O GOLDSTEIN
de même diamètre, long de 2*"". Elle donne un faisceau de « kanalstrahlen » qui a déjà à sa sortie 3'"™, 5 de diamètre.
Ce faisceau unique est évidemment beaucoup plus commode pour certaines observations. Un corps opaque, un fil métallique par exemple, interposé sur le trajet de ce faisceau, forme une ombre aussi nellc que dans un faisceau divergent de rayons cathodiques bleus, l'espace situé au delà présentant une partie sombre limitée par deux lignes [)arfaitement droites.
Deux faisceaux de « kanalstrahlen » peuvent se croiser sans subir aucune déviation et sans se réunir en un seul. Cela montre que ces « kanalstralilen » ne peuvent être constitués par un bombarderaenlcle particules matérielles.
On sait que les rayons cathodiques ordinaires, bleus dans l'air, sont déviés et déformés par un champ magnétique : il suffit pour le voir d'approcher un petit aimant tenu à la main. Les « kanalstrahlen » au contraire n'ont montré ni changement de direction ni déformation appréciable, même sous l'influence du gros électro-aimant (excité par six Bunsens) de notre Institut de Physique.
Ici encore apparaît une relation entre les « kanalstrahlen » et la première couche de lumière cathodique : celle-ci en effet ne subit pas de déviation sous l'action d'un aimant, comme je l'ai montré par la dis|)Osition suivante.
Ln récipient cylindrique {Jig. 5) porte une tubulure latérale de C)"" à 7"" dont Taxe coïncide avec celui d'une cathode formée par une lame plate K non perforée. Pour un \ide suffisant les rajous cathodiques bleus emplissent toute la longueur delà tubulure. Si lou place alors le tube entre les deux pôles de l'électro-aimant, de façon que la cathode soit dans le plan axial, les rayons bleus s'enroulent en formant une couche de quelques millimètres d'épaisseur, débarrassant ainsi complètiîmenl la tubuluie : on voit alors que celle-ci est remplie par les rayons jaunes qui n ont pas été déviés par Taiinant.
En employant riiydrogène, la tubulure est de même colorée eu rose quand 1 aimant est excité.