ETAGE
bactériologique ne fut pas pratiqué (Chrobak Wienner medicinische Wochensehrifft, 1887, n° 44-45).
Les salpingites purulentes liées à la présence de la pyométrie ne présentent rien de particulier au point de vue anatomo-pathologique. A côté des infiltrations néoplasiques du tissu conjonctil peri-utérin, 1l se rencontre des cas où l'infiltration est de nature inflammatoire. Il peût se former un véritable phlegmon produisant une induration plus ou moins étendue du tissu cellulaire du bassin. D’autres fois, l’'infiltration peut être mixte avec prédominence de l’un des deux éléments. Chez une de ses malades atteinte de pyométrie avec cancer du col, Legueu trouva Île long de la paroi pelvienne, de gros ganglions adhérents, dont l’un était suppuré (Legueu et Relbreyend : De la pyométrie, complication du cancer du col utérin. Revue de Gyn. 1899, p. 783, Obs. 1).
Quoiqu'il en soit, l'utérus parait être entouré d’une véritable gangue qui l'emprisonne, l’immobilise et se propage jusqu'aux parois du bassin, les ligaments larges sont aussi épaissis et rapidement inextensibles ; les vaisseaux sanguins et les neris sont comprimés et
parlois envahis par le néoplasme.
Symptomatologie
La pyrométrie compliquant le cancer du col de l'utérus se caractérise par toute une série de symtômes qui rarement sont au complet.
C’est tout d’abord la pyorrhée. Rien de plus variable que les diverses modalités que peut présenter cet écoulement de pus par le vagin. Il peut être continu ouintermittent. Tantôt ce sont des pertes blanches, jaunes ou rousses plus ou moins fétides qui s’écoulent d’une façon régulière, tantôt elles alternent avec des pertes sanguines d'abondances variables, cela durant un certain temps, puis souvent elles finissent par se substituer complètement à ces dernières. D’autres fois, l'écoulement purulent continu présente par périodes des exacerbations, des décharges, qui peuvent s’accompagnef d’une amélioration de l'état général, d’une diminution des phénomènes doulou- reux et de la disparition d’une tuméfaction précédamment constatée par le palper. La pyorrhée enfin, peut être réduite à ces décharges intermittentes et ce sont de véritables flots de pus qui à intervalles irréguliers
nie
s’écoulent du vagin. Souvent ces pertes ne sont améliorées ni par le repos, ni par le lit, mais elles ont une tendance à s’exagérer sous l'influence de la marche.
Les douleurs sont très variables dans Pépoque de leur apparition mais elles sont plus précoces que celles dues à un cancer du col sans complications. Il est ordinairement impossible de déterminer la part qui revient dans leur production au néoplasme ou à la pyométrie. Elles peuvent être vagues, peu intenses, à siège variable : dans le bas ventre, irradiées aux fesses, à la racine des cuisses ; rien ne les distingue que leur précocité de celles que cause le cancer au début. Il est, en revanche un type de douleurs absolument caractéristique de la rétention purulente : ce sont des douleurs tout d’abord légères mais qui croissent progressivement en intensité pour aboutir à un accès paroxYy FA En même temps, il est parfois possible (la malade s’en rend d’ailleurs fort bien compte) de sentir par la palpation naître et se développer une tumeur abdomino pelvienne qui disparaît brusquement au moment de l'accès et dont la disparition coïncide avec une décharge purulente. Cet ensemble de symptômes est absolument typique mais 1l est rare qu'il se présente avec autant de netteté.
La palpation ne pourra donner des renseignements que pour les pyométries d’une certaine importance. On cherchera à délimiter le fond utérin au-dessus de la symphyse pubienne ; on s’aidera du toucher vaginal et du toucher rectal pour apprécier l’état du col, des culs-de-sac latéraux, la mobilité de lPorgane. Parlois sous l'influence d’une pression exercée sur la tumeur