‹ Les Pyrenées françaisesChapitre 32 sur 41 · COSTUME ET MEMORIA PERGUDE · texte numérisé non relu

COSTUME ET MEMORIA PERGUDE

PRIMO LARUNS A 123 FOECS

II S^'-Covlovme.

ni Bieile a.. . .

IV Bilhères.. . .

V Louvier-Juzon.

VI Buzi

VII Arudy. . . .

vin Casteigt.. . .

IX Béon.. ....

X Sevignacq.. .

XI Gère-Bélesten.

XII Aste-Béou.

XIII Aas

XIV Izeste

XV Bescat

XVI Louvie-Soubirou.

XVII Assouste. . . .

xviii Géleu

S. DiV NOUS DOV PAX

Le nom de Bielle semble dériver de Villa ; — on y rencontre, en effet, des restes incontestables d'une habitation romaine — et, par exemple, une superbe mosaïque. Etait-ce, comme le prétendent

les érudits locaux, une villa, celle du propréteur? Cette opinion, fondée sur d'ingénieuses raisons, est celle de M. Sanchette dr Laruns, à qui Ton doit beaucoup de travaux sur le pays, et quia dressé une carte du touriste chez les Osquidates^ sorte de guide parlant tout à fait précieux; d'après d'autres savants, ces débris seraient ceux d'un antique établissement thermal. On ne peut dire de cette opinion qu'elle en vaut une autre — car, enfin, il n y a pas de sources à Bielle.

Mais ne mettons point, comme on dit, la charrue avant le& bœufs. Cette mosaïque, je l'ai vue; ce tableau des paroisses de rOssau, je l'ai copié. Seulement, ce n'est point par le hangar qui recouvre la première, ni par la mairie qui renferme le second, que nous avons commencé la visite de Bielle. Au-devant du village, il y a une petite chapelle, fraîchement restaurée : c'est le lieu d'une dévotion fort ancienne. En ce temps-là, les Northmans, venant de saccager Oloron et n'étant point rassasiés de pillages, remontèrent le cours du Gave. Tous les habitants d'alentour se réfugièrent à Bielle, qui était fortifié. Seule, la femme du seigneur de Béon, entourée de ses suivantes, ne daigna faire diligence, et les barbares s'emparèrent de cette troupe de belles Ossaloises ; c'était une bonne prise.

Le seigneur de Béon, désespéré, a la hardiesse de s'avancer vers les Northmans et de défier leur chef en combat singulier. Il était jeune et délicat, le chef était gigantesque;, le duel do David et de Goliath se renouvela, mais cette fois pour la gloire de la fille d*Eve, autant que pour celle de Dieu. La possession de la jeune dame de Béon était le prix convenu de la victoire. A •tMioux pendant le combat, elle invoque avec ses femmes la pix»tection de la \ioi-ge, dont la toute-puissance dirige le bras ilu ohàtelain. i»oUath tombe. Les assiégés de Bielle profltent du dos^oixiiv que la mort de leur chef a jeté parnù les Northman:?. sortout à gnuuls cris et les taillent en pièces. C'est sur le lieu même où se lit rinvocation de la châtelaine que la chapelle fut érigée.

Là VALLÉE d'ossau, arudy, louvik, laruns. 369

Maintenant, et après dix siècles, le sanctuaire de F Ayguelade a conservé la vénération du peuple d'Ossau. A l'entrée de l'hiver, quand les pasteurs quittent la montagne, ils se rendent à la chapelle avec leurs femmes, et remercient d'abord la Vierge de les avoir préservée, eux et leurs troupeaux. Puis ils vouent ces troupeaux à Notre-Dame, et déposent sur Fautel l'offrande d'une toison et de quelques pièces de monnaie.

