J-V) I.ES PYRENEES
Elles se multiplient sur la route d'Orthez à Mauléon, que je sui;* au soleil couchant, dans une assez bonne calèche, au trot allongé de deux chevaux efllanqués mais vigoureux, dont les harnaîR sont garnis de clochettes ; nous causons, en passant, beaucoup de bruit dans la sonorité des bois.
1,'ne plaine, ou plutôt une vaste clairière, s'ouvre en forme de cirque. A l'est, parmi les nuées teintées de rose et de violet tendre , voici des profils plus sombres : ce sont les arêtes des grands monts. A l'occident, le bord du bois qui se r-ecule est marqué par de hauts peupliers, dont les feuillages se découpent sur un fond clair. Mais de ce côté des vapeurs arrivent rapidement ; ces brumes accourent ordinairement de la mer à la tombée de la nuit, et se dissipent assez vite. — l..a route, bientôt, rentre dans la forêt; nous cheminons entre deux masses d'ombres, ayant le ciel étoile au-dessus de nos têtes. — Nous sommes en pleine Soûle; nous arrivonsà Mauléon.
LE PAYS DE LA SOULE
LE PAYS DE LA SOULE