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III. — Artérite

Les aortites que nous venons d'étudier pourraient évidemment rentrer dans le cadre des artérites. Ici nous nous occuperons .plus spécialement des accidents provoqués par l’artérite des vaisseaux plus petits.

La manifestation la plus habituelle dans les infections gériérales est 1 myocardite, lorsque l’artérite aiguë à frappé les artères coronaires et leurs ramifications. On voit alors apparaître tous les symptômes de la maladie : le pouls est irrégulier comme rythme et comme intensité ; parfois il y a augmentation de la matité cardiaque à l’auscultation, absence de tout souffle, donc de toute lésion valvulaure ; les bruits sont généralement un peu voilés etindécis.

Les crises d’angine de poitrine peuvent s’observer, mais plus rarement que dans la myocardite chronique.

Ces altérations vasculaires ont surtout été étudiées dans les infections secondaires, mais MM. Landouzy et Siredey n'hésitent pas à étendre à toutes les infcctions les lésions qu'ils ont constatées au cours de la fièvre typhoïde. Cependant, nous ne connaissons aucun cas d’artérite décrit dans les pyosepticémies primitives.

Heureusement, la médecine expérimentale peut nous fournir quelques données que nous refuse jusqu’à présent la clinique. Thérèse, en effet, a pu produire chez le lapin et le cobaye les lésions de l’artérite par injection de cultures de streptocoque, de coli-bacille, de bacille de Lœæffler atténuées,et même de cultures filtrées de streptocoque, ce qui nous montre immédiatement le grand rôle joué par les toxines dans la genèse de cette manifestation ; Lion, chez deux lapins, l’a obtenue en inoculant les cultures du bacille qu'il présente comme propre à l’endocardite et dont nous avons déjà parlé.

Thérèse à contaté un fait très important, le rôle joué par les capillaires : ce sont eux qui sont le centre de l’altération ; normaux dans leurs parois, on trouve leur calibre obstrué par des cellules blanches macrophages de Metschnikoff, alors que, répandues à leur pourtour, il y a surtout des microphages. Dans le tissu conjonctif, on trouve des extravasations de leucocytes ayant toujours pour point de départ un vaisseau à petit calibre et à parois très minces. Cette transsudation est probablement due au pouvoir chimiotaxique des produits secrétés par les microbes infectants, ou à leur action vaso-dilatatrice favorisant la diapé-

dèse des leucocytes. à

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