‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpusculesChapitre 73 sur 108 · LA DBVIABILITB DES RAYONS DE BKCQUEREL ET LA MASSE DBS ÉLECTRONS · texte numérisé non relu

LA DBVIABILITB DES RAYONS DE BKCQUEREL ET LA MASSE DBS ÉLECTRONS

claires pour permettre une mesure des distances précise à environ j^ de centimètre (voir plus loin). Le renforcement par le sublimé et ['ammoniaque augmentait, il est vrai, les contrastes; cependant les pointés n'en étaient pas plus précis.

6. Mesures. — a. Dimensions de V appareil, — Pour les calculs théoriques ultérieurs, la connaissance des grandeurs suivantes était indispensable : la distance X\ de la source des rayons au diaphragme, x^ du diaphragme à la plaque, la hauteur h et Técart o des plateaux du condensateur; j?i, x^ et h furent évalués au moyen du compas et de la règle. Pour la mesure de 5, le couvercle B, avec le plateau Pj qui y est lié, fut placé horizontalement sur la table d'un microscope, et une lame de verre à faces planes et parallèles fut placée sur les pointes d'ivoire des vis F. Puis le microscope, au moyen du mouvement micrométrique, fut pointé d'abord sur la face inférieure de la lame de verre, puis sur P^, et, en multipliant le nombre de tours par le pas de la vis, évalué antérieurement, on obtint l'éloignement.

b. Mesure du potentiel. — Le potentiel de la batterie était lu à un électromètre de Braun allant de o à 3ooo volts, et dont l'échelle avait été étalonnée peu de temps avant par le procédé suivant : les groupes séparés de la batterie à haute tension étaient mesurés par un voltmètre de précision de Siemens et, ensuite, réunis en tension, étaient employés à la charge de l'électromètre. La tension de la batterie ainsi mesurée était multipliée par 4 (parce que 4 bouteilles de Leyde étaient employées) et donnait ainsi la tension de l'appareil produite par le multiplicateur. Comme contrôle du multiplicateur, celte tension était encore lue à un électromètre de Braun allant jusqu'à loooo volts, qui manifestait des différences de 5o à loo volts par rapport à la tension calculée; ces différences provenaient vraisemblablement d'erreurs d'étalonnage du second électromètre. Pour le calcul des résultats n'intervinrent naturellement que les données du premier électromètre étalonné.

c. Mesure du champ magnétique. — Un court fragment de tube débonite de i*^",7 de diamètre était recouvert avec 20 spires de fil de cuivre isolé, et suspendu à un fil de laiton de 40'"" de longueur et <>'",o4 de diamètre, qui servait en même temps à l'entrée du courant. La sortie avait lieu par une spirale cylindrique du même fil conduisant à la partie inférieure. Le tout se trouvait dans un tube de verre, muni ^ une fenêtre pour l'observation du miroir fixé au système oscillant ^Untouré d'une enveloppe de feuilles d'étain reliée à la ten^e pour S. P. 19

assurer la protection contre les troubles électrostatiques. La bobine oscillante était placée dans la partie du champ à mesurer et un courant d'intensité convenable la traversait. La déviation totale obtenue par renversement du courant de la bobine donnait une mesure de rintensité du champ. Le champ fut évalué en plusieurs points le long de la trajectoire du rayon ; il ne se manifesta que de très faibles défauls d'homogénéité {voir plus loin). L'électro-aimant fut ensuite remplacé par une spire de dimensions exactement connues, et la déviation obtenue dans le champ connu de la spire fut déterminée.

Soit ^0 la déviation dans le champ H© de l'électro-aimant avec le

courant £0= nr dans la bobine oscillante, de même soit n la déviation dans le champ H de la spire avec le courant £ = — ; on a alors

Par un choix convenable de W©, W et H, on s'arrangeait pour que /i« et n ne fussent pas très diflerents.

d. Mesure de la plaque, — La plaque photographique était fixée dans une position verticale sur le chariot d'une machine à diviser, de o"*™, 5 de pas de vis, de façon que la direction de la déviation magnétique se dirigeait vers le haut. Pour l'observation, on se servait d'un microscope d'un très faible grossissement, dans le plan focal duquel se trouvait un réticule déplaçable micrométriquement dans le sens vertical. Comme il y a toujours dans le faisceau de rayons une portion qui n'est absolument pas déviable (peut-être des rayons de Ronl^en qui sont produits par les électrons dans le sel de radium même), Forigine des coordonnées se marque alors d'elle-même sur la plaque. Après avoir évalué la hauteur de ce point au moyen du micromètre oculaire, le réticule fut élevé d'une hauteur déterminée, et par le déplacement du chariot on mesura l'intervalle horizontal (la double déviation électrique). Les courbes ayant une certaine largeur, elles empiètent naturellement en partie l'une sur l'autre au voisinage du point zéro, c'est-à-dire pour les rayons les moins dcviables. Par suile, une mesure n'est possible qu'à partir du pont où les deux courbes paraissent se séparer. Le micromètre oculaire était étalonné par pointé sur une règle divisée. Les valeurs de la déviation électrique désignées dans les résultats {voir plus loin) par j^^o sont chaque foi? les moyennes de dix mesures, qui diflèrent entre elles au maximum d'environ o"",oo5.

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