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CHAPITRE Pl

Pronostic

Le pronostic doit être étudié au double point de vue du pronostic immédiat et du proncstic éloigné.

I — Pronostic immédiat

Les pyosepticémies vulgaires sont graves ; le fait que l'organisme s’est trouvé dans un état d’infériorité assez marqué, pour se laisser envahir par des microbes contre lesquels 1l est normalement en état de défense, à lui seul assombrit le pronostic : de là découle la gravité des infections secondaires.

Dane les cas d'intensité marquée, le pronostic est presque toujours fatal. Sur quatorze cas de pyosepticémies médicales graves, primitives ou secondaires, observés pendant le cours de cette année, nous avons noté quatorze décès. Dans les formes atténuées, le bilan ne peut être actuellement établi, les chiffres et les statistiques faisant

défaut.

Un certain nombre de facteurs permettent de poser les

bases du pronostic.

L'état général domine toute la situation : si l'on voit apparaître tous les signes dont l’ensemble constitue le

facies, le type énfecticuxr, l'avenir sera toujours très sombre.

La m'rche de la tempéralure présente une grande importance : nous avons déjà signalé la gravité des formes à fièvre continue, qui s’annoncent généralement dès les premiers jours comme mortelles à bref délai. Dans les cas où la fièvre a revêtu les tvpes intermitlents ou à grandes oscillations, l'évolution de la maladie est plus lente.

Le pouls est toujours très fréquent ; aussi tant qu'il ne dépasse pas 140 et même 150 pulsations et, surtout, tant qu'il reste régulier et égal, on ne peut pas en tirer d’indication bien nette au point de vue qui nous occupe.

Parmi les principales manifestations des pyosepticémies, il en est qui impriment à la maladie une gravité particulière ; telle est avant tout autre lendocrrdite, en raison de l'importance de l'organe intéressé, et surtout parce qu’elle expose l'organisme a de véritables inondations infectieuses ; son apparition au cours de Ja maladie générale sera donc toujours du plus mauvais augure ; ilen est de même de l’aortite aiguë.

Les formes broncho-pulmonaires paraissent, d’une facon générale, un peu moins graves, sauf toutefois chez le jeune enfant, chez qui d’après les travaux de Hutinel et Clai-se, la mortalité est énorme.

Le pseudo-rhumatisme infectieux ne parait pas comporter un pronostic particulièrement sévère, à moins qu'il n’y ait pyarthrite. Quant aux localisations osseuses, nous avons vu combien leur gravité est irrégulière ; elles sont parfois assez bénignes pour que les accidents généraux soient à peine appréciables ; d’autres fois au contraire.

ces mêmes accidents généraux sont assez intenses pour masquer complétement les accidents locaux ; nous en avons rapporté un Cas intéressant.

Il en est de même des infections à prédominance cutanée. Cependant les infections à formes bulleuses aiguës semblent être d’un pronostic beaucoup plus sévère.

Mais nous le répétons, on ne peut trouver là que des indications relatives, le pronostic devra toujours être réservé, car dans les cas les plus bénins, des manifestations

imprévues peuvent venir imprimer à la maladie une gravité subite.

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