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CARACTERES DES MINCOPIES

se répétant indéfiniment, rappelle un peu celles de certaines bourrées en usage encore dans la basse Bretagne. Pour accompagner ces espèces de mélodies, nos insulaires n'ont d'autre instrument qu'une petite planche de forme elliptique tronquée, qui sert à marquer la mesure aux danseurs l. Ils sont donc inférieurs encore à toutes les populations sauvages qui ont au moins inventé le tambour.

Le genre de vie des tribus andamaniennes a pour conséquence de fréquentes migrations dans rétendue de leurs domaines. Ce fait, mal observé, les a fait représenter comme étant absolument errantes, comme n'ayant aucune demeure fixe et ne sachant construire, pour se garantir de la pluie ou du vent, que de simples abris. Il n'en est rien. Les Mincopiesont en réalité trois sortes de huttes. Les plus simples, dont ils font usage dans leurs excursions, représentent pour ainsi dire la tente de nos soldats. On les élève rapidement à chaque halte, et ce soin incombe aux femmes. Mais les hommes construisent des huttes plus solides quand il s'agit d'un séjour un peu prolongé. Enfin, dans les villages proprement dits, ces demeures sont faites avec grand soin et prennent des dimensions assez considérables. Dans la tribu desjarawa elles ont jusqu'à 13 mètres de long sur 12 de

1 Journal of the anthropologcal Institute, t. VII, p. 458, pl. XIII, fis;. 15 et On the aborigin al inhabitants ...

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