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MOT 7, D

Tire V

Fièvre jaune.

Art. 182. — Il est recommandé aux pays intéressés de modifier leurs règlements sanitaires de manière à les mettre en rapport avec les données actuelles de la science sur le mode de transmission de la fièvre jaune, et surtout sur le rôle des moustiques comme véhicule des germes de la

maladie.

Un aperçu général sur le mode de transnussion de la maladie est nécessaire pour pouvoir baser une prophylaxie sur des données scientifiques.

Nous savons actuellement que l’agent pathogène de la fièvre jaune, encore inconnu, se transmet par la piqûre de certains moustiques.

Le moustique s’infecte en piquant un malade, mais ne devient dangereux que le douzième jour après s'être infecté.

Quant à l’homme, 1l ne peut infecter le moustique que pendant les trois premiers jours de son affecton. ;

Les linges et objets dont se sont servis les malades atteints de fièvre jaune ne sont pas contagieux.

Telles sont les données très générales sur lesquelles nous allons nous appuyer pour essayer d’établir une prophylaxie rationnelle de la fièvre jaune,

Supposons un navire parli d'une région contaminée. De deux choses l’une, ou il arrivera au port de débar-

ER" EPA quement sans avoir de malades, ou, au contraire, il en aura.

S'il y a des malades, ceux-ci doivent être immédiatement isolés dans un lazaret dont les fenêtres seront munies de grillages et les portes munies d'un tambour grillagé, de façon à empêcher la pénétration des moustiques dans l’intérieur de l'établissement.

Quant aux passagers et membres de l'équipage de ce navire, 1l est possible qu'ils soient en incubation, on devra donc les soumettre à une surveillance sanitaire de cinq jours (l’incubation variant entre deux et quatre jours). |

S1, pendant les cinq jours de surveillance, les indi vidus suspects viennent à être atteints de fièvre jaune, il faut immédiatement prendre les mesures que l'on prend à la Havane. Ces mesures consistent à envoyer au domicile du malade une équipe de « grillageurs » qui obturent immédiatement toutes les ouvertures de la chambre du malade avec du grillage très fin. Ces mesures ont donné à la Havane des résultats excellents.

Il ne suffit pas de prendre des mesures à l'égard des passagers el équipage, 1l faut également en prendre à l'égard de la cale et des marchandises.

On sait en effet que les cales contiennent souvent des moustiques par suite de la présence dans celles-ci de petites flaques d’eau qui suffisent à entretenir assez d'humidité pour permettre aux moustiques de vivre.

Puisque le navire vient d’un point contaminé, il se peut fort bien que ces moustiques soient infectés: 1l aut donc de toute nécessité désinfecter systématique”

ei

ment et là encore l'appareil Clayton pourra rendre de

grands services.

Si le navire, au lieu d'être infecté, est suspect ou in-

demne, puisqu'il vient d’une région contaminée, il sera prudent de soumettre les passagers el l'équipage à une surveillance sanitaire comme dans le cas précédent et

de détruire également les moustiques.

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