‹ Les Pyrenées françaisesChapitre 11 sur 41 · IRISSAHV, SAINT-ETIENNE DE BAIGORRY, I.ES ALDUDES · texte numérisé non relu

IRISSAHV, SAINT-ETIENNE DE BAIGORRY, I.ES ALDUDES

ment suivie dans cette partie de notre voyage. L'ascension de ristzterbeguyest intéressante etfacileà travers des bois de hêtres, jusqu'à \ine hauteur de septàhuit cents mètres. Un peu plus haut, s'ouvre un col entre deux croupes nues, dont l'une porte encore une redoute; la vue s'étend sur l'Espagne, sur de vastes espaces arides , des pics grisâtres , des vallées qui ne sont que des ravines pierreuses. Plus haut encore, les yeux pourront se reposer sur les grandes forêts de Burguète, sur le pic également boisé dcLindux et surleValcarlos,qui cachent le célèbre portde Ronce-

vaux. Mais tout ceci est terre d'Espagne. Regardons de loin, n'approchons pas !

Et demandons grâce pour notre pays de France. Toutes ces belles vallées que nous venons de parcourir sont menacées de devenir la proie des ingénieurs. Un chemin de fer est à l'étude; le tracé venant de Cambo atteindrait Saint- Jean- Pied-de- Port par Saint-Étienne, par un embranchement remonterait aux Aldudes, de là, par Urepuel, pénétrerait en Espagne. Et voilà le cœur de la terre basque gâté. Ces ingénieurs civils sontdetrop zélés destructeurs de nos paysages de montagnes ou de plaines, comme leurs

firères à épaulettes du génie militaire sont les massacreurs jurés de nos vieilles forteresses.

Que voulez-vous! Il parait que les populations le sollicitent, ce chemin de fer. Parbleu! ce n'est pas nouveau! Toutes les fois que des intérêts particuliers veulent abattre quelque fléau sur un pays, ils crient que les peuples le demandent.

Et le lapin aussi demandait à être écorché. . . Vous savez le reste de l'histoire.

HASPARREN,

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