ressemblent absolument à nos couteaux quaternaires. Ceux-ci auraient-ils été employés de la même manière que celles-là ? Je serais tenté de le croire.
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172 CARACTÈRES DES MINCOPIES
Par le mot de graftloir, de racloir (scraper) qu'il emploie ici, M. Man a voulu certainement designer l'outil auquel les archéologues européens ont donné ces noms et qui est à coup sûr connu de tous nos lecteurs. Mais, comme je l’ai deja dit, les courtes indications que donne l'auteur anglais montrent que les pierres à aiguiser sont employées surtout à graller, à racler la lame dont les Mincopies désirent affiler le tranchant ou la pointe qu’ils veulent rendre plus aiguë. Il est évident qu'ils devaient agir ainsi lorsqu'ils n'avaient que des coquilles, des os, ou une longue pointe de bois durcie au feu pour garnir leurs armes de chasse, et ils ont conservé le même procédé depuis qu'ils possèdent le fer.
« Dans sa Nofe sur les hjæœhhenmæddings des iles Andaman, feu le D'Stoliczka parle d’un celf trouvé dans un de ces monceaux de débris comme une fêfe de flèche petile mais typique, et la décrit comme formée d’un grès tertiaire. Pourtant les Andamaniens soutiennent que jamaïs, lors même que le fer étaittres rare, ils n'ont employé la pierre pour fabriquer des pointes de flèches, des baches, des doloires ou des ciseaux. Is affirmenr en outre que les fragments trouvés dans les kjækkenmæddings et regardes comme représentant l’un ou l’autre de ces instruments n'étaient que des éclats de quartz ou des fragments brisés de pierres à cuire, ou de pierres à aïiguiser qui, jadis comme aujourd’hui, étaient
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