Expériences sur les rayons cathodiques
Afin de pouvoir comparer les rayons cathodiques et les « strahlen » sous des conditions voisines, on a mesuré avec un même tube, pour les deux sortes de rayons, la quantité d'électri Ténergie transportées. On a varié comme ci-dessus la nature cathode et du gaz.
Les expériences suivantes oui été faites avec le tube de la fi{ Pour l'étude des rayons cathodi(|ues, l'anode (H-) et le diaphra étaient mis au sol. Pour mesurer la quantité d'électricité reç l'électrode RH, on la reliai l au sol à travers un galvanomèt tension était mesurée à la cathode ( — ). L'électrode Kn restait Pour l'observation des « kanalstrahlen », c'est la cathode ( — ) q\ mise à la terre. La tension était lue à l'anode comme dans la p L'électrode KH et le diaphragme D restaient isolés.
Suivent les tableaux nuiucriques représentant les expériences.
Connue cela avait déjà lieu pour les w kanalstrahlen », on c« que les débits, pour uiu' ralhode déterminée, sont indépendi gaz rcnferiué dans le tube: par contre l'énergie est variable, < on peut s'y attendre, puistju'ellc dépend non seulement des m mais encore des quantités de mouvement.
En admettant la valeur du rapport — donnée par iM. Kai
^1,86. lo"^, on peut calculer la vitesse par la formule
En substituant les valeurs numéricpies trouvées pour une c d aluminium dans I air, il \ient
Celle valeur est du nuMue ordre de grandeur que celle doni M. V\ieu, bien que 4 f^>iî» plus faible.
LE MÊCAMSMK DES RAYONS CATHODIQIKS ET DES " K WALSTR \HLEN ». '23 1
Mes eipériences ne ine pennellaienl de délerininer ni e, ni /w, ni i^ rapport — ; j'ai donc dû me référer aux résultats acquis par d'autres
méthodes. En prenant pour — la valeur fournie par l'éiectroijse,
J oljienais une vitesse luuo fois plus faible que la vitesse déduite des "ïesiires de déviation magnétique. Dans l'hypothèse d'une projection d ions H, la vitesse était cent fois trop faible.
Dans cette dernière hypothèse on arrive à ce résultat curieux, que '^•s valeurs de eVg dans la formule de Kaufinann sont presque idcn-
l'^jnes à celles des a^— V^ pour des ions H. Cet accord ne prouve pas
' idenliié des rayons cathodiques et des ions H, qui ne va pas sans tlîilicuhés, mais alors on est ramené à l'hypothèse de niicroions ou ^*' crépuscules,
Gonclasions.
A. — « KANAI.STRAIILEN ».
I. Lorsqu'on fait progressivement le vide en actionnant régulière-
inentla machine électrique, le moment où les « kanalstrahlen » appa-
i'ai6>eni ne dépend pas de la nature de la cathode (Al, Fe, Pt); par
contre, il dépend de la [)ression du gaz : il faut que les parcours
ïuoyens des différents gaz (H^, N-, CO"-') aient atteint la même valeur
< o'^^.j^i dans le cas de mes tubes) pour une distance de 4"" entre la
cathode et l'électrode qui recueille les charges. Ce point correspond
i* des pressions de o"'"*,2Gi, o""", i4i et o""",o54 de Hg. A ces près-
*ions le diamètre d'ensemble des molécules par centimètre cube est
i»Uî>Mle même, soit y\'Af\,
II- Ce point correspond aussi à un minimum de la différence de potentiel entre la cathode et l'anode.
III- Les u kanalstrahlen » commencent à se propagera partir du moment où les particules de métal pulvérisé possèdent une quantité de "louvement égale ou supérieure à celle du gaz ambiant.
*'• Les u kanalstrahlen » sont probablement des ions positifs arra- ^'^'*s à la cathode.
* • Leurs vitesses ^ ont été trouvées égales
Pour Al à 4^<' volls à 5,73. lo ( cm-sec- ') » Fe » 5'ioo » » 3,6 . lo" ( cm-sec-* » Pt » 535o » » 1 ,69. lo"^ ( cm-sec-* ).
L La masse transportée par les a kanalstrahlen » n'est pas suscep-
33a PACL EWEKS. — LE MÉCANISME DES RATONS CATHODIOITES. ETC.
tible d'être mise directement en évidence, car le transport de i"*f dans les conditions où l'on a opéré, prendrait 288 heures.
Vil. Les a kanalstrahlen » restituent, sous forme de chaleur. »Je ii à 18 pour 100 de Ténergie fournie au tube.