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Observation(VI) Inédite. Service du D' Goullioud. Hôpital Saint-Joseph.
Cancer utérin avec pyométrie, hysterectomie
vaginale
D., 62 ans, entre à l'hôpital Saint-Joseph le 28 mai 1906, pour pertes blanches et douleurs abdominales.
Rien de particulier dans les antécédents héréditaires ou collatéraux. La malade a toujours eu une excellente santé. Réglée à 16 ans toujours régulièrement, mariée à 24 ans, son mari se porte bien. À eu 9 enfants dont 3 sont morts, les 6 autres sont vivants et bien portants. Pas de fausse couche.
Ménopause à 50 ans.
L’affection actuelle a débuté il y a un an environ par du prurit vulvaire et des pertes blanches, ces symptômes persistant la malade entre à l'hôpital.
Etat actuel. — Etat général assez satisfaisant, la malade est cependant facilement fatiguée. Elle n accuse aucune douleur dans l'abdomen ni dans les membres inférieurs.
La palpation de l'abdomen ne fournit aucun renseignement.
Examen des organes génitaux. — Il existe du prurit vulvaire, des pertes d'un blanc jaunâtre, quelque fois
colorées en brun, tachant le linge.
LES" en
Toucher vaginal. — Le col utérin n'existe plus, on sent au fond du vagin orifice à bord granuleux, regardant un peu en arrière, réuni par des brides aux parois du vagin. La palpation bimanuelle permet de sentir une masse très mobile.
L'exploration ramène du sang. Rien aux autres appa-
rells.
Intervention le 13 juin 1906. — M. Goullioud se décide en faveur de la voie basse parce que la malade paraissait vieille et cachectique, peu résistante; que le vagin était gravement suspect et à disséquer largement, que le corps était en somme peu développé, pelvien; qu'il eut été difficile de l’amener à la plaie abdominale et qu'il n'aurait pas osé le prendre avec des pinces.
Par une incision circulaire dans les culs-de-sac, on libère ce qui constitue le col utérin en plaçant des pinces de Kocher sur la collerette vaginale. On fait une incision de débridement vulvaire du côté gauche. On sépare avec le doigt la vessie du col utérin en opérant un clivage. On fait de même pour la cloison recto vaginale.
On place des pinces longuettes fortes sur les ligaments larges au-delà des ovaires, de façon à constituer des pédicules.
La vessie étant évacuée on continue la dissection sur tout le pourtour de l'utérus en attirant l'organe en bas.
Pendant ce temps, du pus s'écoule par le col. On finit par décoller le fond, mais une traction trop forte le fait rompre et il s'en échappe une assez grande quantité de pus d'odeur fétide, grumeleux, jaune-verdâtre. Alors on n'hésite plus, pour pratiquer l’ablation plus facilement à
diviser l'organe en deux parties qui sont successivement extraites.
Les petits vaisseaux sont liés. Mais on laisse à demeure les pinces des 4 pélicules et une grosse mèche de gaze
iodoformée afin d'assurer le drainage.
Examen de la pièce. — Les organes enlevés sont en 2
parties.
1) L'une, constituée par une masse qui semble être le fond se continue par un ligament large dont le bord supé-
rieur renferme la trompe et l'ovaire très atrophiés.
2) L'autreest plus grosse, formée par la presque totalité de l’utérus dont les parois du corps sont très amincies, blanchâtres et présentent une déchirure irrégulière. La face interne est comme d'aspect velouté. Toute la paroi est infiltrée, nettement néoplasique. À ce fragment tiennent l'ovaire et la trompe de l’autre côté très atrophiés aussi.
Le 15 juin on enlève les pinces.
Le 20 juin on enlève les mèches.
Le 6 juillet la malade sort.
Le 8 novembre 1910. — La malade écrit au D' Goullioud : « Ma santé se maintient bonne, bien que parfois je ressente quelques douleurs dans le ventre, je me suis trou-
vée bien soulagée depuis mon opération de 1906 ».
Observation (VIT) Inédite. Service du D' Goullioud. Hôpital Saint-Joseph.
Cancer du col de l’utérus, hysterectomie
abdominale totale, rupture d’un pyomètre fétide,
double drainage.
M°° V., 52 ans, entre à l’hôpital Saint-Joseph, le 28 Janvier 1907, pour néoplasme du col utérin,
Rien dans les antécédents héréditaires ou collatéraux. Dans l'enfance, searlatine et rougeole, réglée à 16 ans, menstruation régulière. À 22 ans, fièvre typhoïde, mariée à 35 ans, a eu un seul enfant, pas de fausse couche. Ménopause à 38 ans, à 40 ans embarras gastrique.
