‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpusculesChapitre 59 sur 108 · SUR UNK FORME NON ÉTUDIÉK DE RAYONS CATHODIQUES · texte numérisé non relu

SUR UNK FORME NON ÉTUDIÉK DE RAYONS CATHODIQUES

En attendant qu'on trouve un nom plus convenable pour ces rayons, [ue nous ne pouvons plus désigner par leur couleur en considérant DUS les gaz, nous les appellerons kanalstralilen.

La nature du métal de la cathode n'a aucune influence sensible sur la couleur ni sur le spectre du « kanalstralile ». Ils ont même aspect que la cathode soit en platine, en aluminium, en cuivre, en acier ou en laiton.

Les rayons cathodiques connus jusqu'ici produisent, comme on le sait, une très vive phosphorescence verte sur le verre, quand le vide est suffisant. Cette propriété manque presque complètement aux « kanalstrahlen ». Il faut une très grande attention pour distinguer la très faible lueur verte de la paroi de verre à l'endroit où viennent l'exciter les « kanalstrahlen » qui sont très brillants.

La plupart des métaux employés pour former la cathode s'usent, tandis qu'il se forme sur la surface du verre une sorte de miroir de métal ou d'oxyde. IMais cet eflet ne s'observe également que sur la face de la cathode qui émet les rayons ordinaires : la face postérieure, d'où partent les « kanalstrahlen », ne présente aucune trace de détérioration.

Lorsque la cathode (qui est formée d'une plaque d'environ o™"*, 5 d'épaisseur) est percée de canaux d'un diamètre supérieur à | de millimètre, si la densité du gaz est assez grande, la lumière cathodique ordinaire se forme aussi sur la face postérieure. Mais plus la raréfaction augmente, plus cette lumière s'aflaiblit pour ne laisser subsister enfin que les u kanalstrahlen ». Plus les canaux sont étroits, plus est forte la densité limite du gaz correspondant à la pureté des « kanalstrahlen ». Si le diamètre des canaux dépasse une certaine grandeur il se forme sur la face postérieure de la cathode, près des ouvertures, des toulVes de lumière en forme d'ellipsoïde, vivement éclairées, par suite de la formation desquelles les u kanalstrahlen » subissent une diminution d'éclat réelle ou apparente. Je ne parlerai pas ici de ce phénomène. Son apparition montre simplement l'impossibilité d'obtenir ainsi des faisceaux de « kanalstrahlen » d'une certaine épaisseur, c^inuie il eût été désirable d'en utiliser pour certaines recherches.

Mais l'expérience montre que, plus la cathode est épaisse, plus est ^nd le diamètre des canaux correspondant à Tapparition de cette ^ulfe ellipsoïdale. Au lieu d'augmenter l'épaisseur de la plaque, on peut donc essayer d'utiliser comme ouverture celle d'un tube cylindrique.

La figure 4 représente une cathode formée d'une plaque mince percée d'un trou d'environ 3'"'", 5 et surmontée d'un tube de métal

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