Béon est situé de l'autre côté du Gave, au pied d'une énorme muraille de roches ; on y voit encore un castel , mais surtout on admire ces rochers magnifiques, la Pêne de Béon. Quant à Bielle, c'est bien le plus curieux des grands villages, avec ses maisons du XVI* siècle, même du xv*. L'une d'elles a été fortifiée; les morceaux d'une tour marquent l'emplacement de la vieille enceinte. L'église, placée sous l'invocation de saint Vivien, en mémoire de Viviant, évéque de Pampelune et chancelier d'Aragon, est de 8tyle gothique; mais il est évident qu'elle a été construite avec les débris d'un monument romain. Il faut donc bien admettre que Bielle a été une station romaine d'une réelle importance. Saint- Vivien possède aussi des piliers de marbre — quatre colonnes devenues célèbres par la réponse des jurats d'Ossau à Henri IV, qui les convoitait et les demandait au nom de son droit royal :

« Bous quet mesté dé noustès coos et de noustès bées ; mei « per ço qui cy déûs pialas deu Temple, aquets que soun di Diii, « dap eig que pat bejats. »

« Vous êtes maître de nos corps et de nos biens, mais pour ce « qui est des piliers du Temple, ils appartiennent à Dieu ; parle- « mentez donc avec lui. »

Et le Roi dévora son envie.

L'église a duré plus que l'abbaye, dont elle était sans doute une enclave; on peut même croire que ce furent les religieux — deip Bénédictins venus d'Aragon — qui eurent l'idée d'employer à sa

construction les débris du palais romain, — car j'incline fort à Topinion de M. Sanchette. Mais, en 1569, Montgommery et ses huguenots passèrent sur la vallée d'Ossau comme sur tout le Béarn; ils valaient bien les Northmans. La politique du général calviniste était partout la même : il laissait subsister les églises, qui devaient servir au nouveau culte, il rasait les monastères. Celui-ci remontait au xi' siècle. Il avait été fondé en 1080 par le dernier vicomte d'Ossau, qui prit le froc et termina chrétiennement, parmi ses moines, une vie de noble bandit. C'est alors que le val d'Ossau passa aux mains des vicomtes de Béarn, mais librement , après que le prince eut juré de conserver les c fors ». Encore les Ossalois entendaient-ils que les vicomtes renouvelassent ce serment-là de temps en temps : ce qui est neuf est toujours plus solide, en matière de constitution et de garanties. Guillaume Raymond jura au xiii* siècle, Gaston Phœbus jura au XIV*, et la vallée continua d'être comme une petite république, au milieu de la vicomte.

De l'église et des ruines informes à présent du monastère, nous nous rendons au misérable abri de planches qui défend les mosaïques contre les froidures et les pluies. Il vaut décidément mieux, en efTet, employer le pluriel, car il s'agit de sept mosaïques dont sept chambres étaient pavées. On voit encore quelques vestiges des murs qui les séparaient. C'est toute une aile de l'ancienne villa qu'on a découverte seulement en 1842; on y trouva également alors un sarcophage en marbre blanc qui renfermait un squelette. Nous rencontrerons à Laruns une autre relique précieuse, exhumée certainement de ces ruines.

Mosaïques et sarcophage n'appartiennent point à l'âge de la décadence; c'est de la bonne époque du m* siècle, peut-être du n'. Rien n'empêche de penser qu'un grand personnage romain avait fixé sa résidence d'été là, sur les bords du Gave, en regard de ces monts aujourd'hui dépouillés, alors couverts de forêts vierges. La chasse des fauves y pouvait être un plaisir quotidien.

LA VALLÉE D'OSSAU, ARUDY, LOUVIE, LARUNS. 371

Les «ifrs devaient être nombreux et le sont encore assez, des hétnréeed'Izeste aux sapinières de Gabas, pour qu'un seul homme, à peine âgé de cinquante ans, aujourd'hui en ait tué quara^ite.