Le début de l'affection actuelle remonte au mois d’octobre 1905. A cette époque la malade eut des pertes rouges qui durèrent 3 ou 4 jours, d’une coloration normale, sans odeur. Jusqu'à fin décembre 1906 ces pertes se renouvellèrentrégulièrement chaque mois avec les mêmes caractères.
À partir de cette époque les pertes rouges disparurent à peu près et furent remplacées par des pertes blanches, épaisses, d'odeur très fétide, peu abondantes, et apparaissant d'une façon très irrégulière.
Pas de douleurs abdominales ou crurales, quelques maux
de rein, léger amaigrissement depuis un mois.
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Actuellement. — Anorexie, constipation habituelle,
état général en somme satisfaisant.
Toucher vaginal. — Le col est formé par une tumeur bourgeonnante et mollasse circonscrivant l’orifice utérin. La tumeur semble localisée au col..Les culs-de-sac antérieur et postérieur ne sont pas douloureux, les latéraux sont tendus et le droit un peu douloureux.
Par le toucher rectal on sent une masse dure peu mobile qui en impose pour le fond de l'utérus en rétro version.
La température est de 37°2.
Intervention le 1° février 1907: — Hysterectomie abdominale. Incision médiane du pubis jusqu'à 2 travers de doigt au-dessus de l’ombilic. L’abdomen ouvert on constate un utérus gros, mou, libre en arrière mais adhérent en avant, très adhérent des deux côtés avec les uretères et la partie latérale de la vessie. En somme, cas plus grave que ne le laisse supposer le toucher. Après quelques hésitations on continue: grande valve, pinces d’Albertin, pinces en cœur sur l'utérus, grandes compresses multiples pour protéger la masse intestinale.
On place des pinces longuettes, courtes, sur la trompe de chaque côté et on lie avec gros Repin. Section des ligaments ronds et ligature. Section du ligament large. Ligature des 2 artères hypogastriques. Cette opération met à nu les deux uretères que l’on va disséquer progressivement avec les ciseaux jusqu’à leur croisement avec l'utérine. Pince sur lutérine, section et ligature. On fait de même de l’autre côté. C’est à ce moment que survien-
nent les plus grosses difficultés. luretère est en plein
tissu malade et il s'agit de l'isoler jusquà la vessie qui elle-même est adhérente à la face antérieure de l'utérus. Incision de la séreuse vésico-utérine, on est en plein dans le muscle vésical. On dissocie avec le doigt en se tenant le plus loin possible du tissu malade. L'uretère est enfin isolé, on le récline. On en fait de même à gauche, mais la dissection est encore plus difficile. L'opération semble terminée, mais au moment où on incisait les adhérences latérales de l'utérus au niveau du col, la paroi utérine se déchire et du pus fétide s'écoule dans le Douglas et le long du colon. Les compresses tiennent bien, le thermocautère devient inutile. Tampons dans le vagin, on enlève aux ciseaux les parties cancéreuses restantes.
Hémostase, nettoyage de la cavité du Douglas et lavage à l'eau oxygénée. Grosse mèche dans le vagin pour drainer le Douglas. Péritonisation du bassin avec LS iliaque couché transversalement et la séreuse vésicale et pariétale. Nouvelle mèche iodoformée pour drainer la cavité supérieure. Suture à un seul plan.
Le 2 février la température est de 38°4, on sonde la malade.
Le 6 on enlève les mèches abdominales, le 7 les mèches vaginales et la malade sort le 15.
Monsieur le D' Goullioud avait hésité à opérer cette malade parce que dans le cul-de-sac antérieur il avait senti des saillies suspectes. Cependant il se décida à cause de la persistance d'une certaine mobilité. Or, ces indurations suspectes étaient dues à des adhérences épiploïques dans le cul-de-sac vésico utérin. Il fut d’ailleurs impossible au cours de la dissection des uretères de dépasser les limites macroscopiques du néoplasme,
2 mai 1997, — La salade revient 4 Va consultation :
on e#4 surpris de son bon état général,
12 avril 198, — Etat général encore bou, légéres pin, L snalade se plaint peu.
7 29 juin ANR. — EX généro) assez bon. Petites pertes,
“Au toucher vaginalon sent une masse fongueuse irrégu-