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sans souiller le péritoine, instruments ou mains; on retire ainsi probablement 50 à 60 grammes de pus.
Cet incident avait déja compliqué l'opération, quand, sous une traction cependant très modérée, le corps utérin se sépara du col au niveau de l'isthme cancéreux et resta au bout de la pince de Museux ; le col dut être enlevé dans un second temps avec la partie supérieure du vagin et le tissu cellulaire péri-cervical.
Drainage vaginal avec un gros drain et une mèche de gaze.
La malade a très bien guéri.
Etat du corps utérin : mou, parois très minces, limitant une cavité qui eut contenu un œuf de poule aplati. Le col avait toute sa longueur et était tout entier infiltré par le cancer qui enserrait, comme un anneau, le canal cervical si étroit qu'un petit stylet passait difficilement. Le tissu péri-cervical paraissait sain. La muqueuse du corps utérin avait subi, en certains points, une véritable fonte purulente et le muscle était à nu, ailleurs elle présentait une simple réaction inflammatoire.
L'examen histologique, fait par M. le Docteur Tribondeau, montre qu'il s'agissait d'un épithélioma pavimenteux tubulé en évolution vers l'épithélioma pavimenteux lobulé.
L'examen bactériologique du pus, par M. le Docteur Brandeis, décèie des coli-bacilles et des microbes anaéro-
bies qui n'ont pu être détermines.
de Gi
Observation V
MM. Mouisset et Mouriquand :
Rétro-dilatation kystique de l'utérus dans un néoplasme de la région cervicale; collection purulente prévertébrale, rhumatisme infectieux
(Lyon médical 1904, p. 1070)
La malade avait, de son vivant, des accidents de rhumatisme infectieux du côté de l’épaule et du bras avec des phénomènes douloureux du côté des membres inférieurs.
Il s’agit d’un cancer de l'utérus exactement limité à la cavité cervicale qu’elle rétrécit en anneau au point d'en faire disparaître la lumière. En amont, le corps de l'utérus est gros, il a la valeur d’une mandarine environ et Ja palpation fait penser à un véritable kyste. L'ouverture montre, en effet, une cavité aux parois, sur certains points, extrêmement minces, d’un millimètre environ, en certains points, la paroi est réduite à une mince pellicule. L’orifice des trompes n’est pas perméable. Le contenu est un liquide brunâtre extrêmement visqueux et filant. La coloration peut être expliquée par des hémorragies qui se sont faites dans la cavité. En avant, incision du tissu rétrovésical sans pénétration véritable de la vessie.
L'uretère gauche, oblitéré à ce niveau, a le diamètre
de l'index; le bassinet, les calices sont très dilatés et la
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substance rénale refoulée, atrophiée, réduite à 2 ou 3 millimètres d'épaisseur, forme une limite à cette poche irrégulière d’hydronéphrose.
Rien du côté de l’uretère ni du rein droit.
En arrière de l'utérus, au niveau de l'angle lombo sacré, se trouve un abcès assez volumineux (de la grosseur d’un gros œuf) qui fait saillie en avant.
L'abcès ouvert, il s'écoule un liquide purulent. Le stylet conduit dans une cavité intervertébrale de 3 à 4 centimètres de profondeur.
Ajoutons que la malade présentait de plus, comme lésion intéressante, une symphyse cardiaque complète.
La pièce présentée offre en elle-même un certain intérêt,
car les cas de retro dillatation kystique du corps de l'utérus après atrésie cancéreuse du col sont très rares. Les quelques recherches bibliographiques entreprises au sujet dece cas ne nous ont pas permis d’en trouver des cas absolument semblables.
* Les lésions d’hydronéphroses consécutives au néoplasme utérin sont banales. A noter surtout chez la malade l'apparition d'accidents de rhumatisme infectieux dont la cause longtemps méconnue peut être attribuée aux résorptions septiques qui se faisaient soit au niveau de la poche kystique utérine soit au niveau de la collection vertébrale.