N(ïUB ^lATons demandé à voir le chasseut Loustau. Le «plus fameux ex|)loit de ce 'héros de la moAtagne est d'avoir abattu un otÉrs ^ désa^tantageudement contnu dans ce q[uartler de la montagne, que les habitants lui avaient donné un nom : c'était Dominique. Ce vénérsble Dominique, — ^car il était vieux, — 'dévastait les bergeries depuis plus de dix hivers, s' attaquant aux troupeaux quand la neige, remplissant les bois, le privait de toute nourriture végétale. H avadt pris, d'ailleurs, tant de goût à la chair du mouton, qu'il croquait la bête en plein été même. Quand le chasseur Peut tué, on vit bien que cette damnable voracité lui avait été profitable; cm n'avait point souvenir d'un gaillard d'ours si gras et si fort. — Malheureusement, naos n'avons pu rehcontrer Loustau, il était en chasse.

De Bielle à Louvie-Soubiron, la route a le charme surtout de la variété. Au-devant de nous, la première chaîne pelée. Quelquesuns de ces hauts barrages de roches offrent des figures étranges : ce sont des renflements et des replis profonds et réguliers dans la pierre; on dirait d'énormes buffets d'orgues. Au second plan s'élancent des pics déchiquetés, tout blancs; nous commençons d'apercevoir le pic de Ger.

La vallée est extrêmement peuplée. Nous traversons de nombreux villages — A gauche de la route, un étang s'ouvre sous des saules; le marécage se prolonge bien au delà de la zone de l'eau, formant, sous de grands joncs, ce que, dans certaines provinces françaises du Nord, on appelle des « molières » ; au-dessus monte une hêtrée. Il parait que ce coin esta la mode parmi les baigneurs des Eaux-Bonnes; c'est le but de fréquentes promenades, et je ne sais quel prétentieux personnage lui a donné le nom de Voasis. 11 semblerait que le reste du pays est aride! La vallée, au contraire, est partout luxuriante de verdure. A droite, sous de hauts

peuplierSy mes yeux s'arrêtent sur une vieille gentilhommière à pignon, flanquée d'une tourelle. On y arrive par une avenue he^ beuse qui témoigne de la rusticité des goûts du locataire ; ici, 0 faut marcher en sabots. Plus loin, sur le versant du mont d'Aspeigty est campé le hameau de Gère ; un vieux castel à peu près raccommodé et ' certainement habité le domine. Au pied des monts LaurioUe et Bareille, tous deux atteignant dix-huit cents mètres, voici Louvie-Soubiron. Riche village où l'on exploite des carrières de marbre aussi fin que celui de Carrare. Il parait même que nos statues de la place de la Concorde sortent de Louvie; la matière en est irréprochable, et c'est dommage qu'on n'en puisse toujours dire autant de l'exécution.

Après Louvie-Soubiron, Béost, petit hameau, dont l'église romane est un monument historique. Béost a des maisonsdesxT^et XVI* siècles, conune toutes les bourgades de la vallée. La place est décorée d'une jolie fontaine. Je m'y arrête, écoutant une jeune Ossaloise qui puise de l'eau et qui chante.

Peu berduré j*ou in*en entré...

La mélodie est très douce; la fille à la jupe rouge n'est pas fa* rouche : La belle enfant, voulez-vous m'apprendre cette chanson?

Mais « la douce bergerette, fresque comme la rousette », n'entend pas un mot de français. J'ai recueilli la chanson d'une autre bouche, moins fraîche, celle d'un habitant de Laruns, et la voici :

Je suis entré par le verger; J'y ai trouvé trois fleurs; Je les ai cueillies et liées Pour les envoyer à mon ami.

Mais à qui confierai-je ce message?

A Thirondelle ou à Tépervier ?

L'hircfhdelle a la tête bien légère Et Tépervier est menteur.

J'irai donc moi-même , Et j'aurai un baiser.

