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SUR UNE FORME NON ÉTUDIÉE DE RAYONS CATHODIQUES

sortenl des ouvertures d'une cathode plate convergent vers son axe et leur convergence augmente avec le vide. lis se coupent (pour des plaques d'environ 2^"^ de diamètre) à moins de i*^"* de la cathode et ce point d'intersection peut m(^me s'approcher à 3*^"' pour de grandes rart'faclions. Les faisceaux convergent d'autant plus vers l'aT.e que 1 ouverture correspondante est plus éloignée de celui-ci. On suppose <lans tout cela que Taxe de la cathode coïncide avec celui du tube. Les faisceaux voisins de l'axe sont normaux à la plaque.

\u moins dans le cas de trous ayant la forme de cylindres de révo-

'utioD et autant qu'on peut en juger sans mesure précise, la direction

"es rayons jaunes obéit à la règle suivante : l'axe d'un faisceau jaune

*>l exactement le même que celui d'un faisceau bleu qui partirait de

'3 face antérieure de la cathode, supposée pleine, dans le sens opposé,

^^ ayant pour origine le centre de l'ouverture considérée.

Ceci s'accorde avec ce qu'on a dit plus haut de cette direction, •''iâis on sait aussi que la direction des rayons bleus émanés d'une ^^ihode dépend de la courbure de sa surface; il en résulte que la di- ''^ciion des rayons jaunes s'échappant des ouvertures par la face postérieure dépendra de la forme de la surface antérieure de la ca- "lode. Cela se confirme d'ailleurs dans la pratique : en laissant con- ^^ante la forme de la face postérieure et en modifiant la face antérieure ^n obtient des rayons jaunes dont la direction varie suivant la règle ^'^diquée. En formant la cathode d'une plaque épaisse taillée en ca- '<^»lle sphérique concave sur la face antérieure et plane de l'autre côté, *^s rayons émanés en avant sont convergents, mais les faisceaux jaunes S'tués en arrière sont divergents.

8i l'on perce les canaux dans la plaque obliquement et non plus 'Normalement, la direction des rayons jaunes ne change pas. Mais par contre leur intensité lumineuse diminue quand l'obliquité aug- '*icnte et ils deviennent invisibles quand l'ouverture découpée sur une ^àce projetée sur la face opposée n'a plus de partie commune avec 1 Ouverture découpée sur celle-ci.

En raréfiant suffisamment le gaz les rayons jaunes s'allongent beauc*^>up et forment de hautes gerbes lumineuses qui ne s'arrêtent qu'à la P^roi du tube. Des tubes de 4^*^™ ont pu être éclairés dans toute leur loo}i[ueur.

Aux pressions très faibles la face postérieure de la cathode ne laisse P*^*is échapper de faisceaux de toutes les ouvertures, mais le rayonû^^iuent se limite de plus en plus aux trous voisins du milieu de la Plaque. Si l'on observe alors la face antérieure de la cathode, on voit

^4^ GOLDSTKIN.

que la première couche de lumière cathodique ne couvre plus toute sa surface; les seuls canaux laissant échapper en arrière des faisceaux jaunes sont ceux liont l* ouverture antérieure est couverte par cette première couche.

La couleur des rayons que nous avons désignés jusqu^à présent comme « jaunes » varie avec la nature du gaz qui entoure la cathode. Les rayons sont aussi jaune d'or dans l'azote, dont Finfluence est d'ailleurs prépondérante dans les phénomènes lumineui observés dans l'air; ils sont roses dans l'hydrogène, rose orangé dans l'oxygène, gris verdâtre dans le gaz carbonique. Ces couleurs sont très différentes de celles que présente la partie principale de la lumière cathodique, c'est-à-dire la troisième couche. Celle-ci est en effet, suivant les cas, bleu violacé (Az), blanchâtre (H), grise ou jaunâtre (O), bleu ciel (CO^). Par contre, on n'observe que peu de différence entre la teinte des rayons émanés derrière la cathode et celle de la première couche de la lumière cathodique pour le gai correspondant. Nous ne pouvons d'ailleurs pas nous attendre à trouver une similitude complète puisque nous ne pouvons juger de cette dernière teinte (celle de la première couche) qu'en l'examinant à travers l'espace coloré déjà autrement par la seconde couche.

L'analyse spectrale montre, dans tous les cas observés, que les rayons postérieurs correspondent au même gaz que le reste de la lumière cathodique; mais le spectre de ces rayons présente des différences caractéristiques, au moins pour l'intensité relative des différentes parties du s[)ectre. La diflérence est surtout marquée pour r<)\ygène. Sa lumière ralliodique donne, comme Ta montré Schusler, un s[)eclre de bandes et deux speclres de raies, l'un de quatre raie?, l'autre d'un nombre beaucoup plus grand (^^ ' ). Or la troisième couche de la lumière calhodique fournit le spectre de bandes, tandis que les rayons postérieurs à la cathode donnent le spectre pur des quatre raies. Ce dernier est d'ailleurs fourni aussi par la première couche de la lumière cathodique. Dans les autres gaz on observe le même failles rayons formés en arrière de la cathode présentent les uiémes caractères spectroscopiques que la première couche de lumière cathodi((ue.

(') La distiiM.lioii de ces deux spectres de raies est basée sur ce fait que certuinf> circoiislances peuvent rendre plus brillantes les raies de l'un d'eux, tandis que celle? de l'autre s'affaiblissent jusqu'à disparaître, et inversement.

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