‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpuscules (volume 2)Chapitre 79 sur 196 · J. STARK · texte numérisé non relu

J. STARK

positive d'un tube à courant lumineux. Dans tous les cas j'ai obtenu un seul et même spectre, le spectre bien connu de raies du mercure. L'intensité des radiations à courte longueur d'onde étail d'autant plus grande, vis-à-vis de celle des radiations à grandes longueurs d'onde, que la température moyenne de la région observée était plu> élevée; mais le nombre et la position des raies étaient toujours les mêmes. Au point de vue électrique, dans les parties correspondantes, les électrons-ions négatifs qui ionisent le gaz par leur choc avaient en effet une vitesse qui ne dépassait guère 6 volts (voir plus haut. Mémoire I).

Les électrons-ions possèdent au contraire une vitesse bien plus grande dans la couche lumineuse négative d'un courant lumineux: la vitesse des rayons cathodiques primaires y est en effet supérieure à 3oo volts; il se peut alors qu'un électron-ion ionisant puisse effectuer le travail de séparation non seulement d'un premier électron mais d'un second. La spectrophotographie de la couche négative lumineuse dans la vapeur de mercure montre en effet, avec le premier spectre de raies habituel, un second spectre de raies nouveau. I^a température moyenne de la vapeur dans cette couche négative était cependant inférieure ici à celle de l'arc qui ne donne dans toutes ses parties que le premier spectre (VI).

§ 8. ^ La laaur électrique des gaz n*obéit pas à la loi de Kirchhoff.

Ceciestfacile à établir par une simple considération théorique. Cette loi repose en effet sur cette hypothèse qu'il y a équilibre thermodynamique entre le mouvement thermique des particules du corps rayonnant et du rayonnement lui-même. En d'autres termes, que le corps rayonnant soit momentanément limité par une paroi qui est parfaitement réfléchissante, non perméable à l'énergie et n'a par conséquent, aucune relation énergétique avec ce qui l'entoure; immédiatement après la limitation l'état cinétique moléculaire du corps et son rayonnement ne doivent pas changer pour que celui-ci soit exclusivement thermodynamique; dans le cas d'un gaz la répartition des vitesses doit donc présenter un maximum d'entropie ou de probabilité satisfaisant donc à la loi de Maxwell-Boltzmann. Or cette condition n'est pas remplie dans un gaz traversé par un courant; car nous devons considérer celui-ci comme un mélange de deux gaz, un gaz formé de particules neutres, et un autre formé d'ions mis en mouvement par Télectricité ; il y a constamment passage d'énergie de celui-ci à

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