Là VALLÉE d'OSSAU, ARUDY, LOUVIK, LARUNS. 373

Le même montagnard obligeant m'a dit une autre chanson, il m'en a même écrit l'accompagnement, car c'est un compagnon bien doué, artiste et érudit en toutes choses un peu. Cette deuxième composition est bien différente de la première ; ce n'est plus la fanfare coquette sur les lèvres de l'amoureuse , c'est la note mélancolique dans la bouche de l'amoureux berné. La musique, d'ailleurs, n'en a rien d'original, et je me borne à en transcrire les paroles, suivant le texte béarnais d'abord.

Il peut paraître intéressant de le comparer au texte français.

Plus de cent cops tey dit Marie Que per tu mouré chi d'amou Que per tu plourie tout lou die Que per tit soy deus la doulou Louein de plagné ma pêne Ney nés nade attention Et cheus brigue de gène Railles moun afTlictiou.

Au loc d*escouta la tendresse.

Qui moun co Tbouléré pourta; Au loc d'abé drin de féblesse, Ënbers jou qui't bouytan ayma Nou hès cruelle bille Qu*aluga moun ardou; Moun praûbé co se grille Au miey deû houeo d'amou.

8i tu ooumprénès la soufTrence QuHm causes despuch ta loungtemps Noun aûres tan d'endifférenoe Harés cessa lous mes turmens.

yii LES PYflBN]^K^.

De grâce sies aymable, Ajes pitiat de jou.

Sies drin charitable Enbers toun aymadou.

Je t'ai dit plus de cent fois, Marie,— que je mourais d'amour pour toi; — que pour toi je pleurais tout le jour; — que pour toi j'étais dans la douleur. — Loin de me plaindre» ^ tu dédaignes mon amour, — -et sans aucune gène ta feo railles.

Au lieu d'écouter la tendresse que mon cœur a pour toi, ^ au lieu d'avoir un peu de penchant pour moi, — tu ne fais, cruelle fille, qu'attiser mon ardeur.— Mon pauvre cœur brûle au milieu de ce feu d'amour.

Si tu comprenais la souffrance — que tu me causes depuis si longtemps, — tu n'aurais pas tant d'indifférence, — tu ferai s cesser ^qus mes tourments. — De grâce, sois aimable, - aie pitié de moi, — et sois un peu charitable envers ton amant.

Enfin, j'ai appris aussi à Laruns la chanson de Vours.

LarunSy je Tai déjà dit, a un tctfvitojre immense, dont près de 6,000 hectares en forêt. C'est là, phis qu'à Bielle encore, et même qu'à Assouste, village situé plus prè^ de3 Eaux-Bonnes, au flanc de la « Montagne verte », que se produisent les grands chasseurs. Blazy et Eschot étaient de Laruns; le fameux Courdé, qui tua soixante ours environ et finit par périr sous les griiïés d'un de ces fauves, était d' Assouste. Les accidents, dans ces chasses, ne sont point rares; le vieux Berge ajuste un ours dressé sur une pointe de rocher au-dessus de lui ; la bête tombe, mais l'atteint au passage en roulant vers Fabîme , lui emporte une livre de chair, — et, pour tout dire, la fesse droite. lien demeura misérablement boiteux, mais n'en retourna p^^ moÂnç.àraffiit.

LA VALLÉE D'OSSAU, ARUDY, LOUVIE, LARUNS. 377

Si j'écrivais sur le ton inimitable d'Alexandre Dumas, dans ses Impressions de voyage, je dirais que j'ai fait une chasse à l'ours, et je la raconterais. Il n'est pas donné à tout le monde de cultiver la gasconnade avec la bonne grâce et la verve du maître. J'avoue donc n'avoir point chassé le monstre, mais j'ai entendu le récit de ces chasses de la bouche d'un compagnon d'Eschot et de Blazy. La dernière à laquelle il prit part passa pour l'une des plus heureuses que ces hardis compagnons eussent faites. L'ours fut surpris, ce qui est rare. Il bâillait au soleil, assis sur une plaque de neige, quand il reçut une première balle, et brusquement il se dressa. Le plomb avait dû l'atteindre au museau, car il poussa un grognement furieux, qu'un jet de sang accompagna. II mesurait des yeux la distance qui le séparait de l'ennemi, dont il avait deviné la retraite ; mais entre lui et le fourré sous lequel les chasseurs se cachaient, s'ouvrait un ravin trop large pour que, même d'un de ses bonds prodigieux, il pût le franchir. L'ours prit le parti de la retraite, et reçut, en ce moment, la deuxième balle qui le tua.

