‹ Les pygméesChapitre 118 sur 137 · MANTE G A UN A B · texte numérisé non relu

MANTE G A UN A B

l'autre côté et gardait les zèbres, il ne put aller reprendre sa flèche; et, redoutant le courroux de ses femmes, il s'assit où il est encore, souffrant de la soif et de la faim. Il va sans dire que la flèche, les zèbres et le lion sont autant d'étoiles ou de constellations.

Gaunab ou Gauna. — Les divinités dont je viens de parler sont toutes bienfaisantes. Il en est autrement de Gaunab, Gaunam ou Gauna, Celui-ci est Y Etre suprême méchant, comme Tsûi-goa est Y Être suprême bon. C'est lui qui cause tous les maux, c'est lui qui fait périr les bestiaux, qui livre les hommes aux bêtes féroces, fait échouer leurs meilleurs desseins et leur envoie toutes sortes de maladies; son nom signifie le destructeur, celui qui extermine. On a vu plus haut comment il combattit jadis contre Tsûi-goa et finit par être vaincu. Un missionnaire a recueilli une autre version de cette lutte entre le génie du bien et celui du mal ; mais je crois inutile de la reproduire ici. Elle présente le même caractère d'anthropomorphisme et se termine de même par la défaite de Gaunab.

Dans ces divers combats Gaunab est censé avoir été tué par son adversaire ; mais évidemment on admet qu'il est revenu à la vie, puisqu'il habite un ciel noir, comme on l'a vu plus haut. D'ailleurs, le culte que lui rendaient les Khoï-Khoï du temps de Kolbe, et qui dure encore aujourd'hui, ne peut laisser de doute à cet égard. M. Hahn a pu constater lui-même ce fait. On prie Gaunab et on lui offre des sacrifices

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