Les chasseurs, qui viennent d'abattre une si riche proie, fabriquent en hâte un brancard avec des branches de sapin , et portent comme ils peuvent leur énorme gibier jusqu'aux Eaux- • Chaudes. — C'est surtout dans la région qui s'élève au-dessus de cette station thermale, que l'ours est commun; on le trouve dans la forêt de Gabas et sur les hayts versants des pics boisés qui avoisinent le grand mont d'Ossau. — Celui-ci avait été chassé dans les sapinières de Sesques.

Aux Eaux-Chaudes, les vainqueurs se procurent aisément un chariot. On y place la victime, tout enguirlandée et enrubannée, on la coiffe d'un berret de montagnard, on s'amuse à lui donner une façon de posture humaine. Dans cet équipage, on descend vers Laruns ; le peuple entier du canton, averti déjà, est accouru ; et rien ne peut donner l'idée de l'entrée triomphale que l'on prépare aux chasseurs. Le cortège s'avance, précédé par les

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jeunes gens qui vont dansant et poussant des cris joyeux. Soudain la chanson de l'ours éclate.

On Ta blessé l on Ta tué! — Qui? — L*ours — Le roi d'Ayous de Magnebit*.— H se pvOTaenail par le Uourcq K — Mais Blasy qui le guettait Ta abattu.

^u^ un ohariolj bien garrotté, on Ta promené en triomphe. — Les eoif^ots (in, village'» heureux, crient sur son passage : Voilà! voilà Tours!

On Ta d*abord conduit chez le maire, qui a donné deux beaux écus— peatêtf^. dava^t%ge — fier de récpmpenser le courage de nos cllasseurs.

Dans la forêt, un autre a été signalé — on a décrit s« tournure.— Mais s il veut livrer la bataille, on lui réglera son compte avant la fin de juin.

Lq maire a dit aux conseillers : Celui-ot peut-être est un peu petit.— Mais si Ton pr^4 l(^.piu8 gran(}v, ViflP^^\^t^' Nçua ci^ublerons la prime — c'est notre devoir.

Laruns est plus qu'un bourg : deux mille cinq cents habitants; c'est presque une vUIq. C'est, à coup sûr, un endroit très qualifié, le plus en vue dans. l^Q^^^ois, une m^alère de capitale à présent, comme autrefois Bjisjyia. L'entrée en ^st trèa frappante ; ensuit d'abord une rue assez étroite, bordée de vieilles maisons, secrètement tremblantes sans doute, car un avia îm.priraé du maire recommande aux voitures d'aller au pas. A l'extrémité de cette rue, s'ouvre une place très vaste, dans un superbe encadrement de montagnes. Mais ce cadre gigantesque est heureusement assez éloigné, il ne surplombe pas^ il n'étouffe point ; on jouit de l'air libre et d'upe vive, lumière. La place est moderne, décorée d'une jolie fontaine; la pluB^yr^ des, mj^i^ons^ wrmontées de grands toits pointus, sont pittoresques ; plus loia est le bâtiment de la halle SQua de:gr^ndes apc^des. A droite, ^ns une autre rue grio^Ant sujT une pente, on achèye de oon^i^re une église qm va rem* placer ux\ vieux sanctuaire croulant. Vous pouve^^ JU09P pv ^ dessin (jie la porte que nous mettons sa43 vo3. ï€^^ 91 «^oioau-

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